
Des procureurs français requièrent des poursuites pour acte de barbarie après l'agression d'une femme au spray enflammé à Marseille
Les procureurs français ont renvoyé un lycéen de 15 ans devant un juge d'instruction pour acte de barbarie après qu'il a projeté le jet enflammé d'une bombe aérosol au visage d'une passante lors de manifestations lycéennes à Marseille.
Une agression dans une rue de Marseille
Le 1er octobre 2026 au matin, une aide-soignante de 40 ans a été brûlée au visage lors de manifestations lycéennes près du lycée Colbert à Marseille. La victime se rendait acheter des courses pour une personne âgée dont elle s'occupait lorsqu'elle a rencontré un attroupement près d'un arrêt de transport public sur une place marseillaise. Un groupe de jeunes s'est emparé d'une barrière métallique et a tenté de briser l'abri de bus. La femme est intervenue, demandant au groupe pourquoi il dégradait des biens au lieu de manifester pacifiquement. Des membres de l'attroupement l'ont bousculée et ont maintenu la barrière tandis qu'une autre personne l'a saisie. Un adolescent masqué s'est alors avancé avec une bombe aérosol, a enflammé le jet à l'aide d'un briquet et a dirigé la flamme droit vers son visage. Les pompiers ont pris en charge la victime sur place, et elle a ensuite été soignée pour des brûlures au visage dans un centre médical local, les urgences voisines étant saturées.
Poursuites et détention
La scène a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. La police de Marseille a examiné les caméras de vidéosurveillance pour identifier le suspect, ce qui a conduit à son arrestation le vendredi 2 octobre 2026 dans l'après-midi. Le suspect de 15 ans est un élève de seconde inscrit en filière services à la personne au lycée Colbert. Il était jusqu'alors inconnu des services de police et de la justice. Après une première prolongation de 24 heures de sa garde à vue, les enquêteurs ont noté que l'adolescent reconnaissait les faits et exprimait des remords. L'enquête initiale portait sur des violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours, aggravées par l'usage d'une arme, le port d'un masque et le fait de viser un agent d'un service public. Le dimanche 4 octobre 2026, le procureur de Marseille a renvoyé le mineur devant un juge d'instruction en vue de sa mise en examen pour acte de barbarie, demandant son placement en détention provisoire.
- Une aide-soignante de 40 ans est attaquée avec un spray aérosol enflammé près du lycée Colbert à Marseille.
- La police arrête le suspect de 15 ans grâce aux images de vidéosurveillance, et la victime dépose plainte.
- La victime accorde un entretien télévisé où elle décrit les circonstances de l'agression et ses blessures.
- Le parquet renvoie le suspect marseillais pour acte de barbarie, et la police arrête un adolescent pour une agression à l'essence à La Ciotat.
- Des organisateurs appellent à des mobilisations et blocages lycéens en Mayenne.
Arrestation après une agression à l'essence à La Ciotat
Le parquet de Marseille a mené son enquête parallèlement à une autre agression grave signalée lors des mobilisations lycéennes dans les Bouches-du-Rhône. Le dimanche matin 4 octobre 2026, des policiers marseillais ont arrêté un lycéen de 16 ans de La Ciotat. La police a placé l'adolescent en garde à vue, soupçonné d'avoir versé de l'essence sur un enseignant de 59 ans et de l'avoir frappé lors d'un rassemblement devant un lycée local à La Ciotat. Les autorités régionales ont confirmé que le lycéen avait été placé en garde à vue à Marseille peu après les faits survenus aux abords de l'établissement.
Réactions nationales aux blocages de lycées
Les affrontements ont eu lieu lors de blocages et de manifestations lycéennes devant des établissements scolaires en France. Après le débat public sur les tactiques policières lors des blocages, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a démenti les affirmations selon lesquelles les forces de l'ordre auraient employé des mesures disproportionnées lors des interventions de maintien de l'ordre. D'autres mobilisations restent prévues dans le pays, dont un appel organisé à soutenir les blocages de lycées en Mayenne le 6 octobre 2026. Les procureurs et enquêteurs locaux à Marseille continuent d'analyser les enregistrements numériques pour évaluer d'autres actes de vandalisme et troubles à l'ordre public liés aux manifestations.

