
Trump confirme avoir appelé le président de la FIFA pour annuler un carton rouge américain, provoquant une tempête politique au Mondial
Le président américain a admis avoir demandé à Gianni Infantino de réexaminer la suspension de Folarin Balogun, mais a nié avoir dicté la décision. Celle-ci a suscité de vives critiques de la part de l'UEFA, de la Belgique et de l'ancien président de la FIFA Joseph Blatter.
L'incident
Le 1er juillet, l'attaquant américain Folarin Balogun a été expulsé à la 64e minute du huitième de finale face à la Bosnie-Herzégovine pour un tacle sur Tarik Muharemovic. L'arbitre Raphael Claus a brandi un carton rouge direct après un examen du VAR. La suspension signifiait que Balogun, meilleur buteur de l'équipe avec trois réalisations, manquerait le quart de finale contre la Belgique.
L'intervention de Trump
Le président Trump a confirmé le 6 juillet avoir appelé le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour demander un réexamen du carton rouge.
Trump a critiqué l'arbitre, le jugeant « un peu suspect », et a estimé que le ralenti utilisé par le VAR était injuste, ajoutant qu'il n'avait jamais réalisé que c'était un problème pertinent. Il a ensuite remercié la FIFA sur Truth Social d'avoir « réparé une grande injustice ».J'ai demandé un réexamen parce que je ne pensais pas que c'était une faute. Je ne leur ai pas dit quoi faire, je ne peux pas leur dire quoi faire.
La décision de la FIFA
Le 5 juillet, la FIFA a annoncé qu'elle levait la suspension d'un match de Balogun, invoquant son code disciplinaire. Le joueur a été placé en période probatoire d'un an ; toute infraction similaire réactiverait la suspension. Cette décision, rapportée par The Athletic et confirmée par la FIFA, est sans précédent dans l'histoire moderne de la Coupe du monde. Le seul cas comparable remonte à 1962, lorsque le Brésilien Garrincha avait été autorisé à jouer la finale après avoir été expulsé lors du match précédent.
- Balogun reçoit un carton rouge direct à la 64e minute contre la Bosnie-Herzégovine après un examen du VAR.
- La FIFA annonce la levée de la suspension ; Balogun est placé en période probatoire d'un an.
- Trump confirme avoir appelé Infantino pour demander un réexamen. Balogun est autorisé à jouer contre la Belgique en huitièmes de finale.
Les réactions
L'UEFA a accusé la FIFA d'avoir « franchi une ligne rouge », tandis que le ministre belge des Affaires étrangères a qualifié la décision d'incompréhensible. L'ancien président de la FIFA, Joseph Blatter, a écrit sur X :
Le commentateur portugais Luís Ribeiro a parlé de « la cerise sur le gâteau du désastre » et a rappelé les antécédents d'Infantino à flatter Trump, notamment en créant un prix en son honneur.Les cartons rouges ne s'annulent pas par des coups de fil politiques. Ils s'annulent par les règles, les preuves et des instances indépendantes. Le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique.
La suite
Balogun est désormais disponible pour le match du 6 juillet contre la Belgique. La Fédération belge de football a annoncé qu'elle ferait appel. La polémique a éclipsé le tournoi, les analystes remettant en question l'indépendance de la FIFA et l'intégrité de son processus disciplinaire.

