Trump accuse les houthis de faire monter les prix du pétrole avant les élections de mi-mandat aux États-Unis
Une frappe contre l'aéroport de Riyad, samedi 10 octobre, a tué au moins 13 personnes. Trump affirme désormais que les houthis cherchent à faire monter les prix du pétrole avant les élections de mi-mandat aux États-Unis.
Trump impute la hausse des prix du pétrole aux houthis
Le président Donald Trump a déclaré mardi 13 octobre que les miliciens houthis du Yémen cherchaient délibérément à faire monter les prix du pétrole avant les élections de mi-mandat du 3 novembre aux États-Unis. Dans un message publié sur Truth Social, il a soutenu que le groupe avait repris ses attaques sur instruction de l'Iran après une période d'accalmie relative qui avait suivi les frappes américaines au Yémen l'an dernier. Il a écrit avoir cru que les houthis avaient retenu la leçon après ces frappes, qu'il dit avoir interrompues à leur demande. Reuters rapporte que le groupe combat le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite depuis 2014 et contrôle de larges pans du Yémen. Son message s'ouvre sur un verdict sans détour :
Les houthis se comportent très mal.
La frappe contre l'aéroport de Riyad
Cette escalade fait suite à une série d'attaques houthies contre l'Arabie saoudite. Samedi 10 octobre, des frappes contre l'aéroport international King Khalid, à Riyad, ont tué au moins 13 personnes, blessé plus de 300 autres et contraint l'aéroport à fermer. La dpa l'a décrite comme l'attaque la plus meurtrière en Arabie saoudite depuis une dizaine d'années. Les forces gouvernementales yéménites avaient lancé début octobre une opération baptisée Aube du Yémen pour reprendre des zones tenues par les houthis, selon LBC. Les houthis ont affirmé qu'une installation pétrolière près de Sanaa avait été touchée lors de frappes de représailles saoudiennes, et avaient averti plus tôt qu'ils viseraient notamment l'aéroport de Riyad si l'Arabie saoudite mettait sa menace à exécution. Trump s'est entretenu mardi avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.
- Des frappes contre l'aéroport international King Khalid, à Riyad, tuent au moins 13 personnes et en blessent plus de 300
- Trump accuse les houthis de chercher à faire monter les prix du pétrole et promet qu'il n'oubliera jamais
- Erdoğan dit au prince héritier Mohammed ben Salmane que la Turquie se tient aux côtés de l'Arabie saoudite
La Turquie entre en jeu
Trump avait déclaré plus tôt mardi aux journalistes qu'il pourrait demander au président turc Recep Tayyip Erdoğan d'intervenir en soutien aux intérêts saoudiens, ajoutant qu'il pensait qu'Erdoğan ferait ce qu'il lui demanderait. Erdoğan avait déclaré après un conseil des ministres que la Turquie se tenait aux côtés de l'Arabie saoudite et de son peuple face à ce qu'il a qualifié d'attaques illégales et inhumaines. Il a ajouté que des travaux étaient en cours pour transmettre au Parlement dans les prochains jours l'Accord de défense commune de La Mecque, signé par la Turquie, le Pakistan et l'Arabie saoudite, afin d'achever sa ratification nationale. Le bureau de communication de la présidence a indiqué qu'Erdoğan avait dit au prince héritier Mohammed ben Salmane, lors d'un appel mardi, que la Turquie se tiendrait aux côtés de l'Arabie saoudite.
La Turquie se tient aux côtés de l'Arabie saoudite et de ses frères saoudiens face à des attaques illégales et inhumaines.
La suite
Le message de Trump indiquait aussi que quelqu'un devrait dire aux houthis qu'il n'est pas candidat, avant d'ajouter un avertissement appelé à durer après le scrutin.
Je serai là après les élections, et je n'oublierai jamais !
Au cours du week-end, Trump avait déclaré que Washington examinait la possibilité de se joindre aux frappes saoudiennes contre les houthis, mais il s'est jusqu'ici abstenu de nouvelles frappes aériennes américaines au Yémen. Des forces américaines sont stationnées sur une base aérienne en Arabie saoudite. Les forces américaines ont bombardé à plusieurs reprises des cibles houthies en 2024 et 2025, principalement pour protéger la navigation en mer Rouge, que le groupe a attaquée et parfois coulée ou détournée. La prochaine date citée dans la couverture est le scrutin de mi-mandat américain du 3 novembre.