Gouvernement · Zaragoza

L'Aragon supprime l'allocation hebdomadaire de 17 euros pour les mineurs migrants non accompagnés, mais maintient celle des Espagnols

Le département des affaires sociales d'Aragon, dirigé par Vox, a supprimé l'allocation hebdomadaire de 17 euros versée aux mineurs étrangers non accompagnés pris en charge, économisant 180 000 euros par an, tandis que les mineurs espagnols conservent la leur. La ministre Sira Rego qualifie cette décision de raciste et la transmet au parquet pour possible crime de haine.

Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, eldiario.es, EL MUNDO et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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Zaragoza · Espagne

La suppression

Le gouvernement régional d'Aragon a ordonné la suppression de l'allocation hebdomadaire de 17 euros que recevaient les mineurs étrangers non accompagnés dans ses centres d'accueil. La décision, rendue publique le lundi 27 juillet 2026, a été prise par le vice-président et ministre de la déréglementation Alejandro Nolasco (Vox). Cette allocation était destinée à aider ces mineurs à s'intégrer, à l'intérieur comme à l'extérieur des structures d'accueil. Le département de Nolasco a indiqué que des audits internes avaient révélé que ces versements n'avaient pas de base réglementaire formelle et représentaient 180 000 euros par an. La même allocation pour les mineurs espagnols pris en charge sera maintenue.

« Ces 180 000 euros de dépenses annuelles, qui servaient jusqu'à présent de pourboires aux mineurs, équivalent au coût de jusqu'à sept nouvelles places pour personnes âgées en résidence. »

Alejandro Nolasco, vice-président et ministre de la déréglementation

Cadre politique

Vox a célébré cette décision sur les réseaux sociaux, écrivant que les ressources publiques doivent aller « aux Espagnols qui en ont le plus besoin et à ceux qui ont contribué à soutenir notre pays ». Le parti a qualifié la somme hebdomadaire de « petit pécule des MENA » et a conclu par « Vox tient ses promesses ». Le président du PP d'Aragon, Jorge Azcón, a refusé de commenter le fond, déclarant seulement que l'allocation était déjà restreinte pour certains mineurs en fonction de leur comportement et qu'il s'agissait d'une question départementale.

Réaction nationale

Le ministère espagnol de la Jeunesse et de l'Enfance, dirigé par Sira Rego, a envoyé une communication officielle à l'Unité des mineurs du parquet lundi. Le ministère a fait valoir que supprimer une allocation uniquement pour les enfants migrants tout en la maintenant pour les enfants espagnols pourrait violer leurs droits fondamentaux, constituer une discrimination fondée sur la naissance et la race, et éventuellement relever d'un crime de haine. Il a cité l'article 14 de la Constitution, qui interdit la discrimination fondée sur l'origine, et l'article 39, qui oblige les pouvoirs publics à protéger les enfants.

« Retirer une allocation hebdomadaire à des garçons et des filles qui sont seuls dans notre pays est l'une des choses les plus répugnantes que nous ayons vues ces dernières années. »

Sira Rego, ministre espagnole de la Jeunesse et de l'Enfance

Rego a qualifié la mesure de « raciste » et a déclaré qu'il s'agissait de « l'application directe de la priorité raciste que le PP a volontairement signée avec Vox », ajoutant qu'elle « criminalise les mineurs pour ne pas être nés ici et cherche à établir une citoyenneté de première et de seconde classe, comme le font les régimes les plus pervers ».

Vague anti-immigration plus large

La suppression de l'allocation est la dernière étape d'un durcissement mené par Vox des règles concernant les mineurs migrants non accompagnés en Aragon. Depuis le retour de Vox à l'exécutif régional, le département de Nolasco a annoncé des tests d'âge osseux pour les mineurs migrants, renforcé la sécurité dans certains centres d'accueil et publié des rapports institutionnels ciblant ce groupe. L'instruction interne de mettre fin aux versements a été coordonnée entre le directeur général de la déréglementation, Raúl López, et la directrice de l'Institut aragonais des services sociaux, Marta Tejero.

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