RécitRumeurs de démission de Keir Starmer

Gouvernement · Londres et Manchester

Keir Starmer démissionne de son poste de Premier ministre britannique après deux ans, Andy Burnham devrait lui succéder

Le Royaume-Uni s'apprête à connaître son septième Premier ministre en une décennie alors que Keir Starmer quitte ses fonctions, le maire de Manchester Andy Burnham étant le grand favori pour lui succéder.

Texte IA fondé sur les articles de ΣΚΑΪ, Η Ναυτεμπορική, in.gr et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Londres, Manchester · Royaume-Uni
Comment on en est arrivé là
  1. 1 oct.Rishi Sunak prend la relève pour rétablir la stabilité
  2. 1 juil.Keir Starmer remporte une large victoire travailliste
  3. 22 juinStarmer démissionne ; Andy Burnham devrait lui succéder

Keir Starmer a annoncé sa démission de son poste de Premier ministre britannique et de chef du Parti travailliste le 22 juin 2026, mettant fin à un mandat tumultueux de deux ans et ouvrant la voie au septième dirigeant du pays en dix ans. Cette décision fait suite à des pressions internes croissantes, des résultats catastrophiques aux élections locales et une série de démissions ministérielles.

Pourquoi Starmer a chuté

Starmer est entré à Downing Street en juillet 2024 avec un large mandat électoral, remportant 411 sièges pour le Parti travailliste. Pourtant, cette victoire reposait davantage sur l'effondrement du vote conservateur que sur un programme de transformation. Son gouvernement a eu du mal à articuler un plan clair pour le pays, selon ses détracteurs, et a été frappé par une faible croissance économique, des hausses d'impôts et des coupes budgétaires qui ont aliéné à la fois les milieux d'affaires et la base travailliste. La nomination controversée de Lord Peter Mandelson comme ambassadeur américain, malgré ses liens avec le délinquant sexuel condamné Jeffrey Epstein, a encore érodé la confiance. En mai 2026, le Parti travailliste avait perdu près de 1 500 sièges de conseils locaux, et près d'un quart des députés travaillistes exigeaient le départ de Starmer.

« Keir Starmer nous a menés à une victoire que personne ne croyait possible. Il nous a tenus à l'écart de la guerre en Iran et a accompli de réels progrès en tant que Premier ministre. Il a pris la bonne décision en démissionnant de la direction du Parti travailliste. »

Wes Streeting, ancien secrétaire d'État à la Santé du Royaume-Uni

La course à la succession

Le bénéficiaire immédiat est Andy Burnham, le maire du Grand Manchester et une figure de l'aile gauche du Parti travailliste. L'ancien secrétaire d'État à la Santé, Wes Streeting, qui avait démissionné du gouvernement et était pressenti pour se présenter, s'est retiré et a apporté son soutien à Burnham, déclarant être convaincu que Burnham pourrait construire un parti inclusif et vaincre les forces nationalistes. Aucun autre candidat ne s'est encore officiellement déclaré, ce qui laisse entrevoir la perspective d'un « sacre ». L'ancienne vice-Première ministre Angela Rayner et la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood sont également mentionnées comme candidates potentielles, bien que le retrait de Streeting rende le chemin de Burnham considérablement plus facile.

« Keir a beaucoup apporté à notre pays et je tiens à le remercier pour son leadership, son engagement et son dévouement dans une période extrêmement difficile. Je serai candidat dans ce processus. »

Andy Burnham

Réaction des marchés

Les investisseurs sont nerveux. Matthew Ryan, responsable de la stratégie de marché chez Ebury, a prévenu que le programme de gauche de Burnham, ses remarques passées selon lesquelles le Royaume-Uni ne devrait pas être otage des marchés obligataires, et le risque de règles budgétaires plus souples sous un nouveau chancelier pourraient déclencher une vente massive de la livre sterling et des gilts. La dette britannique est à son plus haut niveau par rapport au PIB depuis les années 1960, la croissance est atone et les coûts du service de la dette sont déjà énormes, ne laissant pratiquement aucune marge de manœuvre budgétaire.

« La transition elle-même apportera une période d'incertitude que les marchés trouveront désagréable. Un conflit interne prolongé ou un vide politique jusqu'à ce que Burnham prenne les rênes pourrait maintenir la pression sur les gilts et la livre sterling, quelle que soit l'orientation politique qu'il finira par adopter. »

Matthew Ryan, responsable de la stratégie de marché chez Ebury

La suite

Pour devenir le candidat officiel, Burnham doit obtenir le soutien d'au moins 20 % des députés travaillistes, soit environ 81 membres, ainsi que l'appui des organisations locales du parti et des syndicats. Si plus d'un candidat se qualifie, la direction sera décidée par un vote des membres du parti et des sympathisants affiliés. Le processus devrait être conclu d'ici septembre, date à laquelle le vainqueur deviendra Premier ministre. La chronique de l'instabilité politique britannique, qui s'étend du référendum sur le Brexit en 2016 à aujourd'hui, s'est enrichie d'un nouveau chapitre.

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