
Paris rend le casque et l'équipement réfléchissant obligatoires pour les conducteurs de trottinettes électriques après 79 morts sur la route en 2025
La préfecture de police de Paris a rendu obligatoires le casque et l'équipement réfléchissant pour les utilisateurs de trottinettes électriques et de gyropodes à partir du 7 août 2026, après que 79 usagers vulnérables de la route ont trouvé la mort en France en 2025, contre 45 l'année précédente.
Nouvelles règles en vigueur
La préfecture de police de Paris a annoncé samedi 8 août 2026 que le casque et l'équipement réfléchissant de haute visibilité sont désormais obligatoires pour tous les utilisateurs de trottinettes électriques, gyropodes, hoverboards, monoroues et autres engins de déplacement personnel motorisés similaires sur la voie publique à Paris et dans sa petite couronne. La petite couronne comprend les départements des Hauts-de-Seine (92), de la Seine-Saint-Denis (93) et du Val-de-Marne (94). Les règles sont entrées en vigueur le vendredi 7 août, dès la publication de l'arrêté préfectoral, et s'appliquent à toute heure du jour et de la nuit sur toutes les voies publiques.
Les conducteurs pris sans casque s'exposent à une amende forfaitaire de 135 €, tandis que ceux sans gilet réfléchissant ou équipement de haute visibilité s'exposent à une amende de 35 €. La préfecture a indiqué que ces mesures répondent à une augmentation significative des accidents corporels impliquant ces engins, dont une proportion substantielle provoque des traumatismes crâniens graves ou mortels. L'arrêté précise que la coexistence avec les autres usagers de la route multiplie les risques de collision et de chute, et que les conducteurs sont particulièrement exposés en raison de l'absence de carrosserie, des vitesses atteintes et de la mauvaise visibilité, notamment de nuit.
Hausse des victimes
Selon les données de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, citées par la préfecture de police dans son arrêté, la proportion d'usagers vulnérables de la route, en particulier les utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisés, parmi les tués ou les blessés graves a fortement augmenté. En 2025, 79 personnes utilisant ces engins sont décédées, soit 34 de plus que les 45 recensées l'année précédente. Environ 1 100 utilisateurs de trottinettes électriques ont été grièvement blessés en 2025, soit une augmentation de 33 % par rapport à 2024.
- Paris vote l'interdiction des trottinettes en libre-service pour des raisons de sécurité
- Madrid interdit les trottinettes en libre-service
- Bruxelles annonce qu'elle interdira les trottinettes en libre-service
- Les règles sur le casque et l'équipement réfléchissant entrent en vigueur à Paris et dans la petite couronne
- La préfecture de police de Paris annonce publiquement les nouvelles règles
- Les départements du Nord et de la Manche doivent mettre en œuvre des exigences similaires en matière de casque
- 2024
- 45 décès
- 2025
- 79 décès
Trottinettes en libre-service déjà disparues
Les trottinettes électriques en libre-service ont disparu des rues de Paris en 2023, lorsque la ville a voté leur interdiction pour des raisons de sécurité. Cependant, les engins privés restent largement utilisés dans la capitale. D'autres villes européennes ont également renforcé les règles concernant les deux-roues. Madrid a interdit les trottinettes en libre-service en 2024, et Bruxelles a annoncé en juin 2026 qu'elle suivrait la même voie.
Mosaïque de règles locales
Plusieurs départements français ont déjà rendu obligatoires le casque et l'équipement réfléchissant pour les utilisateurs d'engins de déplacement personnel motorisés, notamment la Seine-et-Marne, les Alpes-Maritimes, le Vaucluse et l'Yonne. Les départements du Nord et de la Manche doivent mettre en œuvre des exigences similaires le 1er septembre 2026. Dans la Manche, où un quart des décès sur la route impliquent désormais des usagers de la mobilité douce, le préfet Marc Chappuis a introduit ces règles pour réduire les conséquences parfois dramatiques des accidents.
Selon le Code de la route français actuel, le casque n'est obligatoire pour les cyclistes que jusqu'à 12 ans, et pour les engins de déplacement personnel motorisés qu'en dehors des agglomérations. Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, a déclaré au Figaro vendredi qu'elle a demandé à la Sécurité routière de travailler sur un projet d'harmonisation du port obligatoire du casque au niveau national. Son cabinet a indiqué que l'objectif est de généraliser l'obligation du casque aux trottinettes électriques et aux cyclistes en toutes circonstances et sur l'ensemble du territoire, notant que l'équipement obligatoire est déterminé en fonction de l'exposition au risque, notamment les différences de vitesse, la présence de poids lourds et l'état de la chaussée.


