Pogacar au bord d'un cinquième sacre sur le Tour, Carapaz gagne l'étape reine, Ackermann abandonne, finale à Paris écourtée
Tadej Pogacar a terminé quatrième de l'étape reine et aborde le dernier jour avec une avance de 6 minutes 26 secondes. Richard Carapaz a remporté l'étape, Pascal Ackermann a abandonné avec émotion, et la finale parisienne est réduite à 89 kilomètres en raison des incendies de forêt.
Étape reine : Carapaz saisit sa chance sur l'Alpe d'Huez
Samedi, l'étape de 170,9 km reliant Le Bourg-d'Oisans à la mythique station de ski de l'Alpe d'Huez a offert la dernière explication en montagne du Tour de France 2026. L'Équatorien Richard Carapaz, connu comme un spécialiste de l'échappée, a attaqué depuis un groupe d'échappés matinaux et a résisté pour remporter l'étape. Il a été aidé par deux chutes de l'Américain Sepp Kuss, qui menait la course sur la route. Remco Evenepoel, le double champion olympique belge, a dépassé Kuss en perte de vitesse pour prendre la deuxième place, tandis que Kuss a réussi à terminer troisième. Tadej Pogacar, maillot jaune, a franchi la ligne en quatrième position, ralentissant délibérément pour aider son jeune coéquipier mexicain Isaac del Toro à sécuriser la troisième place au classement général.
Pogacar aux portes d'un cinquième Tour
La course prudente de Pogacar signifie qu'il abordera l'étape finale avec une avance de 6 minutes 26 secondes sur Evenepoel, qui roule pour l'équipe allemande Red Bull, et de 9 minutes 42 secondes sur del Toro. Sauf incident improbable, le Slovène de 27 ans est en passe de remporter son cinquième Tour de France, s'ajoutant à ses victoires de 2020, 2021, 2023 et 2024.
- Remco Evenepoel
- 386 secondes
- Isaac del Toro
- 582 secondes
Le Tour d'Ackermann se termine en larmes
Le sprinteur allemand Pascal Ackermann a abandonné dans l'ascension du col de la Croix-de-Fer, sa troisième participation au Tour de France se soldant par une amère déception. S'exprimant sur ZDF, il a décrit des jambes qui ne répondaient plus.
Mes jambes n'ont tout simplement pas pu suivre aujourd'hui. J'étais à ma limite absolue ces deux derniers jours. Je n'arrivais tout simplement plus à avancer.
Le coureur de 32 ans souffrait d'une blessure au genou subie la veille lorsqu'il est entré en collision avec une voiture d'équipe en tentant de dépasser sur une route de montagne. Sa roue avant s'est prise et il a basculé par-dessus le capot, se tordant le genou.
Je me suis levé chaque matin de cette course de trois semaines avec de la douleur. J'espérais que ça irait mieux, mais ce n'a pas été le cas aujourd'hui. Ce n'est pas une excuse. Les jambes étaient vides. Mais le genou a aussi joué un rôle.
Ackermann, qui a remporté plusieurs étapes du Giro et de la Vuelta mais jamais sur le Tour, a obtenu son meilleur résultat de cette édition avec une septième place lors de la 8e étape à Bergerac. Il a refusé de blâmer les foules immenses qui bordaient le parcours, bien qu'il ait noté que quelques spectateurs imprudents causent parfois des problèmes. « Il y a toujours quelques-uns qui font une bêtise. Mais fondamentalement, ce n'était pas terrible. Le problème, c'est que les voitures ne peuvent souvent pas passer », a-t-il déclaré. La voix brisée, il a avoué : « Mon grand objectif était d'atteindre Paris. Je n'y suis pas parvenu, je suis assez déçu. »
Finale parisienne réduite à 89 km en raison des risques d'incendie
Les organisateurs du Tour ont annoncé que l'étape finale de dimanche sera considérablement raccourcie en raison des incendies de forêt qui brûlent dans le sud-ouest de la France. Le plan initial de 133 km au départ de la banlieue de Thoiry a été abandonné. Le peloton s'élancera plutôt à l'intérieur de Paris et ne parcourra que 89 km. Deux tours supplémentaires du circuit des Champs-Élysées ont été ajoutés, tandis que les trois ascensions de la butte Montmartre sont maintenues. Cet ajustement concentre l'action de la journée entièrement dans la capitale et vise à libérer les services d'urgence pour les opérations de lutte contre les incendies.


