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Diplomatie·-2 h

Trump signe un cessez-le-feu avec l'Iran, suscitant des accusations de capitulation américaine après une guerre qui a fait du surplace

Le mémorandum signé par Donald Trump et Masoud Pezeshkian met fin à quatre mois de guerre, mais ses conditions (allègement des sanctions, dégel des avoirs et fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars) sont considérées comme une humiliation pour Washington.

Une guerre n'ayant rien apporté

Les États-Unis et Israël ont lancé une offensive conjointe contre l'Iran le 28 février 2026, visant à détruire son programme nucléaire et à renverser le régime. Quatre mois plus tard, le mémorandum signé à Versailles ramène les deux parties au statu quo d'avant-guerre. Le détroit d'Ormuz, que l'Iran avait fermé en représailles, sera rouvert ; des milliers de vies ont été perdues, dont de nombreux civils, en Iran et au Liban.

Des concessions qui récompensent l'Iran

En échange de la réouverture du détroit, les États-Unis lèveront leur contre-blocus des ports iraniens, rétabliront les exportations de pétrole en levant les sanctions, et commenceront à restituer des avoirs gelés valant des milliards de dollars. Téhéran a également obtenu un engagement pour un fonds de reconstruction d'au moins 300 milliards de dollars. Le dossier nucléaire (le casus belli initial) est renvoyé à de futures négociations, sans exigence immédiate de démantèlement ou de vérification renforcée. Un projet autorise même l'Iran à envisager d'imposer des péages sur le trafic maritime à travers le détroit après 60 jours.

Le seul « résultat » du cessez-le-feu est la réouverture probable du détroit d'Ormuz — qui était déjà ouvert avant le début de la guerre. Et nous allons apparemment payer l'Iran pour cela.

Des ondes de choc politiques à Washington

L'accord a suscité de vives critiques dans les rangs républicains, avec des figures comme Mike Pence le dénonçant comme un apaisement pire que l'accord de l'ère Obama. Trump, lors d'une conférence de presse du G7 entouré de Marco Rubio et Scott Bessent, a passé 31 minutes à défendre le pacte, affirmant avoir tué le général Soleimani. Les analystes y ont vu une image de faiblesse, non de force. Avec les élections de mi-mandat approchant à l'automne, cette capitulation perçue pourrait nuire au parti du président.

Les objections d'Israël et le point chaud libanais

Israël n'est pas signataire mais est lié par l'accord. Le Premier ministre Netanyahu, qui avait convaincu Trump qu'une victoire rapide était possible, fait désormais face à un cessez-le-feu au Liban qu'il dit ne pas pouvoir accepter. Les responsables israéliens exigent une liberté d'action continue, créant une possible rupture avec Washington qui pourrait renforcer les durs à Téhéran opposés à tout accord.

Moments clés de l'ouverture de la guerre au mémorandum de cessez-le-feu
  1. Les États-Unis et Israël lancent des frappes aériennes sur l'Iran, ciblant des sites nucléaires et militaires.
  2. L'Iran riposte en fermant le détroit d'Ormuz et en frappant des bases américaines et des alliés du Golfe.
  3. Trump signe le mémorandum avec le président Pezeshkian à Versailles lors du sommet du G7, mettant fin aux hostilités.
  4. Les négociations reprennent à Genève pour finaliser les détails nucléaires et financiers de l'accord.
Washington · Téhéran · Genève · Versailles

8 sources

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