- Week-end des 17-18 octobre 2026Le service Starlink est rétabli et le partage de renseignements reprend, Zelensky remercie publiquement Trump
- Dans la nuit du 18 au 19 octobre 2026Des missiles balistiques et des drones russes frappent Kyiv et d'autres régions, endommageant plus de 10 installations énergétiques
- 19 oct.Zelensky affirme qu'aucune alerte n'est arrivée, tandis que Trump défend la suspension des sanctions
Trump défend la suspension des sanctions
Le président américain Donald Trump a déclaré le 19 octobre que la suspension d'une large part des sanctions contre la Russie, approuvées par le Congrès et censées entrer en vigueur ce jour-là, visait à maintenir Moscou à la table des négociations. Trump a également engagé la reprise des achats de diesel russe, une décision que Zelensky a vivement critiquée, y voyant une prise de parti en faveur de Moscou.
« Je négocie la paix entre la Russie et l'Ukraine, et je ne veux rien faire qui puisse éloigner la Russie de la table des négociations. »
Trump a rejeté ces critiques et les a renvoyées à Zelensky, qu'il a accusé de bloquer la fin de la guerre. Il a affirmé que les frappes de Zelensky contre des raffineries russes aggravent une pénurie mondiale de carburant et font monter les prix, et il a appelé à ce que Zelensky soit remplacé à la présidence de l'Ukraine.
« Zelensky ne veut pas mettre fin à cette guerre. Il aurait pu obtenir un meilleur accord il y a deux ans qu'il n'en obtiendra aujourd'hui. »
Intercepteurs, renseignements et Starlink
Le différend couve depuis environ une semaine. Zelensky a accusé Washington de ralentir le service satellite Starlink dont dépendent les forces ukrainiennes et d'avoir suspendu le partage de renseignements sur les lancements de missiles balistiques russes. Les deux problèmes semblaient résolus le week-end des 17-18 octobre, avec le rétablissement de Starlink et la reprise du partage de renseignements, ce qui avait conduit Zelensky à remercier publiquement Trump. Le 19 octobre, les problèmes étaient réapparus, et Zelensky a indiqué que la connexion commence à échouer lorsque les drones qui l'utilisent atteignent des vitesses de 130 à 161 kilomètres par heure.
Zelensky a également déclaré à Bloomberg que des intercepteurs Patriot déjà payés par des pays européens via le dispositif PURL coordonné par l'OTAN étaient retenus, et que Washington n'en avait approuvé qu'une partie. Il a précisé que les États-Unis fournissent désormais 12 intercepteurs Patriot par mois, soit environ un quart du nombre sous l'administration Biden, et a déclaré à des sénateurs américains qu'un lot attendait la signature du secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Il a ajouté que Washington avait rejeté une offre de Kyiv de suspendre les attaques contre des cibles de l'industrie pétrolière russe en échange de davantage de missiles Patriot, et que des mesures avaient été prises pour pousser l'Ukraine à capituler. Washington nie tout changement dans le partage de renseignements, et Marco Rubio, en déplacement en Ouzbékistan, a nié toute pause dans le partage de renseignements secrets.
Frappes nocturnes sur Kyiv, Kharkiv et Rivne
Les autorités ukrainiennes ont indiqué que les forces russes avaient tiré 16 missiles balistiques sur Kyiv et sa région, ainsi que des centaines de drones à travers le pays. L'attaque a endommagé des infrastructures énergétiques, des immeubles d'habitation, une école et une station de métro. Zelensky a écrit que plus de 10 installations énergétiques avaient été endommagées et qu'au moins 550 000 foyers avaient été privés d'électricité. SIC Notícias a rapporté qu'un immeuble d'habitation et une station de métro avaient été touchés à Kyiv et que des sous-stations électriques avaient été frappées à Rivne.
Le bilan humain évolue encore. SIC a fait état de dix morts, dont trois enfants, dans un parc de la deuxième ville du pays. Une compilation d'Observador situait l'attaque dans un parc de Kharkiv, avec six morts dont des enfants et 15 blessés graves, le bilan ayant été revu à la hausse au cours de la journée. Ces drones auraient été lancés près de la frontière russo-ukrainienne.
Le 19 octobre, le pape Léon XIV a appelé Zelensky, comme il avait appelé Poutine la semaine précédente, pour obtenir une trêve autour d'Olechky, dans la région de Kherson occupée par la Russie, afin de laisser passer nourriture, médicaments et blessés.
Des discussions sans Kyiv à la table
Le Wall Street Journal a rapporté que l'idée d'une rencontre entre Trump, Poutine et Xi Jinping sur la guerre, excluant Kyiv et ses alliés européens, venait de Poutine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que le sujet avait été évoqué lors du dernier appel téléphonique entre Poutine et Trump, le 9 octobre. Il a toutefois nié qu'une proposition concrète ait été faite ou que les trois dirigeants se soient entendus sur une rencontre.