
Un animateur périscolaire parisien acquitté d'agressions sexuelles sur mineurs, condamné pour harcèlement de collègues
Un tribunal parisien a acquitté David G., accusé d’agressions sexuelles sur neuf enfants de maternelle, en raison d’un doute, mais l’a condamné pour harcèlement de deux collègues. Ce verdict, le premier procès public dans un scandale qui prend de l’ampleur, a suscité la colère des familles.
Le verdict
Le 7 juillet 2026, le tribunal correctionnel de Paris a acquitté David G., 36 ans, animateur périscolaire, d’agressions sexuelles sur neuf enfants âgés de 3 à 5 ans à l’école maternelle Alphonse-Baudin dans le 11e arrondissement. La cour a invoqué un « doute » et noté que les déclarations des enfants avaient pu être influencées par les questions des parents. Aucun adulte n’avait signalé avoir été témoin de gestes sexuels. En revanche, David G. a été reconnu coupable de harcèlement sexuel à l’encontre de deux collègues femmes et condamné à huit mois de prison avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans, d’une obligation de soins et d’une inscription au fichier des délinquants sexuels. Le parquet avait requis trois ans de prison, dont un an ferme.
Réactions
Le verdict a suscité la colère des familles présentes. « Bravo pour les enfants, beau spectacle, une mascarade », ont crié certains parents, plusieurs fondant en larmes. Une mère d’un garçon de trois ans a qualifié la décision de « très dure, incompréhensible », ajoutant que les enfants avaient parlé mais n’avaient pas été écoutés.
Il faudrait être un psychopathe pour faire ça.
David G. avait nié toute intention sexuelle pendant le procès, attribuant tout contact physique à de la « maladresse » due à un manque de formation.
Un scandale plus large
C’était le premier procès public depuis le scandale périscolaire parisien. Depuis début 2026, les procureurs ont ouvert des enquêtes dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une douzaine de crèches. Selon la ville, 132 animateurs ont été suspendus, dont 52 pour soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Le 17 juin, un autre animateur de l’école élémentaire Titon a également été acquitté, une décision que le parquet a fait appel.
- Les agressions présumées commencent à l’école maternelle Alphonse-Baudin
- David G. suspendu par la Ville de Paris suite à un signalement
- Premier procès public ; David G. nie tout geste à caractère sexuel
- Un autre animateur périscolaire acquitté dans une affaire distincte (le parquet fait appel)
- David G. acquitté d’agressions sexuelles sur mineurs, condamné pour harcèlement de collègues
Baisse des inscriptions en colonie de vacances
Au milieu du scandale, Paris a connu une forte baisse des inscriptions en colonie de vacances. La ville a signalé une baisse de 16 %, avec 2 000 enfants de moins inscrits par rapport à l’été 2025. Environ 16 000 enfants sont inscrits dans quelque 300 centres cette année, contre plus de 18 000.
Il n’est pas surprenant que les parents ne veuillent pas prendre le risque.
Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, a déclaré que les parents se méfient particulièrement des programmes d’été à temps plein où les enseignants habituels sont absents. L’adjointe à la maire Anne-Claire Boux a indiqué que les processus de recrutement ont été renforcés et que les parents recevront les noms des animateurs de chaque centre. Elle a souligné les efforts pour constituer des équipes bien préparées afin de soutenir tous les enfants, y compris ceux ayant des besoins particuliers.
- Été 2025
- 18000 enfants
- Été 2026
- 16000 enfants


