Diplomatie · Évian-les-Bains, Washington, D.C. et Téhéran
Les États-Unis publient le texte de l'accord de cessez-le-feu avec l'Iran : ouverture du détroit, fonds de 300 milliards de dollars, mais les questions nucléaires et Israël reportées
Un mémorandum d'entente en 14 points engage les États-Unis à lever leur blocus naval et à contribuer au financement de 300 milliards de dollars pour la reconstruction iranienne, tandis que l'Iran accepte de rouvrir le détroit d'Ormuz et de négocier sur son programme nucléaire dans un délai de 60 jours.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, The New York Times, France 24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Les États-Unis lèveront leur blocus naval dans les 30 jours et l'Iran commencera immédiatement à dégager le détroit d'Ormuz afin que le trafic marchand retrouve son niveau d'avant-guerre.
Les États-Unis et leurs partenaires régionaux s'engagent à un plan global de développement économique pour l'Iran, avec un objectif de financement minimum de 300 milliards de dollars.
Le Trésor américain délivrera immédiatement des dérogations pour les exportations iraniennes de pétrole brut et de produits pétrochimiques. Toutes les sanctions seront levées une fois l'accord final conclu.
L'Iran réitère qu'il ne construira pas d'armes nucléaires, mais le sort de l'uranium enrichi et l'étendue de ses activités nucléaires doivent encore être négociés dans un délai de 60 jours.
L'accord ordonne la fin des combats sur tous les fronts, y compris au Liban, mais Israël n'est pas signataire et ses opérations militaires sur le territoire libanais ne sont pas traitées.
- 14 juinLes États-Unis et l'Iran signent le mémorandum d'entente en 14 points.
- 17 juinUn haut responsable américain lit le texte complet lors du sommet du G7 en France.
- 19 juinCérémonie de signature officielle attendue en Suisse, lançant la période de négociation de 60 jours pour un accord final.
Ce que dit le document
Le mémorandum d'entente, conclu il y a trois jours, a été lu à haute voix par un haut responsable américain lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains mercredi. Le texte décrit une « fin immédiate et permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban » et ordonne aux États-Unis de lever leur blocus naval dans les 30 jours. L'Iran, de son côté, « prendra immédiatement des mesures » pour rouvrir le détroit d'Ormuz afin que le trafic commercial retrouve son volume d'avant-guerre dans les 30 jours.
L'accord n'est pas un traité de paix définitif. Le président Trump lui-même a souligné ce point lors du sommet.
« C'est un mémorandum d'entente. Et si je ne l'aime pas, nous retournerons leur tirer dessus, leur larguer des bombes sur la tête. »
Argent et sanctions
Washington s'est engagé à travailler avec des partenaires régionaux sur un « plan global » pour la réhabilitation économique de l'Iran, soutenu par au moins 300 milliards de dollars. L'administration Trump a également promis de lever les sanctions sur le pétrole brut iranien, les produits pétrochimiques et les services connexes, y compris la banque et l'assurance, avant même la conclusion d'un accord définitif. Une fois l'accord final signé, les États-Unis déclarent que toutes les sanctions unilatérales – primaires et secondaires – seront levées selon un calendrier à négocier.
L'Iran a également réaffirmé sa déclaration de longue date selon laquelle il ne « produira jamais d'armes nucléaires » et a accepté de se débarrasser ou de diluer les stocks d'uranium enrichi. Les détails de la mise en œuvre sont renvoyés à la période de négociation de 60 jours.
Ce qui manque
Le document ne règle pas les deux points les plus sensibles. Premièrement, il ne dit rien sur la partie qui contrôlera le détroit d'Ormuz, même si le blocage de cette voie navigable par l'Iran a provoqué la plus grande perturbation des approvisionnements énergétiques de l'histoire moderne. Deuxièmement, les opérations militaires d'Israël au Liban – et son occupation de plus d'un cinquième du territoire libanais – ne sont pas abordées, car ni le Liban ni le Hezbollah ne sont signataires.
Trump a exprimé à plusieurs reprises sa frustration envers le Premier ministre Benjamin Netanyahu au sujet des attaques continues d'Israël, mais le projet n'a aucun mécanisme pour imposer un arrêt sur ce front.
Prochaines étapes
Le mémorandum devrait être officiellement signé en Suisse vendredi, un événement qui déclenchera un délai de 60 jours pour que les deux camps concluent un accord final. Les discussions les plus difficiles – sur l'avenir du programme nucléaire iranien et le statut final des sanctions – ont été reportées à cette fenêtre. Certains responsables américains sont sceptiques quant à la possibilité de parvenir à un accord aussi rapidement, compte tenu des mois de négociations infructueuses avant et pendant la guerre.
L'administration Trump décrit le cadre comme « fondé sur la performance » : l'Iran ne recevra les avantages économiques que s'il respecte ses engagements. Mais les critiques, y compris des commentateurs de la presse américaine et britannique, qualifient le texte de liste de capitulations qui donne à Téhéran les revenus pétroliers et l'allègement des sanctions tout en reportant toutes les décisions difficiles.
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Sources et contexte
- Donald Trump
- Président des États-Unis, a annoncé l'accord lors du sommet du G7 en France.
- Masoud Pezeshkian
- Président de l'Iran, devrait signer le mémorandum d'entente vendredi.
- Benjamin Netanyahu
- Premier ministre d'Israël, dont les opérations militaires continues au Liban ont attiré les critiques de Trump.
- Lieux
- États-Unis, Washington
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