
- 17 oct.Bolojan annonce que les personnalités soutenues par le PNL présenteront leur démission dans les premiers jours de la semaine suivante
- 19 oct.Tișe publie sur Facebook une demande de démission de Bolojan, qui doit partir le premier
Le passage du parti dans l'opposition
Le Parti national libéral (PNL) a décidé de quitter le gouvernement et de passer dans l'opposition, et a demandé aux responsables politiques qu'il a soutenus pour des postes d'y renoncer. Le président du PNL, Ilie Bolojan, a déclaré samedi 17 octobre que les personnalités soutenues par le parti présenteraient leur démission dans les premiers jours de la semaine suivante et ne conserveraient plus les postes qu'elles occupent avec son appui. La décision a suscité une vive réaction au sein même du parti.
La demande de démission de Bolojan formulée par Tișe
Alin Tișe, président du conseil départemental de Cluj, a écrit sur Facebook lundi 19 octobre que ceux qui ont dirigé le parti devaient partir les premiers. Il a nommé Bolojan directement et déclaré que la direction, qui réunie ne disposait pas des voix d'un seul maire PNL, avait conduit le parti dans une situation désastreuse. Tișe conteste depuis longtemps la direction de Bolojan et a affirmé que celui-ci devait assumer la responsabilité politique de cette décision.
« Le premier qui doit démissionner, c'est Ilie Bolojan, avec tous les incompétents de la direction. »
Consignes aux élus locaux
Tișe a demandé aux membres du parti en fonction de ne pas démissionner. Il a fait valoir que les titulaires de mandats locaux et politiques les avaient obtenus par leur travail et n'étaient pas responsables de la gestion de la direction.
« Ça suffit ! Tout le monde part ou personne ! Aucun membre du PNL dans le pays ne doit démissionner de ses fonctions politiques ! »
Tișe a également critiqué la direction centrale pour avoir décidé de l'avenir politique du parti sans demander aux membres des régions s'ils voulaient être au gouvernement ou dans l'opposition. Il a déclaré que la décision touchait des familles et a ajouté une seconde citation dans le même sens.
« Laissez les gens tranquilles ! Ne décidez pas de leur sort, de leur vie et de l'avenir de leurs familles. »
Les conditions de départs massifs
Tișe a déclaré que les départs massifs ne devraient être évoqués qu'une fois que tous les titulaires de postes politiques soutenus par le PNL y auraient renoncé. Il a cité les directeurs, les conseillers, les chefs d'organismes, les personnes siégeant dans des conseils d'administration lucratifs et ceux dont les mandats avaient été prolongés avant terme.
Il a accusé la direction de se cacher derrière les procédures de nomination et de promotion pour éviter d'assumer ses responsabilités, et a affirmé qu'elle ne pouvait pas décider seule quels membres du PNL devaient partir et lesquels rester.