
Le chanteur RnB français Tsew the Kid mis en examen pour viol conjugal et violences
L'artiste franco-malgache, mis en examen en janvier, fait face à des accusations de cinq femmes, dont l'une affirme avoir été agressée sous l'emprise d'un hallucinogène.
Le chanteur RnB français Tsew the Kid, de son vrai nom Tsiry Ralaiarisedy, a été mis en examen en janvier à Paris pour viol conjugal contre trois femmes et violences contre une quatrième. Une cinquième femme a également déposé une plainte, mais l'artiste n'a pas encore été interrogé sur cette accusation. L'homme de 30 ans, né à Madagascar et basé en France, a connu la célébrité en 2019 avec son premier EP et le single à succès « Wouna ». Il reste sous contrôle judiciaire qui lui permet de poursuivre sa carrière musicale, et en juin il a sorti un nouveau titre intitulé « Laisse-moi t'aimer ».
Les accusations
Une accusatrice déclare qu'en décembre 2023, Tsew the Kid l'a pénétrée analement avec un objet alors qu'elle était sous l'emprise de la Salvia, une plante hallucinogène. Le chanteur a déclaré au juge d'instruction avoir agi comme un « gardien sobre et bienveillant » pour la femme intoxiquée. Une autre femme allègue qu'en 2020, alors qu'elle avait 18 ans et lui 24, il lui a imposé une pénétration vaginale. Après la rencontre, l'artiste lui a écrit une lettre dans laquelle il disait : « Je t'ai trahie, j'ai abusé de ta confiance, je n'ai pas su te comprendre et la première fois que nous avons eu des relations sexuelles, je réalise maintenant que ce n'était pas consenti. » Pourtant, lors de son interrogatoire, il a maintenu que la rencontre était consentie.
Je suis sûr à 100 % que c'était consenti à ce moment-là. Nous étions tous les deux d'accord, il y a eu des baisers.
Déni de l'artiste et statut juridique
Tout au long de la procédure, Tsew the Kid a contesté toutes les accusations. « Toutes les relations ont toujours été consenties et il n'y a jamais eu de violence », a-t-il déclaré lors de son interrogatoire, selon l'AFP. Le juge d'instruction a estimé qu'il existait des éléments graves et concordants pour poursuivre l'affaire. Le contrôle judiciaire du chanteur ne restreint pas ses activités professionnelles, et son compte Instagram, suivi par plus de 174 000 personnes, continue de promouvoir sa musique.
Schéma de contrôle
Les avocates des parties civiles, Emma Eliakim et Missiva Chermak Felonneau, ont déclaré que la multiplicité des accusations révèle un schéma.
Cette pluralité met en lumière un mécanisme de contrôle et de toute-puissance ciblant des femmes particulièrement vulnérables en raison de leur jeune âge ou de traumatismes antérieurs.
Elles ont ajouté que la procédure judiciaire envoie un signal aux autres victimes potentielles : « Si d'autres jeunes femmes se reconnaissent dans les faits dénoncés aujourd'hui, elles savent désormais que la justice est prête à les écouter. »
- Viol vaginal présumé d'une femme de 18 ans
- Pénétration anale présumée avec un objet alors que la victime était sous Salvia
- Tsew the Kid mis en examen à Paris
- Sortie du titre « Laisse-moi t'aimer »
La suite
L'enquête se poursuit et la plainte de la cinquième plaignante conduira probablement à de nouvelles auditions. La carrière de Tsew the Kid reste active, mais l'affaire jette une ombre sur son image publique. Le va-et-vient entre son aveu privé de « trahison » et ses dénégations publiques sera central à mesure que la procédure judiciaire avance.
