
Viorel Pașca arrêté : le scandale des maisons de retraite illégales en Roumanie – 401 morts, caches d’argent liquide et manifestations de rue
Les procureurs de la DIICOT ont arrêté Viorel Pașca, son épouse, trois de ses fils et une collaboratrice pour avoir présumé diriger un réseau illégal de maisons de retraite dans le județ de Bihor. Plus de 400 résidents vulnérables ont été évacués et 401 décès sont liés à ce centre, déclenchant une manifestation de soutien d’environ 300 personnes à Oradea.
La perquisition et les arrestations
Le 30 juin 2026, les procureurs de la DIICOT ont mené des perquisitions dans tout le județ de Bihor, démantelant un réseau de maisons de retraite non agréées gérées par Viorel Pașca via son association « Dumbrava - Dumnezeu poartă de grijă ». Le 1er juillet, six personnes – Pașca, son épouse, trois fils et une administratrice des succursales de Bihor – ont été placées en garde à vue pour 24 heures. Les procureurs ont demandé une arrestation préventive de 30 jours ; une audience au tribunal est fixée au 2 juillet à 10h00. Cinq suspects supplémentaires ont été placés sous contrôle judiciaire.
- Perquisitions de la DIICOT découvrant des maisons de retraite illégales à Bihor
- Viorel Pașca et cinq autres personnes placés en garde à vue pour 24 heures
- Manifestation de soutien rassemblant 300 personnes à Oradea
- Audience au tribunal sur l’arrestation préventive de 30 jours
Ce qui a été découvert
Les perquisitions ont révélé plus de 400 résidents – des personnes souffrant de handicaps physiques et mentaux, amenées par des institutions publiques, des hôpitaux ou la police – dans 17 maisons. L’association ne possédait pas d’agrément pour les services sociaux, a confirmé le ministère du Travail. Les éléments saisis comprennent 217 cartes bancaires, 19 cartes sociales, sept bons d’essence, des documents d’identité pour 409 résidents et de l’argent liquide en plusieurs devises : 246 750 lei, 15 000 $, 7 880 €, 4 920 $ CA, 4 700 CHF, 1 150 £ et plus de 11 000 lei provenant d’un véhicule. Le préjudice total estimé dépasse 13 millions de lei (2,5 millions d’euros).
Les décès et la négligence médicale
Un terrain jouxtant un cimetière gréco-catholique contenait 401 corps de personnes décédées dans les centres au fil des ans. Le personnel médical de l’hôpital d’urgence du județ de Bihor a déclaré que les patients étaient fréquemment abandonnés dans les gares ou envoyés aux urgences lorsque les centres voulaient « se débarrasser » d’eux. Après les évacuations, 35 patients ont été amenés aux urgences et neuf ont été hospitalisés pour des pathologies graves. Le Dr Hadrian Borcea, chef du service des urgences, a décrit des cas de dégradation biologique extrême qui avaient été ignorés.
Quand j’ai le temps, je parle ! Ils ne me laissent pas !
La défense et le soutien
L’avocat de Viorel Pașca, Răzvan Doseanu, a qualifié les accusations d’infondées, affirmant que les résidents n’étaient pas négligés et que tout ce qui était humainement possible avait été fait. Il a fait valoir que les autorités elles-mêmes avaient amené des personnes à Pașca parce que les centres publics étaient pleins ou inexistants. Environ 300 sympathisants se sont rassemblés sur la place de l’Union à Oradea le soir du 1er juillet, scandant « Dieu prend soin ! Viorel, innocent ! » et « DIICOT, honte ! » L’organisateur Dan Craznic a déclaré que la manifestation était spontanée via les réseaux sociaux, critiquant l’ampleur de l’opération policière.
Si l’État avait fait son travail, il n’y aurait pas de problème avec M. Pașca et les autorités publiques ne seraient pas venues voir un particulier pour amener des personnes en phase terminale qui pourraient mourir dans la rue.
Nous voulons dire stop aux abus des institutions de force de l’État, qui ont pris des mesures contre M. Viorel Pașca. Cet homme a fait beaucoup de bien.
Réactions officielles
Le ministre du Travail, Dragoș Pîslaru, a reconnu que les institutions de l’État avaient toléré et étaient complices du réseau : « Je crois qu’une analyse honnête et approfondie de la façon dont nous en sommes arrivés là est nécessaire. » Il a souligné le devoir de l’État d’agir avec empathie. Le communiqué de la DIICOT précisait que le groupe exploitait les victimes pour obtenir des dons, des pensions, des allocations d’invalidité et des allocations funéraires, les maintenant dans la dépendance sans soins appropriés.
Il est de mon devoir de réitérer que l’État a l’obligation d’agir avec empathie pour aider les personnes vulnérables. C’est pourquoi je crois que nous avons besoin d’une analyse honnête et approfondie de la façon dont nous en sommes arrivés là.

