
Remco Evenepoel s'offre un record avec une quatrième victoire sur la Clasica San Sebastian, battant Carapaz après une crevaison
Six jours après avoir terminé deuxième du Tour de France, Remco Evenepoel a surmonté une crevaison tardive pour remporter la Clasica San Sebastian pour la quatrième fois, établissant un nouveau record de l'épreuve.
Le record
Remco Evenepoel (Red Bull-BORA-hansgrohe) a remporté samedi la 45e Clasica San Sebastian, sa quatrième victoire dans ce classique du World Tour d'un jour. Déjà vainqueur en 2019, 2022 et 2023, il est désormais seul avec quatre succès, battant le précédent record de trois détenu par le Basque Marino Lejarreta. Le parcours de 221,1 kilomètres comptait 4 150 mètres de dénivelé à travers les collines du Pays basque. Evenepoel arrivait seulement six jours après sa deuxième place derrière Tadej Pogačar sur le Tour de France, où il a également remporté deux étapes.
Les premiers mouvements et l'échappée
La première action sérieuse de la journée a eu lieu lorsque huit coureurs se sont échappés après 25 kilomètres : Tim Rex (Visma-Lease a Bike), Valentin Ferron (Cofidis), Lorenzo Quartucci (Burgos Burpellet BH), Adne Holter (Uno-X Mobility), Nickolas Zukowsky (Pinarello Q36.5), Joan Bou (Caja Rural-Seguros RGA), Inigo Elosegui (Kern Pharma) et Nicolas Alustiza (Euskaltel-Euskadi). Leur avance a dépassé les trois minutes. Au premier passage de la ligne d'arrivée, à 80 kilomètres de l'arrivée, le peloton accusait un retard de 2 minutes 45 secondes. Dans l'ascension du Jaizkibel (7,9 km à 5,6 %), l'échappée a éclaté ; Rex et Quartucci ont gardé l'avance, rejoints plus tard par Maxim Van Gils, Bart Lemmens, Jay Vine et Sean Quinn pour former un nouveau groupe de tête à six.
La crevaison et le retour
Les chances d'Evenepoel ont chuté lorsqu'il a crevé son pneu arrière à environ 50 kilomètres de l'arrivée, perdant plus de 30 secondes. Il a poursuivi seul dans la descente de l'Erlaitz (3,8 km à 11,1 %) et a rejoint le peloton avant le sommet. À ce moment-là, à 42,7 kilomètres de l'arrivée, le champion en titre Giulio Ciccone (Lidl-Trek) menait un groupe de dix qui comprenait encore Van Gils.
- Échappée de huit coureurs, dont Tim Rex et Valentin Ferron.
- Le peloton accuse un retard de 2:45 ; l'avance de l'échappée diminue.
- L'échappée éclate ; un nouveau groupe de six se forme avec Rex, Van Gils, Vine et al.
- Evenepoel crève, perd plus de 30 secondes.
- Evenepoel revient seul dans le peloton.
- Sommet de l'Erlaitz ; Giulio Ciccone mène un groupe de dix.
- Début de l'ascension du Murgil Tontorra (2 km à 9,7 %, pentes à 16 %).
- Evenepoel attaque ; seul Richard Carapaz peut suivre.
- Le duo creuse un écart de 29 secondes sur les poursuivants.
- Evenepoel remporte le sprint devant Carapaz.
L'attaque décisive sur le Murgil Tontorra
À 10 kilomètres de l'arrivée, la course a attaqué le décisif Murgil Tontorra, une ascension de 2 kilomètres à 9,7 % de moyenne avec des passages à 16 %. Evenepoel a lancé une accélération brutale à 8,7 kilomètres de la ligne. Seul Richard Carapaz (EF Education-EasyPost) a pu suivre. Carapaz, vainqueur du classement de la montagne et du prix de la combativité sur le Tour, s'est accroché à la roue du Belge alors que le duo distançait rapidement le premier groupe de contre.
Sprint vers Saint-Sébastien
Travaillant ensemble dans la section plate finale, Evenepoel et Carapaz ont creusé un écart de 29 secondes sur les poursuivants. Dans le sprint à deux, Evenepoel a facilement distancé l'Équatorien pour décrocher son quatrième titre historique. Ben Tulett (Visma-Lease a Bike) a remporté le sprint de ce groupe pour la troisième place.
Les Suisses en lumière
Deux cyclistes suisses se sont distingués dans la poursuite. Jan Christen, deuxième en 2024, a terminé septième, tandis que Marc Hirschi, vainqueur en 2024, a franchi la ligne en huitième position. Leur présence a souligné le statut de la course comme un test clé post-Tour.


