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Gouvernement·-3 h

Le Congrès espagnol va voter sur une motion invitant Sánchez à se soumettre à un vote de confiance après que la demande d'élections a de nouveau été bloquée

L'organe de direction du Congrès espagnol, contrôlé par le gouvernement et ses alliés, a de nouveau bloqué une demande d'élections anticipées, mais permettra un vote la semaine prochaine sur une motion invitant le Premier ministre Pedro Sánchez à envisager de se soumettre à un vote de confiance.

La poussée électorale bloquée

Plus tôt cette semaine, le Parti populaire (PP) et le parti séparatiste catalan Junts ont simultanément déposé des amendements à une motion du PP exigeant que le Congrès convoque des élections générales anticipées. La Mesa del Congreso, l'organe de direction de la chambre où le PSOE et Sumar détiennent la majorité, a opposé son veto à ces amendements mardi, arguant que la dissolution du parlement est une prérogative exclusive du Premier ministre. Le PP a ensuite déposé une nouvelle motion en trois points jeudi, demandant au Congrès de déclarer son souhait d'élections immédiates, d'exiger la démission du gouvernement et, à défaut, d'inciter Sánchez à organiser un vote de confiance.

Chronologie de la semaine de pression parlementaire
  1. Le PP et Junts déposent des amendements demandant des élections anticipées ; la Mesa les bloque.
  2. Le PP dépose une nouvelle motion en trois points : élections, démission et vote de confiance.
  3. La Mesa admet partiellement la motion, bloquant les demandes d'élections et de démission mais autorisant la demande de vote de confiance.
  4. Le Congrès prévu pour voter sur la résolution non contraignante invitant Sánchez à envisager un vote de confiance.

Ce que la Mesa a admis

Vendredi, la Mesa a de nouveau rejeté les deux premiers points : le souhait d'élections anticipées et l'exigence de démission du gouvernement. Le troisième point a cependant été admis. Il précise que le Congrès « insta al Presidente del Gobierno a considerar la oportunidad de plantear una cuestión de confianza, de conformidad con la prerrogativa que le confiere la Constitución, atendiendo al carácter político, sin vinculación jurídica ». Cette formulation reprend exactement le texte déposé par Junts en février de cette année (une initiative précédente qui n'a jamais été votée après que le PSOE et Junts ont conclu un accord).

Réaction et le facteur Junts

Le PP a qualifié le veto partiel de la Mesa de « nouvel outrage » de la part de sa présidente socialiste Francina Armengol.

Une fois de plus, Francina Armengol agit au service de Pedro Sánchez, pliant à ses ordres au lieu de sauvegarder les intérêts de tous les représentants du peuple espagnol à la Chambre.

Parti populaire
Le parti avait déclaré qu'il ne comprendrait pas que la nouvelle formulation ne soit pas admise dans son intégralité. Le soutien de Junts a été essentiel : le vote de la semaine prochaine pourrait montrer qu'une majorité de députés souhaitent que Sánchez mette son mandat en jeu.

Ce que signifie un vote de confiance

En vertu de l'article 112 de la Constitution espagnole, seul le Premier ministre, après délibération en Conseil des ministres, peut soumettre sa continuité à un vote de confiance du Congrès. La motion désormais admise est une déclaration politique sans force juridique ; Sánchez n'est pas obligé d'agir. Mais un soutien clair de la chambre constituerait un coup dur, d'autant plus qu'une série d'affaires de corruption a érodé la position du gouvernement. Le PP vise à démontrer que l'exécutif ne dispose plus d'une majorité fonctionnelle.

Prochaines étapes

La résolution sur le vote de confiance sera débattue et votée lors de la dernière séance plénière ordinaire avant les vacances d'été, la semaine du 22 juin. Bien que son effet pratique soit nul, l'arithmétique parlementaire (avec le PP, Vox et Junts signalant leur soutien) pourrait officiellement souligner l'isolement de Sánchez, accentuant la pression pour un retour anticipé aux urnes.

Madrid

8 sources

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