
Un tribunal d'Athènes condamne deux policiers pour le viol d'une jeune femme de 19 ans dans le commissariat d'Omonia, rejetant la demande d'acquittement du procureur
La cour d'assises d'Athènes a reconnu deux policiers coupables du viol en réunion d'une jeune femme de 19 ans dans le commissariat d'Omonia en octobre 2022, contredisant la recommandation d'acquittement du procureur.
Verdict contre les réquisitions
Une majorité de juges et de jurés de la cour d'assises d'Athènes a reconnu deux policiers coupables de viol par acte conjoint sans consentement le 10 juillet 2026. Ce verdict contredit directement le procureur, qui avait soutenu que, bien que les agents aient commis des infractions disciplinaires graves, les preuves n'atteignaient pas le seuil pénal requis pour un viol. La cour a requalifié l'accusation initiale de viol en réunion en viol par acte conjoint sans consentement avant de rendre le verdict de culpabilité.
Ils ont commis de graves infractions disciplinaires, mais malgré la dépravation morale, les choses ne sont pas claires au niveau de la responsabilité pénale.
Le procureur avait indiqué au tribunal qu'il n'était pas convaincu par le témoignage de la plaignante affirmant n'avoir consenti à aucun acte sexuel, citant son comportement pendant l'incident et le fait qu'elle n'avait pas appelé à l'aide malgré la présence d'un bureau d'aide aux victimes de violences conjugales à proximité.
La nuit du 11 octobre 2022
Selon le témoignage de la jeune femme de 19 ans, elle a abordé les agents alors qu'ils patrouillaient dans le quartier de Thiseio pour leur poser une question concernant un problème au restaurant où elle travaillait. Ils ont affirmé ne pas être au courant et lui ont suggéré de s'adresser à l'agent de service au commissariat d'Omonia. Une fois sur place, a-t-elle déclaré, deux des hommes l'ont conduite dans le vestiaire et l'ont violée pendant que l'un filmait l'agression avec une caméra cachée dans son sac.
Le comportement de la plaignante n'est pas celui d'une personne effrayée ayant subi des violences. Aucun malaise ni refus n'est apparu ; elle n'a pas dit « non », elle n'a pas montré de refus.
Les prévenus ont admis lors de leur témoignage qu'un contact sexuel avait eu lieu à l'intérieur du commissariat. Ils ont qualifié leurs actes d'erreur mais ont insisté sur le fait que tout s'était déroulé avec le consentement de la jeune femme.
Condamnation pour violation de données personnelles
L'un des deux policiers condamnés a également été reconnu coupable, à l'unanimité, de violation de la législation sur le traitement des données personnelles. Il avait enregistré les actes avec une caméra placée dans son sac sans le consentement de la jeune femme. Le procureur avait soutenu cette accusation spécifique tout en recommandant l'acquittement pour les chefs de viol.
Troisième agent acquitté
Le troisième policier, accusé de complicité de viol, a été acquitté à la majorité. Le tribunal a estimé que sa participation n'atteignait pas le seuil de la responsabilité pénale en tant que complice.
Peine à venir
Le tribunal a suspendu l'audience après avoir annoncé le verdict et se réunira dans l'après-midi du 10 juillet pour entendre les arguments sur les circonstances atténuantes et déterminer les peines des deux hommes condamnés. La durée de leur peine d'emprisonnement sera fixée lors de cette audience.


