
Un imitateur murcien trouve un Sorolla perdu dans une rue de Séville, puis le rend après une estimation par IA
Andrés Hurtado, un imitateur de Lola Flores originaire de Murcie, a repéré un tableau abandonné lors d'une visite à Séville, l'a ramené chez lui pour son cadre, et a découvert plus tard qu'il s'agissait d'un véritable Sorolla valant jusqu'à 150 000 euros.
Une découverte fortuite sous la chaleur
Andrés Hurtado, un transformista murcien qui se produit sous le nom de Lola Montiel, était à Séville en touriste lorsqu'il a remarqué un tableau appuyé contre un pot de fleurs près de son hôtel. Il était environ 16 h 30 pendant une canicule. Il a déclaré plus tard que c'était le cadre qui l'avait attiré, pas la toile, et il a transporté l'œuvre jusqu'à sa chambre avant de la ramener chez lui à Puebla de Soto, en Murcie.
Du cadre à la fortune
Une fois chez lui, Hurtado a examiné le tableau de plus près et a repéré une signature.
Il a utilisé un outil d'IA sur son téléphone pour identifier l'œuvre, puis a contacté une maison de vente aux enchères. L'estimation se situait entre 40 000 et 150 000 euros. Le tableau, une marine, avait été signalé comme perdu après qu'une famille l'avait accidentellement laissé sur le trottoir en chargeant sa voiture pour un voyage.Putain, il y a marqué Sorolla
La restitution et le coffre de la police
Hurtado a vu la couverture télévisée du Sorolla perdu et a décidé d'appeler les autorités. La police est arrivée chez lui pour récupérer la toile. Des images montraient des agents plaçant l'œuvre sans cadre dans le coffre d'une voiture de patrouille, aux côtés d'un extincteur et d'autres objets divers, un détail qui ajoutait au charme surréaliste de l'histoire.
Un héros populaire en maillot sans manches
L'honnêteté directe de Hurtado et son apparition sur TVE en maillot sans manches ont fait de lui une sensation du jour au lendemain. L'épisode a été comparé aux moments télévisés partagés des années 1990.
Cette histoire et cet homme méritent d'être dès maintenant dans l'Olympe de la culture trash espagnole, aux côtés des voisines de Valence, de la sauveteuse de 'la he liao parda' ou de Rocío Jurado criant : 'sois destructores'. Nous ne méritons pas autant.
Art, honnêteté et sac plastique
Les commentateurs ont noté que Hurtado n'avait pas besoin de gants blancs ni de caisson climatisé. Il a transporté le Sorolla dans un sac plastique. L'épisode a été interprété comme une parabole d'honnêteté brutale, sans pompe institutionnelle. Le tableau lui-même, après avoir été brièvement volé par des passants puis abandonné cinquante mètres plus loin, a accompli un voyage qu'un chroniqueur a qualifié de plus surréaliste que n'importe quelle performance dans une foire d'art contemporain.


