
Trump affirme que Zelensky est plus difficile à gérer que Poutine après l'effondrement de la trêve énergétique
La trêve énergétique que Donald Trump avait annoncée entre la Russie et l'Ukraine s'est effondrée en quelques jours. Le jeudi 15 octobre, il a déclaré à Newsmax que négocier avec Volodymyr Zelensky était plus difficile qu'avec Vladimir Poutine.
Une trêve qui n'a pas tenu
La trêve énergétique que Donald Trump avait annoncée entre la Russie et l'Ukraine s'est effondrée en quelques jours. Ses termes étaient flous, et Volodymyr Zelensky a affirmé ne pas en avoir été informé. Pendant plusieurs jours, l'Ukraine s'est abstenue de frapper les raffineries russes. Après une attaque russe sur Kyiv qui a endommagé une centrale de cogénération municipale, l'Ukraine a frappé la raffinerie de Riazan. Axios avait suggéré que la trêve ne portait que sur les attaques contre les raffineries, une lecture très défavorable à l'Ukraine, qui ne dispose plus que d'une raffinerie partiellement opérationnelle alors que la Russie en exploite tout un réseau.
Les critiques de Trump envers Zelensky
Interrogé par Newsmax le jeudi 15 octobre, Trump a déclaré que les discussions avec Zelensky étaient plus difficiles qu'avec Poutine et que Zelensky n'était pas un bon interlocuteur pour négocier. Il a affirmé que tant que Zelensky gouvernerait l'Ukraine, aucun accord pour mettre fin à la guerre ne serait conclu, et il a de nouveau suggéré que l'Ukraine organise une élection présidentielle. Les articles rappellent que le mandat de Zelensky a formellement expiré en mai 2024, mais qu'il a été prolongé en raison de la loi martiale, tout comme celui de la Rada suprême, le parlement ukrainien. Interrogé sur la fin de la guerre avant la fin de son propre mandat, Trump a répondu qu'elle devrait se terminer bientôt. Il a aussi dit que Zelensky prétend vouloir un accord mais que ce n'est pas vraiment le cas, et a admis ne pas être un grand admirateur de Zelensky.
Frappes sur les raffineries et prix du pétrole
Trump a déclaré que si Zelensky attaque de nouveau les raffineries, cela ne fait que faire monter les prix mondiaux du pétrole, qualifiant cela de scandale et affirmant que de nombreuses autres cibles existent. Il a souligné que le diesel produit dans les raffineries est nécessaire aux États-Unis et au monde entier. Zelensky avait annoncé dans un entretien au Financial Times que l'Ukraine reprenait ses attaques contre les raffineries russes. Les prix du pétrole ont commencé à augmenter après la guerre avec l'Iran, lancée par les États-Unis et Israël, le baril coûtant environ 70 dollars avant la guerre et atteignant près de 120 dollars après son déclenchement. Trump soutient depuis un certain temps que les frappes ukrainiennes sur les raffineries sont à l'origine de cette hausse.
Starshield et un sentiment de trahison
Le renseignement ukrainien a perdu l'usage du système américain de communications par satellite Starshield, la version militaire de Starlink, sur lequel il s'appuyait pour la reconnaissance presque depuis le début de la guerre. Le service a cessé de fonctionner sur les terminaux se déplaçant à plus de 160 km/h, ce qui le rendait inutilisable dans ces conditions. Elon Musk, d'abord accusé de l'avoir coupé, a affirmé n'y être pour rien car le gouvernement américain exploite désormais Starshield. Zelensky, en visite au Royaume-Uni à ce moment-là, a déclaré que l'Ukraine subirait d'autres pertes et que des gens mourraient, et lorsqu'on lui a demandé s'il se sentait trahi par Trump, il a répondu oui. Starshield a ensuite repris un fonctionnement normal, et la perturbation a été officiellement expliquée par des problèmes techniques.
Sanctions sur le diesel et loi Lindsey Graham
Dans la semaine précédant le 15 octobre, Trump a annoncé la levée des sanctions américaines sur les exportations de diesel russe, une mesure censée faire baisser les prix aux États-Unis. Son impact sur les prix des carburants devrait être minime, tandis que les revenus des ventes aideraient considérablement Poutine à financer la guerre. Cette décision entre en conflit avec une loi du Congrès de 2022 interdisant les importations de carburant russe, et avec une loi connue sous le nom de loi Lindsey Graham, que le président a signée quelques semaines plus tôt et qui prévoit de nouvelles sanctions.
