
Trois jeunes placés en détention provisoire après le meurtre d'un adolescent à Kallithéa ; des versions contradictoires sur le couteau
Un jeune de 17 ans qui a avoué avoir mortellement poignardé un adolescent de 15 ans à Kallithéa le 24 juin a été placé en détention le 29 juin, ainsi que deux autres prévenus. Les trois autres prévenus ont été libérés sous conditions, tandis qu'un septième suspect hospitalisé attend une audience ultérieure.
Décision judiciaire du 29 juin
Trois jeunes ont été placés en détention provisoire après avoir comparu devant un juge d'instruction et un procureur, tandis que trois autres ont été libérés sous conditions. Le jeune de 17 ans qui avait avoué le coup de couteau a été considéré comme un risque de fuite et un danger pour la sécurité publique, et le tribunal a étendu le même traitement à deux co-prévenus qui ont nié toute implication dans l'affrontement fatal. Ces décisions ont suivi une journée de témoignages au cours de laquelle les six détenus, transférés à l'ancien complexe judiciaire d'Evelpidon peu avant 9 heures, ont donné leur version des événements du mercredi soir précédent.
L'affrontement fatal
Selon la police, une altercation verbale entre trois groupes de jeunes a dégénéré en une bagarre générale dans la soirée du 24 juin 2026. Les participants se sont attaqués avec des couteaux, des bâtons et des pierres. Au cours de la mêlée, la victime de 15 ans a été poignardée et est décédée de ses blessures. Les autorités ont identifié 17 personnes au total, et 18 parents de mineurs sont poursuivis pour défaut de surveillance. L'enquête a été menée par la Sous-direction de la lutte contre la violence sportive organisée, qui a classé l'incident comme ayant un contexte lié aux supporters, bien que plusieurs prévenus aient nié tout motif prémédité ou de hooliganisme.
- Affrontement fatal à Kallithéa : un adolescent de 15 ans poignardé et tué.
- Sept jeunes arrêtés transférés au complexe judiciaire d'Evelpidon.
- Trois placés en détention provisoire ; trois libérés sous conditions.
- Le prévenu hospitalisé doit comparaître devant le juge des mineurs.
Versions contradictoires sur le couteau
Le différend central porte sur qui a apporté l'arme. Un ami de 18 ans de la victime a témoigné avoir vu l'auteur de 17 ans tenir le couteau.
J'ai crié à la victime, qui poursuivait l'auteur, que le jeune de 18 ans a un couteau, de faire demi-tour. La victime l'a rattrapé à 5 mètres. Je n'ai pas eu le temps ; j'ai vu la victime tomber dans le sang et j'ai commencé à appeler à l'aide.
Le jeune de 17 ans a avoué avoir poignardé la victime, mais a affirmé que c'était un accident après que la victime l'a attaqué en premier. Il a déclaré à la police avoir saisi le couteau pour se défendre.
Je l'ai attrapé avant qu'il ne le reprenne pour me protéger, je me suis levé, j'ai tendu la main avec le couteau pour lui faire peur… J'ai fait un pas en avant et il en a fait un, de sorte que le couteau a touché et je l'ai blessé quelque part en haut de l'abdomen. Je ne voulais pas le blesser, je pensais qu'en tendant la main avec le couteau, je lui ferais peur et il partirait.
Un deuxième prévenu de 18 ans a déclaré qu'il n'était présent que lors d'un premier affrontement et qu'il s'était retiré avant l'épisode fatal.
Il y a eu deux affrontements. J'étais présent au premier, mais au second, où l'incident tragique s'est produit, je n'étais pas là. Lors du premier, j'ai aussi été attaqué. Je me suis retiré et ensuite je n'ai plus été impliqué. Je n'ai aucune image visuelle du second affrontement et j'ai appris l'incident plus tard.
Charges et loi sur la violence sportive
Les prévenus font face, selon leur rôle, à des accusations de meurtre intentionnel, de participation à un affrontement avec usage d'arme ayant entraîné la mort, de coups et blessures dangereux commis conjointement et à plusieurs reprises, et de possession et d'usage illégaux d'armes. Parce que les événements sont classés sous la loi sur le sport (en raison d'un contexte lié aux supporters), les peines sont aggravées. Outre les sept jeunes arrêtés, 18 parents ont été inculpés pour défaut de surveillance de leurs enfants mineurs. Les prévenus ont soutenu que la bagarre n'était pas préméditée et n'avait pas de caractère organisé de supporters, mais la police maintient que des différends antérieurs et des rivalités de supporters ont déclenché la violence.
Prochaines étapes
Le septième individu arrêté, qui reste hospitalisé sous surveillance, devrait comparaître devant le juge des mineurs mardi 30 juin pour demander un délai avant de faire sa déposition. Aucune autre arrestation n'a été annoncée, mais le dossier mentionne 17 personnes identifiées, laissant la possibilité de procédures supplémentaires.


