
Trump menace de frapper l'Iran « très fort ce soir » et de s'emparer des installations pétrolières de l'île de Kharg
Le président Donald Trump a annoncé jeudi que l'armée américaine allait attaquer l'Iran « très fort ce soir » et qu'elle entendait s'emparer de l'île de Kharg, le principal hub d'exportation pétrolière du pays, alors que les tensions au Moyen-Orient s'intensifient.
Escalade après la trêve
Une trêve fragile conclue en avril entre les États-Unis et l'Iran a été mise à rude épreuve cette semaine. Le dernier message de Donald Trump sur Truth Social constitue sa menace la plus grave depuis avant cette trêve, alors que les pourparlers de paix restent au point mort. Cette annonce fait suite à plusieurs jours d'échanges de frappes qui se sont intensifiés, impliquant à la fois les forces américaines et les proxies iraniens.
Le message de Trump sur Truth Social
Dans un message publié jeudi matin, Trump a écrit :
Il a ajouté :Les États-Unis vont frapper l'Iran (dont la marine, l'armée de l'air, les radars, la défense antiaérienne et toutes les autres formes de défense, ainsi que la majeure partie de ses capacités offensives, ont DISPARU !) TRÈS FORT CE SOIR.
À un moment donné dans un avenir pas si lointain, nous prendrons l'île de Kharg et d'autres points d'infrastructure pétrolière, et assumerons le contrôle total de leurs marchés pétrolier et gazier, un peu comme nous l'avons fait avec le Venezuela, ce qui fonctionne à merveille pour le Venezuela et les États-Unis d'Amérique.
L'île de Kharg dans le viseur
L'île de Kharg est le terminal pétrolier le plus important d'Iran, traitant la grande majorité des exportations de brut du pays. Trump a explicitement comparé la saisie prévue à l'opération américaine au Venezuela, suggérant une occupation à long terme visant à contrôler les flux d'hydrocarbures iraniens. Cette menace a immédiatement suscité des inquiétudes quant aux voies d'approvisionnement énergétique mondiales via le détroit d'Ormuz.
Le déclencheur : un Apache abattu
Le déclencheur immédiat a été l'abattage d'un hélicoptère Apache américain par un drone iranien mardi. Le drone n'a pas complètement explosé, permettant aux deux membres d'équipage de survivre. Depuis, les États-Unis ont lancé des frappes aériennes à l'intérieur de l'Iran, et les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué la responsabilité d'attaques de drones contre des bases américaines à Bahreïn et dans tout le Moyen-Orient, les qualifiant de représailles.
Cycle de représailles
Mercredi et jeudi, Washington et Téhéran ont échangé des attaques pendant deux jours consécutifs. Les Gardiens de la révolution iraniens ont décrit leur barrage de drones comme une « représaille ». Avec la dernière menace de Trump, le cycle de violence ne montre aucun signe d'apaisement, et la frappe américaine prévue ce soir devrait aggraver la crise.
- Un drone iranien abat un hélicoptère Apache américain dans le détroit d'Ormuz, sans faire de victimes.
- Les États-Unis lancent des frappes aériennes en Iran en réponse.
- Les Gardiens de la révolution iraniens revendiquent des frappes de drones contre des bases américaines à Bahreïn et dans la région.
- Trump publie sur Truth Social : les États-Unis attaqueront l'Iran « très fort ce soir » et prévoient de s'emparer de l'île de Kharg.


