
Un citoyen français arrêté après une intrusion dans le tunnel du métro de Varsovie, inculpé pour tentative d'attaque contre les infrastructures
Un citoyen français de 22 ans qui est entré dans un tunnel du métro de Varsovie mercredi matin a été placé en détention provisoire pour trois mois dans le cadre d'une enquête pour une possible attaque contre des infrastructures critiques. L'affaire a été transférée à la division militaire du parquet.
L'incident
Le 24 juin 2026, vers 7h00, les systèmes d'alarme du métro de Varsovie ont détecté une personne non autorisée dans le tunnel de la ligne M1 entre les stations Ursynów et Służew. Un citoyen français de 22 ans a été interpellé par des policiers du commissariat du district II de Varsovie alors qu'il sortait du tunnel à la station Służew.
Après 7h, nos systèmes d'alarme ont détecté une personne non autorisée dans les tunnels du métro entre les stations Ursynów et Służew. L'homme a été interpellé par une patrouille de police alors qu'il quittait les tunnels à la station Służew.
Perturbations matinales et première fouille
Les dix stations des sections Mokotów et Ursynów ont été immédiatement fermées. Le trafic ferroviaire a été suspendu pendant environ quatre heures pendant que la police fouillait les tunnels à la recherche de menaces pyrotechniques, chimiques et biologiques. Le détenu n'avait pas d'objets dangereux sur lui, était sobre, et un échantillon de sang a été prélevé pour des analyses toxicologiques. Les services de bus de remplacement étaient bondés car les usagers peinaient à rejoindre le centre-ville.
Deuxième inspection et dégâts
Plus tard dans l'après-midi, la police est rentrée dans les tunnels car le détenu avait refusé de coopérer et n'avait pas pu expliquer pourquoi il était entré dans la zone interdite. Cette fois, les agents ont découvert des dégâts sur le boîtier de protection du système de ventilation – une unité dite de prise et d'évacuation d'air (intake‑exhaust unit) – selon RMF FM. Aucun explosif ni arme n'a été trouvé lors des deux fouilles.
Enquête et accusations
Selon des informations non officielles du portail d'actualités Onet, le Français a été mis en examen à titre préliminaire en vertu de l'article 254a du code pénal polonais, qui criminalise les actes qui endommagent, détruisent ou rendent inutilisable tout élément d'une ligne de métro, provoquant une perturbation, avec une peine de six mois à huit ans de prison. L'homme a d'abord tenté d'expliquer ses actes mais a ensuite cessé de répondre aux questions, selon les enquêteurs.
Il ne voulait rien dire. Nous ne connaissons donc pas encore les raisons pour lesquelles il est entré dans le tunnel. Ce sera l'objet de notre enquête. Aucun objet dangereux n'a été trouvé sur l'homme.
Arrestation et transfert à la division militaire
Le 26 juin, le parquet de district de Varsovie a annoncé qu'un tribunal avait ordonné l'arrestation provisoire du citoyen français pour trois mois. L'affaire, initialement traitée par le parquet de district de Varsovie-Mokotów, a été reprise par la 8e division militaire du parquet de district de Varsovie. Un porte-parole du parquet a confirmé la procédure en cours mais a refusé de donner des détails.
Le citoyen français détenu a été arrêté provisoirement pour une durée de trois mois. À ce stade, en raison du bon déroulement de la procédure, nous ne fournissons aucune information supplémentaire sur son déroulement ou ses conclusions.
- Les systèmes d'alarme du métro détectent un intrus ; un citoyen français interpellé à la station Służew
- Le trafic reprend après quatre heures d'arrêt
- Une deuxième fouille policière découvre des dommages au système de ventilation ; le service est de nouveau interrompu
- Le tribunal approuve une arrestation de trois mois ; l'affaire est transférée à la 8e division militaire du parquet de district de Varsovie


