
Trump ouvre le 250e anniversaire des États-Unis par un discours d'autosatisfaction, boycotté par les musiciens et marqué par une faible affluence
Le président Donald Trump a lancé deux semaines d'événements pour le 250e anniversaire des États-Unis par un discours sur le National Mall centré sur son bilan, après que plusieurs artistes invités se sont retirés en raison du ton partisan de l'événement.
Un lancement partisan
Le président Donald Trump a lancé les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis mercredi soir par un discours sur le National Mall qu'il a qualifié de « la fête d'anniversaire la plus inoubliable que tout pays ait jamais connue ». Plutôt qu'un hommage historique, le discours d'environ 30 minutes a livré une version condensée de son rhétorique de meeting de campagne habituelle, abordant la guerre en Iran, ses projets de construction à Washington, les restrictions sur les droits des personnes transgenres et les expulsions massives.
L'Amérique est de retour.
Avant que Trump ne monte sur scène, des membres du cabinet ont fait son éloge. Le secrétaire aux Transports Sean Duffy l'a qualifié de « plus grand président que ce pays ait eu depuis George Washington ». Des fanfares militaires ont joué et des avions de chasse ont survolé les lieux dans le cadre de ce qui était présenté comme une « cérémonie d'ouverture patriotique ». L'événement a attiré une foule que plusieurs médias ont décrite comme étant de l'ordre de plusieurs milliers de personnes, nettement inférieure aux attentes.
Des artistes se retirent
Trump avait promis « le plus grand rassemblement en direct de tous les temps » pour le lancement, mais plusieurs artistes ont annulé leur participation parce qu'ils jugeaient l'événement trop unilatéral sur le plan politique. Parmi ceux qui se sont retirés figuraient The Commodores, le chanteur de Poison Bret Michaels et Fabrice « Fab » Morvan. Leur absence a fait de Trump l'attraction principale par défaut pour une soirée initialement destinée à proposer des concerts gratuits.
- Trump prononce le discours d'ouverture sur le National Mall
- Début de la Great American State Fair
- 250e Jour de l'Indépendance avec le discours prévu de Trump et le feu d'artifice
- Élections de mi-mandat
Public et approbation
Les estimations de la foule allaient de 5 000 à 10 000 personnes, dont beaucoup portaient des casquettes MAGA et agitaient des drapeaux américains. Les médias ont décrit une réaction plus routinière qu'euphorique. Le discours a évité les sujets comme l'inflation, la stagnation des salaires, le coût du logement et le chômage de longue durée, malgré leur pertinence à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.
Les priorités du président dans son second mandat ne sont pas celles de la majorité de sa base électorale, et encore moins des autres Américains. Cela explique ses indices de popularité inhabituellement bas.
Contexte politique
Les indices de popularité de Trump restent bas, et les élections de mi-mandat de novembre s'annoncent comme un test pour les Républicains, qui détiennent des majorités très étroites à la Chambre et au Sénat. L'agenda du président a inclus la rénovation coûteuse du Reflecting Pool, la controversée réforme électorale Safe Act et une menace de veto de dernière minute contre une loi bipartisane sur le logement abordable. Des enquêtes internationales montrent également un déclin de la confiance dans la direction américaine, des analystes notant comment la communication stratégique de Washington amplifie les divisions sociétales en Europe.
Décision de la Cour suprême sur les expulsions
Par ailleurs, la Cour suprême s'est prononcée en faveur de la décision de l'administration de mettre fin au statut de protection temporaire pour environ 350 000 Haïtiens et 6 000 Syriens, autorisant ainsi les expulsions. La décision 6-3, rendue selon des lignes idéologiques, est intervenue le même jour que le début des célébrations anniversaires.
La suite
Les célébrations se poursuivent avec la Great American State Fair, qui débute jeudi et se déroulera jusqu'après le 4 juillet, jour de l'Indépendance. Le programme comprend des spectacles de rodéo, une course automobile à Washington, un feu d'artifice prévu comme le plus grand de l'histoire du pays et d'autres survols aériens. Trump a déjà annoncé sa propre apparition le 4 juillet, exhortant ses partisans à revenir célébrer avec lui.


