
Le PIB du Canada augmente de 3,3 % au deuxième trimestre, évitant la récession grâce à la hausse des exportations
Statistique Canada a fait état d'un taux de croissance économique annualisé de 3,3 % entre avril et juin, soutenu par une hausse de 3,6 % des expéditions à l'étranger et une révision à la hausse de la production du premier trimestre qui a effacé une récession technique.
Chiffres de croissance et évitement de la récession
Le produit intérieur brut du Canada a augmenté à un rythme annualisé de 3,3 % au deuxième trimestre 2026, rebondissant après six mois d'activité économique quasi stable. En rythme trimestriel, le PIB réel a augmenté de 0,8 % pour les trois mois se terminant en juin, contre 0,1 % (révisé à la hausse) au premier trimestre. Statistique Canada a révisé sa performance annualisée du premier trimestre, passant d'une contraction initiale de 0,1 % à un gain de 0,3 %. Cette révision à la hausse a confirmé que l'économie canadienne a évité une récession technique, définie comme deux trimestres consécutifs de contraction, après une baisse de 1 % au quatrième trimestre 2025. Le résultat de 3,3 % a également dépassé le taux de croissance annualisé de 2,5 % projeté par la Banque du Canada dans son rapport monétaire de juillet. Peu après la publication prévue à 8 h 30 le 28 août, une panne sur le site de Statistique Canada a perturbé l'accès du public aux tableaux détaillés du PIB pendant plusieurs heures.
Reprise des exportations dans le secteur automobile
Le commerce extérieur a été le principal contributeur à la croissance du deuxième trimestre, les exportations totales augmentant de 3,6 %. Cette expansion représente la plus forte hausse des expéditions canadiennes à l'étranger depuis le premier trimestre 2023. La forte activité exportatrice a été tirée par l'industrie de la fabrication automobile, où les exportations de voitures particulières et de camions légers ont augmenté de 27,0 %. La reprise des livraisons à l'exportation s'est produite alors que les fabricants ajustaient leurs routes d'approvisionnement et écoulaient les arriérés accumulés lors des perturbations commerciales antérieures. Les investisseurs et les analystes de marché ont surveillé si la croissance était soutenue par les dépenses de consommation et l'investissement privé ou maintenue par le soutien gouvernemental.
- Exportations d'automobiles et de camions
- 27 %
- Exportations totales
- 3.6 %
- Investissement des entreprises
- 2.3 %
- Demande intérieure finale
- 1 %
- Consommation des ménages
- 0.8 %
- Croissance trimestrielle du PIB
- 0.8 %
Demande intérieure et dépenses d'investissement
L'activité intérieure s'est développée au cours du deuxième trimestre, les achats des ménages et les engagements de capitaux privés ayant augmenté. La demande intérieure finale, qui mesure la consommation totale et les dépenses d'investissement dans l'économie, a augmenté de 1 % après avoir légèrement baissé au premier trimestre. Les dépenses de consommation finale des ménages ont augmenté de 0,8 %, atteignant leur taux de croissance le plus élevé en trois trimestres. La formation brute de capital fixe des entreprises a progressé de 2,3 %, devenant positive après une contraction de 1,3 % au premier trimestre. Cette amélioration représente la première expansion trimestrielle de l'investissement des entreprises canadiennes en 18 mois, menée par les dépenses en bâtiments résidentiels, structures non résidentielles, machines et équipements commerciaux.
Escalade tarifaire et exposition commerciale
Le rebond économique a coïncidé avec une escalade des différends commerciaux entre Ottawa et Washington. Les chaînes d'approvisionnement nord-américaines avaient déjà subi des coûts d'exploitation plus élevés pendant plus de 18 mois de droits de douane américains à l'importation. Les négociations bilatérales entre les deux pays ont échoué après des semaines de pourparlers, lorsque le Premier ministre canadien Mark Carney a mis fin aux discussions avec les responsables de Washington. Le président des États-Unis, Donald Trump, a ensuite imposé un nouveau droit de douane de 50 % sur les importations canadiennes, entré en vigueur samedi. En réponse, le gouvernement canadien a annoncé des droits de douane de rétorsion sur les produits américains qui doivent entrer en vigueur le 8 septembre 2026. La dépendance commerciale entre les deux voisins reste importante, les États-Unis achetant environ 70 % des exportations de marchandises canadiennes et fournissant 60 % du total des importations du Canada.
- Le PIB canadien se contracte de 1 %.
- L'économie augmente de 0,3 % après une révision à la hausse par rapport à une contraction initiale de 0,1 %.
- La Banque du Canada projette une croissance annualisée de 2,5 % pour le deuxième trimestre.
- Statistique Canada fait état d'une croissance annualisée de 3,3 % au deuxième trimestre.
- Les mesures de rétorsion commerciale du Canada contre les États-Unis doivent entrer en vigueur.


