Les nourrissons de sexe féminin examinés à un âge moyen de 106 jours présentaient un volume ovarien inférieur de 40 % et un volume utérin inférieur de 13 % après une exposition précoce, tandis que l'exposition tardive était liée à 23 % de follicules en moins.
L'utilisation maternelle avant la 17e semaine était corrélée à des niveaux plus faibles d'hormone anti-mullérienne, tandis qu'une cohorte distincte de 1 210 filles présentait des utérus et des ovaires plus petits jusqu'à l'adolescence.
Les 685 mères de l'étude Copana ont utilisé le médicament principalement pour les maux de tête et sont restées sous le plafond quotidien de 4 000 milligrammes.
Christian De Geyter de l'Hôpital universitaire de Bâle a écrit dans Human Reproduction Open que les recommandations cliniques pour l'utilisation du paracétamol pendant la grossesse doivent être révisées.
Des chercheurs dirigés par Margit Bistrup Fischer à l'Hôpital universitaire de Copenhague ont étudié l'impact de l'exposition prénatale au paracétamol sur le développement reproducteur féminin. L'étude, intitulée Copenhagen Analgesic Study ou Copana, a recruté 685 femmes enceintes au cours de leur premier trimestre entre mars 2020 et novembre 2022. Les mères participantes ont soumis des questionnaires détaillant leur consommation d'antidouleurs toutes les deux semaines, et des échantillons d'urine maternelle ont été collectés pour vérifier la présence du médicament. Après l'accouchement, des pédiatres spécialistes du Rigshospitalet ont évalué 302 filles nouveau-nées à un âge moyen de 106 jours. Les examens cliniques ont utilisé l'échographie abdominale et des analyses sanguines pour mesurer les structures reproductrices internes. Les examens ont révélé des différences anatomiques quantifiables entre les nourrissons exposés et les groupes témoins non exposés.
Les résultats ont révélé des différences de développement distinctes liées au stade gestationnel de l'exposition au médicament. La prise maternelle avant la 17e semaine de grossesse était associée à un volume ovarien inférieur de 40 % et à un volume utérin inférieur de 13 % chez les nourrissons de sexe féminin. L'exposition à partir de la 17e semaine correspondait à une diminution de 23 % des follicules ovariens, les structures anatomiques contenant les ovules immatures. Les filles exposées exclusivement au début de la fenêtre gestationnelle présentaient également des niveaux plus faibles d'hormone anti-mullérienne, un biomarqueur clinique de la réserve ovocytaire à vie. Les évaluations statistiques ont indiqué une relation dose-réponse, une utilisation plus importante de paracétamol étant corrélée à des réductions plus importantes du volume des organes et du nombre de follicules.
Données tirées du texte de l’article
Les femmes naissent avec leur réserve totale de cellules germinales et de follicules, qui diminue progressivement jusqu'à la ménopause. Pour évaluer si les différences structurelles observées persistent dans le temps, les chercheurs ont examiné un groupe longitudinal distinct de 1 210 filles suivies de la petite enfance à l'adolescence. Dans cette cohorte, la consommation maternelle de paracétamol était associée à une taille utérine plus petite pendant la puberté et à un volume ovarien plus petit à l'adolescence. Les mères du groupe Copana ont consommé des quantités modestes d'antidouleur, et aucune n'a dépassé la limite quotidienne standard de 4 000 milligrammes. Le soulagement des maux de tête et des migraines était la raison la plus courante de consommation, suivie des douleurs musculo-squelettiques.
Données tirées du texte de l’article
Le paracétamol a servi d'antidouleur et d'antipyrétique de première ligne standard pour les patientes enceintes dans les recommandations médicales internationales. Alors que des études animales antérieures suggéraient que le médicament pouvait agir comme un perturbateur endocrinien et raccourcir la durée de vie reproductive, des preuves prospectives chez l'humain n'avaient pas encore été documentées. Les auteurs de l'étude ont noté que l'analyse reste observationnelle et ne prouve pas de causalité directe entre l'analgésique et de futurs troubles de la reproduction. Un suivi longitudinal supplémentaire est nécessaire pour déterminer si ces réductions de taille des organes affectent les taux de conception futurs ou accélèrent la ménopause. Dans un commentaire d'accompagnement publié dans Human Reproduction Open, Christian De Geyter de l'Hôpital universitaire de Bâle a déclaré que les recommandations concernant l'utilisation du paracétamol pendant la grossesse devraient être révisées.
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Une étude observationnelle danoise portant sur 685 femmes enceintes a révélé que les filles exposées au paracétamol in utero avaient des ovaires plus petits, des utérus plus petits et moins de follicules ovariens à l'âge de trois mois.
Texte IA fondé sur les articles de der Standard, Handelsblatt, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL et d’autres médias. Publié .