
Un caporal de la Légion étrangère française échappe aux dissidents des FARC en Colombie après quatre jours de marche
José Olger Melo Charry, caporal de la Légion étrangère française enlevé le 6 août dans le Nariño, a rejoint la sécurité à Policarpa après quatre jours d'évasion à travers les Andes.
Évasion de quatre jours dans les Andes
José Olger Melo Charry, un caporal de la Légion étrangère française originaire de Colombie, a échappé à ses ravisseurs guérilleros dissidents dans le sud-ouest de la Colombie après avoir passé près d'un mois en captivité. Le soldat, âgé de 34 à 35 ans, s'est échappé de ses gardiens le jeudi 3 septembre 2026 et a traversé à pied le relief accidenté des Andes dans le département de Nariño. Après quatre jours seul dans ce terrain, il a atteint un poste de police dans la municipalité de Policarpa vers 22h30 le samedi 5 septembre. Les responsables militaires colombiens ont noté que sa survie pendant la marche a été facilitée par sa formation militaire spécialisée à la Légion. Après son arrivée, les forces de sécurité ont placé le soldat sous protection immédiate contre d'éventuelles représailles de groupes armés opérant dans la région.
L'enlèvement d'août dans le Nariño
Melo Charry a été pris en otage le 6 août 2026 alors qu'il voyageait sur une route dans le Nariño, une zone du sud-ouest où sévissent des filières illégales d'exploitation minière et de trafic de stupéfiants. Il était arrivé en Colombie le 5 août, la veille de l'enlèvement, en permission de son unité militaire. Selon le ministère français de la Défense, le caporal avait l'autorisation de rester en France métropolitaine pendant sa permission mais n'avait pas reçu l'autorisation de se rendre en Colombie. Une femme qui voyageait avec lui a également été capturée lors de l'embuscade initiale sur l'autoroute, mais l'unité guérillera l'a relâchée quelques heures plus tard. La Légion étrangère française opère comme une unité de combat d'élite de l'armée française, comptant environ 9 000 soldats de dizaines de nationalités sous commandement français.
Revendications des guérilleros et avertissements du gouvernement
L'Estado Mayor Central (EMC), la plus grande faction dissidente de l'ancienne Force armée révolutionnaire de Colombie (FARC) ayant rejeté l'accord de paix de 2016, a revendiqué l'enlèvement. L'organisation rebelle, commandée par le pseudonyme Iván Mordisco, a publié une déclaration publique rédigée en français pour confirmer qu'elle détenait le soldat.
Il est vivant, en parfaite santé, et a reçu des soins médicaux et de la nourriture adéquats.
Les commandants rebelles n'ont pas demandé de rançon financière en échange de sa libération. Le groupe a également adressé des avertissements directs au président colombien Abelardo De la Espriella, menaçant de répondre à toute tentative de sauvetage armé menée par les forces de sécurité de l'État. Les groupes armés en Colombie ont procédé à des milliers d'enlèvements au cours de six décennies de conflit pour obtenir des rançons ou exercer un levier politique.
Évaluation médicale et protection en cours
Dans la matinée du dimanche 6 septembre 2026, les forces militaires colombiennes ont transporté Melo Charry par hélicoptère d'El Ejido à un centre médical à Pasto, la capitale du Nariño. Le personnel hospitalier l'a placé sous observation pour effectuer des examens physiques et fournir un soutien psychologique, des membres de sa famille l'ayant rejoint dans l'établissement. Les enquêteurs en Colombie s'efforcent de déterminer les circonstances précises de l'évasion et d'identifier les membres du front Franco Benavides impliqués dans l'enlèvement. L'état-major des armées françaises a confirmé le lundi 7 septembre 2026 que le soldat est sain et sauf. Melo Charry reste sous haute sécurité à Pasto tandis que les responsables évaluent les mesures de protection pour ses proches vivant dans la région.
- Melo Charry arrive en Colombie en permission personnelle.
- Des guérilleros dissidents capturent Melo Charry et une compagne sur une autoroute dans le Nariño.
- Melo Charry s'échappe de ses ravisseurs et commence à marcher à travers les Andes.
- Melo Charry arrive à un poste de police dans la municipalité de Policarpa.
- Un hélicoptère militaire transfère le soldat d'El Ejido à un établissement médical à Pasto.
- Les militaires français et les autorités colombiennes confirment que le légionnaire est sain et sauf sous protection.


