
Rentrée scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles : heures de cours accrues et réformes budgétaires
Près de 900 000 élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles retournent en classe le 24 août 2026, alors que le temps d'enseignement dans le secondaire passe à 22 heures par semaine et que les indemnités maladie diminuent.
Augmentation des heures d'enseignement et ajustements des effectifs
Ce lundi 24 août 2026, environ 900 000 élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles feront leur rentrée scolaire dans le cadre d'une série de nouvelles réglementations adoptées par un décret programme en juin. Une disposition centrale augmente le temps de cours hebdomadaire des enseignants du deuxième cycle du secondaire de 20 à 22 périodes, sans compensation salariale. Le gouvernement a introduit cette mesure pour réduire les déficits budgétaires de la Communauté française. Comme les heures supplémentaires pour les enseignants à temps plein réduisent les missions disponibles pour les personnels non statutaires, les temporaires doivent chercher des heures complémentaires dans d'autres écoles ou dans les degrés inférieurs du secondaire. Pour amortir l'impact, l'administration a adopté des garanties temporaires qui maintiennent les volumes de cours pour les enseignants temporaires prioritaires à leur niveau du 3 juillet 2026 jusqu'au 31 décembre 2026. Le gouvernement rappellera également en classe les enseignants détachés auprès d'organisations de jeunesse et d'associations pour aider à combler les pénuries de personnel.
- Ancienne obligation
- 20 périodes
- Nouvelle obligation à partir d'août 2026
- 22 périodes
Réduction des indemnités maladie et ajustements budgétaires
Le train de réformes resserre également les dispositifs de fin de carrière, connus localement sous le nom de DPPR, et modifie l'indemnisation des congés maladie. Après épuisement de leur quota de jours de maladie entièrement payés, le revenu de remplacement des enseignants tombera immédiatement à 60 % de leur salaire de base. Sous l'ancien régime, le personnel absent recevait 80 % la première année de maladie et 70 % la deuxième année avant d'atteindre 60 % la troisième année. Dans l'enseignement primaire, les fournitures scolaires de base gratuites seront étendues aux élèves de cinquième année, la sixième année devant suivre l'année prochaine. Cependant, le gouvernement a supprimé l'enveloppe budgétaire spécifique précédemment allouée aux écoles pour ces matériels. Les établissements doivent désormais financer les fournitures et les programmes de repas scolaires subventionnés à partir de leurs dotations de fonctionnement standard, qui ne bénéficieront d'aucune augmentation correspondante.
Déploiement du tronc commun
Parallèlement aux mesures d'économie, le tronc commun entrera dans sa prochaine phase en étant lancé en première année du secondaire. Conçu dans le cadre du Pacte pour un enseignement d'excellence, le tronc commun a été lancé en maternelle en 2020 et s'est étendu à l'école primaire en 2022. L'horaire révisé de la première année du secondaire comprend une heure supplémentaire de mathématiques, deux périodes dédiées aux compétences numériques demandées par la ministre de l'Éducation Valérie Glatigny, et une période de formation manuelle, technique et technologique. En outre, les écoles offriront deux périodes hebdomadaires de soutien personnalisé aux élèves. La première année différenciée séparée pour les élèves n'ayant pas obtenu leur certificat d'études primaires sera supprimée, les ressources réaffectées étant attribuées à un encadrement renforcé.
- Le tronc commun commence en maternelle
- Le tronc commun s'étend à l'enseignement primaire
- Le gouvernement approuve le décret programme et les mesures d'économie
- Début de l'année scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles
- La ministre Valérie Glatigny rencontre les représentants syndicaux de l'éducation
- Fin de la garantie transitoire pour les enseignants temporaires prioritaires
Mobilisation syndicale et prochaines négociations gouvernementales
Les syndicats représentant le personnel éducatif ont exprimé une opposition soutenue aux décrets, bien qu'aucune fermeture d'école ne soit attendue le jour de la rentrée. Roland Lahaye du syndicat CSC Enseignement a déclaré que le personnel accueillerait les élèves comme prévu lundi.
Je ne pense pas que les écoles seront fermées à la rentrée, car les enseignants savent que c'est un moment important pour les élèves.
Les dirigeants syndicaux prévoient de convoquer des assemblées d'école dans les semaines à venir pour coordonner les futures actions de protestation, tandis que l'opérateur de transport public TEC a annoncé des grèves de plusieurs jours. Adrien Rosman du syndicat Setca-Sel a indiqué que la détermination des enseignants restait intacte malgré la pause estivale.
Il n'y a aucune raison pour que les deux mois d'été aient altéré la détermination des membres du personnel.
En réponse aux tensions, la ministre Glatigny a programmé une consultation avec les représentants de l'éducation le 1er septembre 2026. Le gouvernement entend mettre en place un comité de suivi composé de directeurs d'école, d'économistes et d'autres acteurs de l'éducation pour évaluer le déploiement des mesures.


