Cuisine & Mode · Paris et Amsterdam

Un sac à main présenté comme fabriqué à partir de cellules de peau de Tyrannosaurus rex ne trouve pas preneur aux enchères à Paris, les offres plafonnant à 150 000 €

Un sac à main présenté comme le premier au monde fabriqué à partir de cuir de Tyrannosaurus rex cultivé en laboratoire n'a pas trouvé d'acheteur chez Drouot à Paris jeudi, l'offre la plus élevée de 150 000 € étant bien en deçà de l'estimation de 300 000 €.

Texte IA fondé sur les articles de Franceinfo, The Independent, Deutsche Welle et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Paris, Amsterdam · France, Pays-Bas
Comment on en est arrivé là
  1. 2001Un fémur de T. rex contenant des fragments de collagène est découvert dans le Montana, aux États-Unis.
  2. Printemps 2026Le sac à main fini est exposé au zoo Artis d'Amsterdam, aux Pays-Bas.
  3. 11 juinLa vente aux enchères à l'Hôtel Drouot à Paris échoue à vendre le sac ; l'offre la plus élevée atteint 150 000 €.

La vente aux enchères

Un sac à main expérimental produit à partir de collagène extrait d'un fossile de Tyrannosaurus rex a été mis aux enchères à l'Hôtel Drouot le 11 juin. La maison de vente Giquello avait fixé un prix de départ à 100 000 € et estimé la pièce à 300 000 €, mais les enchères n'ont jamais dépassé 150 000 € (environ 150 000 $). Le lot a été retiré sans être vendu.

« Ce qui est rare est cher. Mais ici, ce n'est pas rare, c'est unique. Cela fait partie des cinq objets les plus incroyables que j'ai vus en vingt-cinq ans de carrière. »

Alexandre Giquello, commissaire-priseur et président de Drouot

Le sac noir minimaliste a été conçu par la marque polonaise Enfin Leve et avait été exposé plus tôt dans l'année au zoo Artis d'Amsterdam aux côtés d'un squelette de dinosaure.

Comment un sac de dinosaure a été fabriqué

Des scientifiques ont extrait des fragments de collagène d'un fémur de T. rex découvert dans le Montana il y a environ 25 ans. Ces résidus protéiques ont été utilisés pour donner des instructions à une culture cellulaire afin de produire ce que le paléontologue Iacopo Briano a appelé « de la vraie peau de T. rex ».

« Ces dernières années, nous avons réussi à développer des techniques, des biotechnologies, avec lesquelles nous pouvons donner des instructions à une culture cellulaire pour construire, entre guillemets, de la vraie peau de T. rex en laboratoire. C'est une culture cellulaire, donc c'est de la peau à 100 %. En même temps, elle provient d'un animal qui s'est éteint il y a 67 millions d'années. »

Iacopo Briano, paléontologue impliqué dans la vente aux enchères

Le matériau obtenu a été transformé en cuir et façonné en sac à main.

Authenticité sous examen

Tous les scientifiques ne sont pas convaincus. Regis Debruyn du Muséum national d'Histoire naturelle à Paris a noté que le collagène pourrait provenir du dinosaure mais pourrait tout aussi bien provenir d'autres matières organiques présentes dans les restes. « Nous n'aurons aucun moyen de le confirmer ou de le réfuter », a-t-il déclaré. La paléontologue américaine Mary Schweitzer, qui avait initialement identifié des restes de tissus mous dans le fossile du Montana, a également contesté l'affirmation, soulignant que le collagène est une molécule générique présente chez de nombreux animaux.

Un aperçu du luxe cultivé en laboratoire

Au-delà du spectacle de la vente aux enchères, les partisans de cette technologie affirment qu'elle ouvre la voie à un avenir où le cuir de luxe pourrait être produit sans abattre d'animaux. La vente, même infructueuse, a été présentée comme une preuve de concept pour des matériaux synthétiques qui pourraient éventuellement remplacer les peaux animales dans la mode haut de gamme.

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Sources et contexte

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