
Trump lance les festivités du 250e anniversaire des États-Unis avec un meeting de campagne, suscitant des accusations d'auto-célébration
Le président Donald Trump a ouvert dix jours de festivités pour le 250e anniversaire de l'indépendance américaine par un discours sur le National Mall, que les critiques jugent davantage consacré à son bilan qu'à la fondation de la nation.
Un lancement en meeting sur le National Mall
Le président Donald Trump a officiellement ouvert dix jours de festivités marquant le 250e anniversaire de l'indépendance américaine, mercredi soir 24 juin, par un discours sur le National Mall à Washington. L'événement, qui a débuté par la chanson « God Bless the USA » et s'est achevé par Trump dansant sur « YMCA », avait l'ambiance d'un meeting de campagne. Ses partisans arboraient les casquettes rouges du mouvement Make America Great Again, et le président a utilisé son slogan fétiche.
Le discours de Trump : « L'Amérique est de retour »
Plutôt que de s'attarder sur les principes de la Déclaration d'indépendance de 1776, Trump a consacré l'essentiel de son allocution à son propre bilan. « Je suis ravi de vous annoncer que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Aujourd'hui, nous sommes le pays le plus passionnant du monde », a-t-il déclaré, affirmant que son administration offrait « une victoire après l'autre au peuple américain ». Il a également promis de « restaurer la puissance de l'Amérique » et de « restaurer la gloire de l'Amérique », selon RFI.
Je suis ravi de vous annoncer que l'Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Aujourd'hui, nous sommes le pays le plus passionnant du monde.
Survole militaires et désistements d'artistes
La soirée a été marquée par des survols d'avions militaires, dont un bombardier B-2 et des chasseurs F-35, tandis que la musique était principalement assurée par l'orchestre du Corps des Marines. Un grand concert était initialement prévu, mais après une cascade d'artistes invités qui se sont retirés, Trump a décidé d'être lui-même la principale attraction. L'organisation des événements a été confiée à une fondation proche des Républicains, la même qui avait précédemment organisé des combats de MMA à la Maison-Blanche pour son anniversaire.
Accusations d'auto-célébration
Les critiques avaient prévenu pendant des mois que le 250e anniversaire serait transformé en célébration de Donald Trump. Plusieurs États ont refusé de participer, et de nombreux artistes se sont retirés en raison de la controverse. L'invitation finale, envoyée par SMS la veille, se lisait simplement : « L'Amérique est de retour ». Le discours n'a fait qu'une brève allusion au jalon historique, se concentrant plutôt sur les réalisations de Trump, de l'accord sur l'Iran à l'enlèvement du président vénézuélien, et ce qu'il a décrit comme une économie florissante.
Contexte politique et mécontentement populaire
Ce lancement intervient alors que les sondages montrent un mécontentement du public vis-à-vis de la politique économique de Trump avant les élections de mi-mandat. Les Démocrates misent sur les préoccupations liées au coût de la vie pour renforcer leurs chances de mettre fin au contrôle Républicain du Congrès. Une majorité d'Américains rejette également l'opération militaire contre l'Iran, que Trump a de nouveau saluée dans ses remarques. Les festivités doivent se poursuivre pendant dix jours dans la capitale, bien que les détails restent rares.


