Gouvernement · Lisbonne

La réforme du travail du gouvernement portugais rejetée après que le Chega s'est allié à l'opposition de gauche

Le Parlement portugais a rejeté vendredi une réforme phare du code du travail, après que le parti d'extrême droite Chega s'est joint à l'opposition de gauche pour faire échouer la proposition du gouvernement de centre droit.

Texte IA fondé sur les articles de Notícias ao Minuto, Publico, Correio da Manha et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Lisbonne · Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. 11 déc.Grève générale contre la réforme du travail par l'UGT et la CGTP
  2. 3 juinDeuxième grève avec un soutien syndical partiel
  3. 19 juinLe Parlement rejette la proposition du gouvernement

Le vote décisif

La proposition du gouvernement visant à réviser la législation du travail a été rejetée à l'Assemblée de la République le 19 juin. Seuls les partis soutenant le gouvernement (PSD, CDS-PP) et l'Initiative libérale (IL) ont voté pour. Le Chega, le Parti socialiste (PS), Livre, le Parti communiste (PCP), le Bloc de gauche (BE), le Parti personnes–animaux–nature (PAN) et le JPP ont tous voté contre, scellant le sort du texte.

« Notre seule coalition est avec les Portugais. »

André Ventura, président du parti Chega

Le marchandage de dernière minute du Chega

Le Chega avait passé les heures précédant le vote à exiger des concessions, notamment un abaissement de l'âge de la retraite, la restauration des jours de congé, une meilleure protection des mères allaitantes et des conditions améliorées pour les travailleurs postés. Le chef du parti, André Ventura, a rencontré le Premier ministre Luís Montenegro à deux reprises à São Bento et a brièvement suspendu les travaux parlementaires pour poursuivre les discussions. Ces demandes n'ayant pas été satisfaites, le Chega a retiré ses voix.

« À la 25e heure, le député André Ventura a voulu compromettre la pérennité de la Sécurité sociale. Personne ne joue avec les retraites des Portugais. »

Hugo Soares, chef du groupe parlementaire du PSD

Ventura a rejeté l'accusation, insistant sur le fait que le parti réclamait un abaissement de l'âge de la retraite depuis mai. « Le Chega a fait le travail que le PS, les syndicats et le PCP n'ont pas fait », a-t-il déclaré.

Les syndicats se réjouissent

Les syndicats ont salué la défaite. L'UGT a parlé d'« une victoire pour le mouvement syndical et pour les travailleurs », félicitant chaque parti qui a voté contre une loi qui, selon elle, réduisait les droits, affaiblissait les familles et attaquait la négociation collective. Le secrétaire général de la CGTP, Tiago Oliveira, a convenu que le résultat était un signal adressé au gouvernement, ajoutant que la lutte des travailleurs au cours des 11 derniers mois avait été décisive.

« C'est un signal pour le gouvernement. Ils légifèrent comme si le pays était un fichier Excel, oubliant les travailleurs. »

Tiago Oliveira, secrétaire général de la CGTP

Le coût politique

Cet échec compromet l'un des projets législatifs phares du gouvernement Montenegro et ne lui laisse aucune voie parlementaire pour revenir sur la réforme. Alors que le résultat du vote était annoncé, les bancs de la gauche et des membres du public dans la galerie ont longuement applaudi, ce qui a poussé le président de l'Assemblée de la République, José Pedro Aguiar-Branco, à déclarer cette manifestation inacceptable et à déplorer la rupture de la bienséance.

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