Gouvernement · Varsovie

Le parti au pouvoir polonais ébranlé après qu'un médecin sans spécialisation a géré une file rapide VIP et gagné 1,6 million PLN dans un hôpital public de Varsovie

Un médecin de 29 ans sans spécialisation a gagné 1,6 million PLN en 2025 tout en coordonnant le service des urgences d'un hôpital public de Varsovie et en gérant une file d'accès rapide VIP pour les élus de la Coalition Civique et leurs familles. Le Premier ministre Donald Tusk a qualifié le système de « dégénéré » et ordonné un audit global des dépenses de santé publique.

Texte IA fondé sur les articles de Do Rzeczy, www.gazetaprawna.pl, TOK FM et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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En bref

Varsovie · Pologne

L'affaire éclate

Dawid Kacprzyk, un médecin de 29 ans qui n'a pas encore terminé sa spécialisation, a gagné environ 1,6 million PLN en 2025 grâce à des services médicaux, selon sa déclaration de patrimoine. Il a cumulé 3 976 heures au seul hôpital du Sud de Varsovie (soit une moyenne de 331 heures par mois) tout en étant conseiller municipal de la Coalition Civique (KO) pour Ursus et en apparaissant à la télévision comme commentateur.

Les révélations, rapportées par Portal Zero, ont également montré que Kacprzyk, en tant que coordinateur du service des urgences de l'hôpital, avait mis en place un parcours préférentiel pour les politiciens de la coalition au pouvoir et leurs proches. Ces patients étaient reçus en quelques minutes dans une salle dédiée avec canapés et télévision, tandis que les patients ordinaires attendaient des heures.

« Le système est vraiment dégénéré. Au fil des années, il est devenu de moins en moins efficace et de plus en plus orienté vers l'augmentation des revenus d'au moins certains médecins. »

Donald Tusk, premier ministre de Pologne

Répercussions politiques

Kacprzyk a démissionné de la Coalition Civique immédiatement après la publication des rapports. Le maire de Varsovie, Rafał Trzaskowski, a ordonné des audits de tous les services d'urgence de la capitale. Les figures de l'opposition se sont emparées de l'affaire : le candidat du PiS au poste de Premier ministre, Przemysław Czarnek, a déclaré aux journalistes que les 1,6 million PLN représentaient « une masse de services qui n'ont pas été fournis aux Polonais, car KO, avec le PSL et la Gauche, n'a pas d'argent pour eux » et a prédit que cela marquerait le début de la fin du camp au pouvoir.

La députée PiS Małgorzata Wassermann a soulevé la question de savoir si la carrière de Kacprzyk avait été rendue possible par sa carte de parti et a estimé que l'affaire faisait peser des soupçons sur deux infractions pénales : la fraude et la mise en danger de la vie et de la santé des patients. La députée KO Dorota Łoboda a insisté sur le fait que le parti ne passerait pas l'affaire sous silence, ajoutant que « aucun d'entre nous ne savait que de telles pratiques existaient ».

Réaction du gouvernement

Le Premier ministre a annoncé avoir demandé à la Cour suprême des comptes (NIK) un examen complet des dépenses de santé publique et que le gouvernement accélérerait la législation permettant à l'administration de suivre les revenus médicaux individuels liés aux numéros d'identification nationale (PESEL). Le conseil des ministres a adopté mardi un projet de loi donnant ce pouvoir aux autorités.

« Ce salaire élevé m'indigne à deux égards... Je pense au niveau de sécurité des patients dans les lieux où ce médecin était rémunéré. »

Małgorzata Gałązka-Sobotka, directrice de l'Institut de gestion de la santé de l'Université Lazarski

La rémunération des médecins sous les projecteurs

Le scandale a attiré l'attention sur les tarifs que les médecins peuvent exiger dans le système public polonais. Sur les réseaux sociaux, des soignants ont ouvertement discuté de leurs attentes. Un médecin généraliste avec environ 20 ans d'expérience dans la région de Lublin a déclaré qu'elle attend désormais 280 à 300 PLN de l'heure. Un pédiatre avec 12 ans d'expérience a révélé un salaire net horaire effectif d'environ 90 PLN sur un contrat de travail, un chiffre que d'autres médecins ont jugé beaucoup trop bas. Plusieurs ont fait valoir qu'un spécialiste en pédiatrie ne devrait pas travailler pour moins de 250 PLN de l'heure, surtout dans les grandes villes.

Attentes salariales horaires déclarées pour les médecins dans le système public polonaisPLN
Pédiatre (12 ans d'expérience, net réel sur contrat de travail)
90 PLN
Pédiatre (minimum recommandé, surtout dans les grandes villes)
250 PLN
Médecin généraliste (20 ans d'expérience, région de Lublin, attendu)
290 PLN

Données tirées du texte de l’article

Questions systémiques plus profondes

Le Dr Małgorzata Gałązka-Sobotka, directrice de l'Institut de gestion de la santé de l'Université Lazarski, a déclaré à TOK FM que la solution législative du gouvernement n'était qu'« une réponse à un incendie qui brûle depuis des années » et n'abordait pas les défaillances systémiques révélées par l'affaire. Elle a souligné l'absence de contrôles appropriés sur les heures de travail des médecins et la supervision fragmentaire de la manière dont les fonds publics sont versés aux prestataires individuels.

« Nous avons affaire à la suspicion de deux crimes : fraude et mise en danger de la vie et de la santé des patients. »

Małgorzata Wassermann, députée PiS

Le directeur de l'hôpital est un ancien vice-ministre de la Santé d'un précédent gouvernement PO-PSL, et le conseil d'administration comprend de nombreuses personnalités des collectivités locales liées à la Coalition Civique. L'affaire est devenue un point d'éclair pour le mécontentement plus large à l'égard de l'état du système de santé publique polonais.

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