
La Corée du Sud estime que la Corée du Nord possède jusqu'à 120 ogives nucléaires, en contradiction avec le décompte de Trump
Le ministre sud-coréen de la Défense, Ahn Gyu-back, a présenté une estimation de 80 à 120 ogives nord-coréennes, après l'affirmation de Donald Trump de 57 armes et ses projets de sommet en 2026.
Des estimations nucléaires divergentes
Le ministre sud-coréen de la Défense, Ahn Gyu-back, a déclaré jeudi devant une commission parlementaire que la Corée du Nord posséderait entre 80 et 120 ogives nucléaires. Ahn a précisé que ces chiffres proviennent d'organisations de recherche privées et ne peuvent être officiellement confirmés par l'armée sud-coréenne. Cette évaluation diffère des chiffres présentés la veille par le président américain Donald Trump, qui a affirmé que Pyongyang détenait 57 armes nucléaires. Interrogé sur la déclaration de Trump, Ahn a noté que les chiffres semblaient quelque peu différents et a refusé de commenter si les remarques américaines équivalaient à une reconnaissance officielle du statut nucléaire de la Corée du Nord. Des recherches indépendantes reflètent également des décomptes variables ; en juin, l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm estimait que la Corée du Nord avait assemblé environ 60 ogives et possédait suffisamment de matières fissiles pour en produire au moins 30 de plus. La Corée du Sud maintient sa politique de dénucléarisation de la péninsule et ne reconnaît pas officiellement Pyongyang comme un État doté d'armes nucléaires.
Nous estimons généralement le nombre entre 80 et 120, mais il est très difficile de déterminer un chiffre exact.
- Déclaration de Donald Trump
- 57 ogives
- Estimation SIPRI (assemblées)
- 60 ogives
- Estimation de la Corée du Sud (minimum)
- 80 ogives
- Estimation de la Corée du Sud (maximum)
- 120 ogives
Préparatifs du sommet et remarques de la Maison-Blanche
S'exprimant mercredi devant des journalistes lors d'une visite d'une plateforme d'hélicoptère en construction sur la pelouse sud de la Maison-Blanche, Trump a confirmé son intention de rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avant la fin de l'année. Selon des informations de l'AFP, des discussions pourraient avoir lieu en novembre en marge du sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique en Chine. Le Wall Street Journal avait précédemment rapporté que Trump avait ordonné à ses collaborateurs d'organiser des négociations en face à face dès l'automne. Trump a déjà tenu trois réunions directes avec Kim durant son mandat présidentiel de 2017 à 2021, comprenant des sommets en 2018 et 2019 ainsi qu'une brève rencontre dans la zone démilitarisée.
Je connais très bien Kim Jong Un, et tout ira bien tant que nous aurons un président intelligent.
Communications diplomatiques contestées
Les échanges diplomatiques autour du sommet proposé ont donné lieu à des récits contradictoires entre Washington et Pyongyang. Trump a déclaré lundi que Kim avait répondu favorablement aux tentatives de relance du dialogue direct. Cependant, Kim Yo Jong, la sœur du dirigeant nord-coréen, a publié une déclaration mercredi soir par le biais des médias d'État niant toute connaissance d'une communication récente entre les deux dirigeants. Tout en reconnaissant les relations personnelles entre Trump et Kim, elle a déclaré que les politiques de sécurité américaines plus larges continuaient de menacer la Corée du Nord.
Notre chef d'État a des souvenirs et des sentiments agréables envers Trump. Cependant, la politique hostile des États-Unis reste inchangée.
Réduction des exercices militaires conjoints
Ces manœuvres diplomatiques font suite à l'ordre donné dimanche par Trump au Pentagone de réduire la participation américaine aux manœuvres militaires conjointes annuelles avec la Corée du Sud. Dans sa directive, Trump a qualifié les exercices conjoints de coûteux et inappropriés, ajoutant que la Corée du Nord s'était comportée de manière non menaçante et respectueuse. Les exercices Ulchi Freedom Shield, qui ont débuté lundi et devaient initialement durer 11 jours, se termineront vendredi, soit six jours plus tôt que prévu. Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères a déclaré mercredi aux parlementaires que cette réduction soudaine avait pris Séoul par surprise. La Corée du Nord avait auparavant qualifié les exercices conjoints de répétitions de guerre, et Kim Yo Jong a qualifié cette réduction de geste inefficace qui laisse les tensions fondamentales intactes.
- Trump ordonne au Pentagone de réduire les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud
- Début des exercices Ulchi Freedom Shield ; Trump affirme avoir reçu une réponse directe de Kim
- Trump affirme que la Corée du Nord possède 57 ogives ; Kim Yo Jong nie toute communication récente
- Ahn Gyu-back présente l'estimation sud-coréenne de 80 à 120 ogives nucléaires
- Conclusion anticipée prévue des exercices Ulchi Freedom Shield


