
Le prince Harry et Elton John perdent leur procès pour violation de la vie privée contre l'éditeur du Daily Mail
Le prince Harry a qualifié la décision de « choquante et injustifiée » après qu'un juge britannique a rejeté son action en justice pour violation de la vie privée contre l'éditeur du Daily Mail, ainsi que les plaintes d'Elton John et d'autres célébrités.
La Cour rejette toutes les plaintes
La Haute Cour de Londres a rejeté mardi l'ensemble des 97 plaintes déposées par le prince Harry, Elton John et cinq autres personnalités publiques contre Associated Newspapers Limited (ANL), éditeur du Daily Mail et du Mail on Sunday. Le juge Matthew Nicklin a estimé que les plaignants n'avaient pas prouvé les allégations de collecte illégale d'informations, notamment l'écoute téléphonique, l'interception de messages vocaux et le recours à des détectives privés. Les plaintes portaient sur des articles publiés entre 1993 et 2018. Le procès, qui a duré plusieurs semaines, s'est déroulé de janvier à mars 2026.
- Le procès commence à la Haute Cour de Londres
- Le procès de plusieurs semaines se termine
- Le juge Matthew Nicklin rejette toutes les plaintes
La réaction furieuse de Harry
Le prince Harry, qui se trouvait au Royaume-Uni pour les Invictus Games, a publié une déclaration qualifiant la décision de « choquante et totalement injustifiée ». Il a affirmé que le tribunal était allé « jusqu'à l'extrême pour disculper le Mail » et a décrit la décision comme une « couverture totale et évidente ». Harry a ajouté : « Nous sommes venus devant ce tribunal pour obtenir justice et responsabilité. Nous n'avons obtenu ni l'une ni l'autre. » Il a également souligné ce qu'il considère comme des incohérences avec les décisions précédentes rendues contre d'autres groupes de presse, notant que le juge dans cette affaire avait auparavant représenté Mirror Group Newspapers et News Group Newspapers.
Les efforts déployés par le tribunal pour disculper le Mail sont aussi choquants que totalement injustifiés. Cette décision représente un revirement complet de la position adoptée par les juges précédents. C'est une couverture totale et évidente, bien que malheureusement pas entièrement inattendue.
Harry a cité des exemples précis qu'il estime avoir été négligés : un détective privé employé par le Mail a admis sur bande avoir obtenu des informations de la baronne Lawrence par tromperie ; un journaliste a noté les détectives privés utilisés pour obtenir des informations médicales hautement sensibles ; et un autre détective privé a envoyé par courriel à un journaliste le numéro de siège d'un passager et les détails de son billet British Airways.
Le raisonnement du tribunal
Le juge Nicklin a reconnu que dans de nombreux cas, des doutes subsistaient quant à la manière dont les journalistes avaient obtenu des informations, mais a souligné que le simple soupçon ne constitue pas une preuve. Il a noté que les journalistes avaient fourni des explications légales pour les informations contenues dans les articles contestés. Le juge a également estimé que certaines plaintes remontaient à 20 ou 30 ans et avaient été déposées trop tard. Dans un cas concernant le prince Harry en 2013, le juge a déclaré comprendre l'inquiétude de Harry, mais que « le soupçon, même compréhensible, n'est pas une preuve ».
Je reconnais qu'il a trouvé l'article intrusif et qu'il était sérieusement préoccupé par la manière dont les journalistes semblaient connaître des informations privées sur ses relations. Mais le soupçon — même compréhensible — n'est pas une preuve.
ANL célèbre sa victoire
Associated Newspapers s'est félicité de la décision. Paul Dacre, rédacteur en chef d'ANL, a salué une « victoire pour les magnifiques journalistes d'Associated » et pour la liberté de la presse. Un porte-parole de l'éditeur a déclaré que la décision confirmait le déni de toute faute de longue date de l'entreprise.
C'est une victoire pour les magnifiques journalistes d'Associated et pour la liberté de la presse elle-même.
Contexte plus large
Cette affaire est l'un des nombreux combats juridiques que le prince Harry a menés contre les tabloïds britanniques. Il a précédemment obtenu des accords à l'amiable de Mirror Group Newspapers et poursuit ses actions contre News Group Newspapers. Les autres plaignants comprenaient le chanteur Elton John et son mari David Furnish, l'actrice Liz Hurley, la militante antiraciste baronne Doreen Lawrence, l'ancien homme politique Simon Hughes et l'actrice Sadie Frost. La décision a été rendue le jour même de l'arrivée de Harry à Londres pour les Invictus Games.


