Édouard Philippe propose une confédération du centre-droit alors que Gérald Darmanin soutient sa candidature présidentielle
Lors d'un rassemblement politique à Tourcoing le 30 août 2026, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de la Justice Gérald Darmanin ont appelé à un front uni du centre-droit, proposant des candidatures communes dans les circonscriptions pour les prochaines élections législatives.
Rassemblement à Tourcoing et soutien
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a accueilli l'ancien Premier ministre Édouard Philippe le 30 août 2026 pour sa rentrée politique dans le jardin botanique de Tourcoing, situé dans le département du Nord. Le rassemblement a réuni entre 600 et 1 000 participants, parmi lesquels des ministres, des sénateurs, des députés, des élus locaux et des militants du parti Populaires ! de Darmanin. Darmanin, qui avait officiellement soutenu Philippe à la mi-août après avoir renoncé à une candidature à l'Élysée pour éviter la division, a décrit le président d'Horizons comme la seule figure capable de remporter l'élection présidentielle et d'obtenir une majorité parlementaire à l'Assemblée nationale. Comparant Philippe à un capitaine de navire qui mènerait le camp sainement au port, Darmanin a proposé de servir comme son second, tout en insistant que leur bloc politique ne doit présenter qu'un seul candidat au scrutin présidentiel.
Nous ne pouvons pas avoir plusieurs candidats au premier tour. Nous devons avoir un seul candidat au premier tour.
Proposition d'une confédération législative
S'adressant à l'auditoire à Tourcoing, Philippe a présenté une stratégie visant à réaliser une recomposition politique en unissant la droite et le centre. Il a proposé de créer soit un nouveau parti politique, soit une confédération de partis, qui désignerait des candidats uniques dans chaque circonscription législative sous une bannière commune et un contrat de majorité convenu pour obtenir une majorité législative après l'élection présidentielle. Philippe a déclaré que cette organisation collective permettrait à différentes sensibilités politiques de gouverner ensemble après la course présidentielle.
Il ne s'agit pas de refaire l'UMP. Il s'agit de construire le contrat de gouvernement, ou le nouveau parti, ou la nouvelle confédération de partis, qui permettra à tous ceux qui veulent unir leurs forces au service du pays de gouverner ensemble.
- Édouard Philippe est Premier ministre sous Emmanuel Macron
- Gérald Darmanin soutient officiellement Édouard Philippe pour la présidence
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Convergence politique sur la sécurité et l'immigration
Philippe a détaillé les principes fondamentaux de son alliance proposée, mettant l'accent sur l'engagement envers l'État de droit, le modèle démocratique, l'intégration européenne, une économie de marché, une école républicaine fondée sur le mérite, la conscience climatique, la dignité individuelle et la sécurité nationale. Il a soutenu que s'unir autour de ces valeurs était nécessaire pour empêcher la France de basculer soit vers La France Insoumise à gauche, soit vers le Rassemblement national de Marine Le Pen. En réponse aux conditions politiques fixées par Darmanin deux semaines plus tôt, Philippe a convenu de la nécessité de restreindre les titres de séjour sans imposer un moratoire pur et simple, garantissant l'entrée continue des étudiants étrangers et des professionnels nécessaires comme les médecins. Il a également approuvé l'octroi de pouvoirs élargis aux maires pour aider la police et le système judiciaire, ainsi que des révisions de l'aide sociale inspirées du Danemark sans nécessiter de réforme constitutionnelle.
Dialogue sur les retraites et rivalité au sein de la coalition
Les discussions au jardin botanique ont également porté sur la politique sociale et économique, Darmanin ayant exhorté à accorder une plus grande attention aux frustrations sociales. Sur la réforme des retraites, les deux figures ont affirmé la nécessité de travailler plus longtemps tout en tenant compte des professions spécifiques et des difficultés de la vie. Darmanin avait précédemment critiqué les propositions visant à relever l'âge de la retraite à 67 ans, tandis que Philippe a promis qu'un plan de réforme des retraites juste et responsable serait dévoilé prochainement. Philippe a fait remarquer que, bien qu'une polyphonie politique existe au sein de leur alliance, les décisions ultimes reviennent au leader. Cet effort de consolidation a lieu alors que Gabriel Attal, le secrétaire général de Renaissance, brigue également la direction de la majorité présidentielle.


