Gouvernement · Londres, Manchester et Chequers

Keir Starmer au bord de la démission alors que plus de 100 députés travaillistes exigent son départ après la victoire de Burnham à la législative partielle

Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'apprête à annoncer sa démission dès lundi 22 juin, après un week-end de pression intense de la part des députés travaillistes qui ont perdu confiance en sa direction après le retour d'Andy Burnham au Parlement.

Texte IA fondé sur les articles de SAPO, Publico, RTP et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Londres, Manchester, Chequers · Royaume-Uni
Comment on en est arrivé là
  1. 21 juinStarmer consulte sa famille et ses collaborateurs à Chequers. Le ministre des Entreprises Peter Kyle déclare que Starmer réfléchit aux « réalités politiques ».
  2. 22 juinAnnonce attendue de la démission et d'un calendrier pour une sortie progressive, peut-être avant la conférence travailliste de septembre.
  3. 23 juinRéunion du cabinet prévue. Si Starmer n'a pas démissionné, des départs en masse du cabinet sont menacés.

La législative partielle qui a changé la donne

Andy Burnham, le maire sortant du Grand Manchester, a remporté la législative partielle de Makerfield jeudi avec 55 % des voix, obtenant un siège aux Communes et le droit de défier Starmer pour la direction du Parti travailliste. Ce résultat, décrit par Burnham comme un « tournant » potentiel, a immédiatement enhardi les critiques du Premier ministre. En 48 heures, le nombre de députés travaillistes appelant publiquement au départ de Starmer a dépassé les 100 sur les 403 députés du parti, selon un décompte cité par la presse britannique.

Week-end à Chequers et changement d'ambiance

Starmer a passé le week-end dans sa résidence officielle de campagne, Chequers, à discuter de son avenir avec son épouse Victoria et un cercle restreint de conseillers. The Observer a rapporté que des hauts responsables du parti s'attendent à une « déclaration claire » dès lundi. Peter Kyle, le ministre des Entreprises, a déclaré à la BBC que Starmer réfléchissait aux « réalités politiques » et avait demandé à plusieurs reprises des conseils sur ce que le pays souhaitait. Malgré cela, Kyle a publiquement nié qu'une démission était certaine. Un ami du Premier ministre a déclaré :

« Il ne reste qu'une seule option. Je pense qu'il a fini par voir que c'est l'option que le devoir exige, pour servir le pays et le parti. »

un proche du parti

Ultimatum du cabinet et menace de départs en masse

La pression du groupe parlementaire s'est accentuée au cours du week-end. The Telegraph a rapporté que quatre ministres du cabinet (Shabana Mahmood, Ed Miliband, Heidi Alexander et Yvette Cooper) ont déjà exhorté Starmer à se retirer. D'autres ministres auraient lancé un ultimatum : démissionner ou fixer une date de départ d'ici mardi, ou faire face à une vague de démissions ministérielles lors du conseil des ministres prévu ce jour-là. Un député autrefois loyal a déclaré au Telegraph :

« Il ne reste plus personne. Littéralement, seules les personnes qui ont de la famille travaillant au 10 Downing Street ou qui sont des amis personnels de longue date de Keir sont encore avec lui. »

un député travailliste

La bataille pour la succession commence

Andy Burnham est le favori clair pour succéder à Starmer. Sa victoire à la législative partielle a été remportée face à un populiste d'extrême droite, et sa campagne a mis l'accent sur l'espoir et l'optimisme. Burnham a déjà déclaré son intention de se porter candidat à la direction, bien qu'il n'ait pas fixé de calendrier. Wes Streeting, ancien secrétaire à la Santé, envisage également de se présenter. Entre 200 et 300 députés travaillistes seraient prêts à signer des papiers de nomination soutenant Burnham dès l'ouverture de la course, un total qui forcerait presque certainement une résolution rapide.

La suite

Si Starmer annonce sa démission lundi, il devrait fixer un calendrier pour une sortie progressive, visant peut-être à quitter Downing Street autour de la conférence du Parti travailliste à la fin septembre. Robert Peston d'ITV a suggéré que cette approche éviterait une « guerre civile » rappelant la rotation rapide de cinq Premiers ministres conservateurs entre 2016 et 2024. Starmer lui-même a publié un message de félicitations à Burnham vendredi, qualifiant sa campagne de « d'espoir et d'optimisme contre la division et la haine ». Les prochaines 48 heures détermineront si le Premier ministre peut gérer une transition ordonnée ou s'il fait face à une expulsion forcée par son propre cabinet.

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