
Bagarres au centre d'accueil de Ter Apel lors de la première nuit sans le soutien de la Croix-Rouge
Plusieurs bagarres ont éclaté sur le parvis du centre d'enregistrement de Ter Apel dans la soirée du 11 juillet, quelques heures après que la Croix-Rouge et Vluchtelingenwerk ont cessé leur aide en raison d'une escalade de la violence.
Des associations se retirent par crainte pour la sécurité
La Croix-Rouge et Vluchtelingenwerk Nederland ont cessé toute assistance aux demandeurs d'asile attendant au centre de Ter Apel dans la soirée du 10 juillet. La décision fait suite à deux incidents de coups de couteau les 7 et 8 juillet près du parvis, que les organisations ont jugé impossibles de garantir la sécurité des travailleurs humanitaires et des bénéficiaires. Depuis le 20 mai, l'Agence centrale pour l'accueil des demandeurs d'asile (COA) applique une politique d'accès contrôlé : une fois les 2 100 lits du centre occupés, ce qui est systématiquement le cas, les nouveaux arrivants doivent attendre dehors, avec une priorité accordée aux femmes, aux enfants et aux familles. Les deux organisations fournissaient de l'eau, des repas, un abri et des installations de recharge de téléphone depuis une tente blanche pour jusqu'à 100 personnes par jour.
Mes collaborateurs n'étaient plus en sécurité.
Première nuit sans soutien humanitaire, plusieurs bagarres
Dans la soirée du 11 juillet, la première sans les associations, des reporters ont été témoins de plusieurs échauffourées et altercations physiques. Un petit groupe d'hommes a cherché à plusieurs reprises la confrontation avec d'autres hommes et avec des demandeurs d'asile du centre. Des agents de sécurité sont intervenus dans certains cas, mais pas tous ; quatre voitures de police et une ambulance sont arrivées après une bagarre. Des bouteilles de bière ont été brisées lors des incidents, mais aucun blessé n'a été signalé et aucune arrestation n'a eu lieu. Vers 20 h 30, un homme est tombé malade à l'entrée, a reçu les premiers soins de la sécurité et a été emmené par ambulance.
- Le COA introduit un accès contrôlé ; les nouveaux arrivants attendent dehors lorsque les 2 100 lits sont occupés.
- Premier incident de coup de couteau près du parvis.
- Deuxième incident de coup de couteau ; une visite ministérielle prévue est reportée.
- La Croix-Rouge et Vluchtelingenwerk cessent toute aide et quittent le parvis.
- Première nuit sans aide. Plusieurs bagarres, bouteilles de bière brisées, une urgence médicale ; la police intervient mais aucune arrestation.
Problèmes de sécurité persistants liés à un noyau dur d'hommes
Le maire de Westerwolde, Jaap Velema, a décrit un noyau dur de longue date d'environ 200 hommes, principalement marocains et tunisiens, qui volent, intimident et trafiquent des objets volés. Selon lui, ils sont arrivés lors de l'afflux de réfugiés syriens en 2015-2016 et utilisent désormais le système d'asile pour se déplacer entre les centres, se rendant parfois à Ter Apel le week-end. La municipalité a averti à plusieurs reprises les ministres successifs au sujet de ce groupe.
On observe un effet d'attraction. Des jeunes d'autres centres d'accueil viennent à Ter Apel pour le week-end.
Réactions politiques et locales
La municipalité de Westerwolde a qualifié le retrait de démonstration de la gravité des problèmes et a exhorté le gouvernement national à créer davantage de places d'accueil ailleurs. Le directeur de la Croix-Rouge, Harm Goossens, a déclaré qu'il était honteux qu'un pays de 18 millions d'habitants ne puisse pas accueillir en sécurité 40 à 100 personnes. Il a appelé toutes les municipalités à se manifester pour proposer des hébergements d'urgence. Le ministre de l'Asile et de la Migration, Bart van den Brink, avait effectué une visite plus tôt dans la semaine et avait constaté que la police était forcée de dégager le parvis. Une autre organisation d'aide, MiGreat, est restée présente mais a souligné que les autorités devaient assumer leurs responsabilités.
Il s'agit de 40 à 100 personnes dans un pays de 18 millions d'habitants, et le fait que nous ne puissions pas résoudre cela est une situation embarrassante.
Un hébergement temporaire apporte un certain soulagement
Un abri de nuit à Nieuwe Pekela, mis en place pour les personnes refusées à Ter Apel, a accueilli 53 personnes dans la nuit du 11 au 12 juillet. Ce dispositif doit fonctionner jusqu'au 1er octobre. Les températures devant dépasser les 30°C la semaine suivante, la perte des tentes, de l'eau et des repas de la Croix-Rouge devrait aggraver les conditions pour ceux qui restent à l'extérieur du centre.


