
Keir Starmer devrait démissionner lundi après le triomphe de Burnham aux élections législatives partielles
La pression sur le Premier ministre britannique Keir Starmer a atteint un point de rupture ce week-end, de nombreux alliés et ministres signalant qu'il pourrait quitter ses fonctions dès lundi après la victoire écrasante d'Andy Burnham aux législatives partielles.
La pression devient insoutenable
La mainmise du Premier ministre britannique sur le pouvoir s'est considérablement affaiblie depuis qu'Andy Burnham, le maire sortant du Grand Manchester, a remporté une victoire écrasante aux élections législatives partielles de Makerfield jeudi. Ce résultat, perçu comme un avis d'expulsion du 10 Downing Street, a déclenché une cascade d'interventions de la part de hautes figures du Parti travailliste ce week-end.
La ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper a discrètement exhorté Starmer à se retirer, selon plusieurs médias. Le ministre de la Sécurité énergétique Ed Miliband, la ministre de l'Intérieur Shabana Mahmood et la ministre des Transports Heidi Alexander lui auraient également conseillé de préparer une feuille de route pour son départ. Les dirigeants syndicaux et les donateurs du parti ont renforcé ce message lors d'une série de réunions au cours des 48 dernières heures.
Les alliés signalent la fin
Le ministre du Commerce Peter Kyle, jusqu'à récemment un fervent défenseur du Premier ministre, a déclaré à la BBC que Starmer « réfléchissait aux nouvelles réalités politiques » et a refusé à deux reprises d'exclure une annonce lundi.
Il réfléchit aux nouvelles réalités politiques.
Le Telegraph cite une source gouvernementale de haut rang affirmant que Starmer réalise désormais que « la partie est finie » et se « concentre sur la façon de consolider son héritage politique ». Un allié de longue date a déclaré au Sun qu'il n'y avait désormais plus que 25 % de chances que Starmer continue le combat.
Downing Street a insisté dimanche sur le fait que la position du Premier ministre restait inchangée depuis vendredi, lorsqu'il avait déclaré qu'il resterait en fonction et ferait face à tout défi à sa direction. Mais l'Observer a rapporté que Starmer avait accepté la réalité de la disparition du soutien parlementaire, une majorité des députés travaillistes soutenant désormais Burnham.
Le défi Burnham
Burnham, qui prêtera serment comme député de Makerfield lundi, a obtenu le soutien de plus de 201 parlementaires travaillistes, soit bien plus de la moitié du contingent du parti à la Chambre des communes. Ses partisans affirment qu'il est prêt à lancer une contestation formelle de la direction si Starmer refuse de démissionner spontanément.
Le retour du maire à Westminster après sa victoire écrasante aux législatives partielles contre Reform UK a été présenté comme une menace directe pour l'autorité du Premier ministre. Un pair proche de Starmer a déclaré à l'Observer que le Premier ministre pense désormais que rester en fonction ne ferait que prolonger le « chaos » et souhaite une « marche lente et ordonnée » vers la sortie comme « question de devoir et de dignité ».
Quelle est la suite
Si Starmer annonce sa démission lundi, il devrait présenter un calendrier pour une transition ordonnée du pouvoir en quelques semaines, plutôt qu'en quelques jours. La passation ferait d'Andy Burnham à la fois le leader du Labour et le Premier ministre, faisant de lui le septième Premier ministre britannique en une décennie, un turnover sans précédent dans l'histoire moderne du Royaume-Uni.
Burnham devrait rencontrer Starmer dans les prochains jours, et les responsables travaillistes discutent déjà de la mécanique d'une élection à la direction qui pourrait n'être qu'une formalité si aucun autre candidat ne se présente. Le parti reste profondément troublé, certains reportages liant également l'impopularité de Starmer à l'affaire Epstein, bien que le camp du Premier ministre n'ait pas abordé ce sujet directement.
- Andy Burnham remporte les élections législatives partielles de Makerfield avec une écrasante majorité face à Reform UK.
- Keir Starmer déclare qu'il restera en fonction et fera face à tout défi à sa direction.
- Le ministre du Commerce Peter Kyle déclare à la BBC que Starmer « réfléchit aux nouvelles réalités politiques ».
- Annonce attendue de la démission de Starmer, selon l'Observer et d'autres médias.


