En bref
Selon la police, l'homme de 73 ans a menacé de mettre le feu aux tentes du camp de protestation d'Aleja Szucha, où des personnes sont installées depuis plusieurs jours, et a proféré des menaces contre Tomasz Sakiewicz.
La police a identifié et localisé le suspect dans les heures qui ont suivi la plainte, puis l'a interpellé le jeudi 22 octobre à plus de 300 km de Varsovie.
Il est poursuivi au titre de l'article 190 § 1 du code pénal, qui prévoit une amende, une restriction de liberté ou jusqu'à trois ans d'emprisonnement, et a reconnu les faits lors de son audition.
Des groupes de droite, dont Droit et Justice, ont organisé la protestation, qui conteste la nomination forcée de nouveaux juges, après la prestation de serment de Maciej Berek en l'absence du président.
- 21 oct.Telewizja Republika diffuse l'enregistrement d'un appel menaçant sur sa ligne directe
- 22 oct.Le suspect est interpellé à plus de 300 km de Varsovie le jour où la plainte a été reçue
- 23 oct.La police annonce publiquement l'interpellation et les charges retenues
Une menace contre le camp de protestation
La police de Varsovie a interpellé un homme de 73 ans qui menaçait de mettre le feu aux tentes d'une manifestation à Aleja Szucha, devant le bâtiment du Tribunal constitutionnel. Selon la police, il a également proféré des menaces contre Tomasz Sakiewicz, patron de Telewizja Republika. Le camp de protestation est installé depuis plusieurs jours, des citoyens y restant sur place pour défendre le Tribunal contre ce que ses soutiens décrivent comme des tentatives de le déstabiliser. Selon niezalezna.pl, les participants ont répondu à la menace en rassemblant des extincteurs près des tentes. Les informations de Polsat News, de TVP Info et le communiqué de la police situent l'interpellation au jeudi 22 octobre.
Identification et interpellation
La police indique avoir identifié le suspect et déterminé où il se trouvait dans les heures qui ont suivi le dépôt de la plainte. Il a été retrouvé et interpellé le jour même à plus de 300 km de Varsovie, après avoir tenté de fuir, rapporte wpolityce.pl. L'affaire a été menée par les officiers de l'unité de la police de Varsovie chargée de la lutte contre les actes de terrorisme et les homicides, en lien avec les enquêteurs du service d'enquête de la police. Le communiqué précise :
« Il est soupçonné d'avoir commis une infraction prévue à l'article 190 § 1 du code pénal, relatif aux menaces. »
Cette disposition prévoit une amende, une restriction de liberté ou une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à trois ans, selon Polsat News. L'homme de 73 ans a reconnu les faits lors de son audition. La chronologie ci-dessous retrace la succession des événements rapportés à ce stade.
La manifestation à Aleja Szucha
Des groupes de droite, dont Droit et Justice, ont organisé les rassemblements devant le Tribunal, selon Polsat News. Les manifestants contestent ce que la chaîne présente comme la nomination forcée de nouveaux juges par le gouvernement actuel. Le conflit s'est durci après la prestation de serment de Maciej Berek comme juge, en l'absence du président. Pendant la manifestation, la police a interpellé Piotr W. après qu'il aurait agressé une policière participant à une intervention. Polsat News a également fait état d'échauffourées et d'insultes envers les policiers, y compris de la part de Telewizja Republika, qui couvrait les événements sur place.
La réponse des manifestants
Wpolityce.pl, favorable au camp, estime que ces menaces interviennent après plusieurs semaines de rhétorique enflammée autour des tribunaux. Le site affirme que les manifestants ne se laisseront pas intimider et resteront à Aleja Szucha. Telewizja Republika a diffusé mercredi 21 octobre l'enregistrement d'un appel sur sa ligne directe dans lequel l'interlocuteur menaçait les personnes présentes dans le camp et Tomasz Sakiewicz. Le camp, selon wpolityce.pl, reste en place.