
Trump mise sur la pression économique plutôt que sur des frappes alors que les Gardiens iraniens jurent de maintenir le détroit d'Ormuz fermé
Le président Donald Trump a déclaré à Axios qu'il laisserait la pression économique monter contre l'Iran plutôt que d'ordonner de nouvelles frappes, alors que les Gardiens de la révolution ont insisté sur le fait que le détroit d'Ormuz resterait fermé jusqu'à ce que Washington accepte toutes les conditions de Téhéran.
Le ton mesuré de Trump
Le dimanche 9 août 2026, le président Donald Trump a indiqué qu'il était prêt à laisser la pression économique s'intensifier contre l'Iran, semblant reculer par rapport à l'ordre de nouvelles frappes militaires. Lors d'un bref échange téléphonique avec le média en ligne Axios, Trump a adopté un ton inhabituellement mesuré, notant que l'économie iranienne était « en très mauvais état » avec une inflation galopante et plus d'argent. Il n'a formulé aucune nouvelle menace de frappes, un changement par rapport à une semaine plus tôt, lorsqu'il avait lancé la dernière d'une série de menaces de frapper l'Iran durement avant de faire marche arrière et de dire qu'il espérait un accord rapide sur la réouverture du détroit d'Ormuz.
Nous restons silencieux. Nous ne négocions qu'à moitié avec eux. Nous observons simplement l'Iran, avec son inflation galopante et le fait qu'il n'a plus d'argent.
Trump a déclaré à Axios que les États-Unis ont imposé un blocus des ports iraniens depuis juillet, ce qui, selon lui, aggrave la crise économique en Iran. Il a également évoqué le risque que l'Iran ne soit plus en mesure de payer ses troupes. Il a exprimé sa confiance dans le fait que l'impasse se résoudrait d'elle-même sans nouvelle action militaire.
Ça va s'arranger. Ça s'arrange toujours. C'est comme une partie d'échecs.
Les conditions de l'Iran
Les Gardiens de la révolution ont insisté dimanche sur le fait que le détroit d'Ormuz restera fermé jusqu'à ce que Washington accepte « toutes » les conditions fixées par Téhéran, réduisant les espoirs d'un règlement rapide du conflit. Le puissant corps a décrit le détroit comme « un théâtre de guerre et non plus seulement une route maritime », selon l'Agence France-Presse. Le détroit est un passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Notre stratégie actuelle est de maintenir ce détroit fermé jusqu'à ce que l'ennemi accepte toutes nos conditions.
Les conditions énumérées par Téhéran samedi incluent : les États-Unis doivent mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression contre l'Iran et ses alliés, notamment au Yémen et en Irak ; lever le blocus des ports iraniens ; indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés par les hostilités ; lever les sanctions contre l'économie ; et débloquer sans conditions les avoirs iraniens gelés. Bon nombre de ces dispositions faisaient déjà partie de l'accord Iran-États-Unis signé en juin, censé ouvrir la voie à un règlement plus large.
Changement de priorité et signaux contradictoires
La réouverture du détroit d'Ormuz est devenue la priorité numéro un de Trump, loin devant les questions nucléaires et de missiles iraniens qui avaient été invoquées fin février pour justifier l'offensive israélo-américaine. Ces derniers jours, Trump avait promis à plusieurs reprises que les négociations progressaient bien et que la réouverture du détroit était imminente. Le détroit est un passage vital pour le commerce mondial des hydrocarbures.
L'écart entre l'optimisme de Trump et la position ferme de Téhéran s'est creusé. Alors que le président minimisait les demandes iraniennes dans son entretien avec Axios, la déclaration des Gardiens de la révolution dimanche a renforcé la position selon laquelle aucune concession partielle ne suffirait. Trump a multiplié les déclarations contradictoires tout au long du conflit, alternant entre menaces de force et expressions de confiance dans une issue diplomatique. Son approche se concentre désormais sur l'observation de la détérioration économique de l'Iran sous le blocus portuaire et les sanctions, sans émettre de nouvelles menaces militaires.
- Les questions nucléaires et de missiles iraniens invoquées pour justifier l'offensive israélo-américaine
- Accord Iran-États-Unis signé, destiné à ouvrir la voie à un règlement plus large
- Les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens
- Trump menace l'Iran de frappes, puis fait marche arrière, espérant un accord rapide sur le détroit
- Téhéran énumère les conditions pour la réouverture du détroit : fin de la guerre, levée du blocus, indemnisation de l'Iran, levée des sanctions, déblocage des avoirs
- Trump dit à Axios qu'il compte sur la pression économique ; les Gardiens de la révolution insistent pour que le détroit reste fermé jusqu'à ce que toutes les conditions soient remplies

