
Le Sénat vote 59-25 pour confirmer Sylwia Gregorczyk-Abram comme prochain Ombudsman de Pologne
Le Sénat a voté 59-25 pour confirmer Sylwia Gregorczyk-Abram, levant le dernier obstacle pour l'avocate et militante des droits de l'homme qui devient le prochain médiateur des droits des citoyens de la Pologne. Elle remplace le professeur Marcin Wiącek, dont le mandat de cinq ans expire le 23 juillet.
Le Sénat donne son approbation finale
Le Sénat a voté 59 à 25 mercredi 22 juillet 2026 pour confirmer Sylwia Gregorczyk-Abram comme prochain médiateur des droits des citoyens de la Pologne. Aucun sénateur ne s'est abstenu. Le consentement de la chambre haute était le dernier obstacle parlementaire ; le Sejm avait déjà approuvé sa candidature cinq jours plus tôt.
La fonction de médiateur devrait être un lieu de dialogue. La Constitution de la République de Pologne est comme une charte des droits de l'homme, et le rôle du médiateur en découle.
Elle s'est adressée aux sénateurs avant le vote, décrivant la fonction comme un gardien constitutionnel des droits fondamentaux.
Vote du Sejm et candidat rival
La chambre basse a soutenu Gregorczyk-Abram vendredi 17 juillet, avec 233 voix pour et 177 pour Adam Borowski, le candidat proposé par Droit et Justice (PiS). La commission de la Justice et des Droits de l'homme du Sejm avait émis un avis favorable sur sa candidature le mercredi précédent, tout en donnant une évaluation négative à Borowski.
Borowski, un militant d'opposition de l'époque communiste, dirige aujourd'hui le club varsovien de « Gazeta Polska » et est associé aux cercles PiS. Gregorczyk-Abram a été nommée conjointement par la Coalition civique (KO) et la Gauche (Lewica). Selon la constitution polonaise, le médiateur est nommé par le Sejm avec l'accord du Sénat.
Une avocate et militante
Née en 1982, Gregorczyk-Abram est une avocate et défenseure des droits de l'homme basée à Varsovie. Elle a obtenu son diplôme de droit à l'Université de Varsovie et a également suivi le programme du Centre d'études de droit américain. Elle possède des diplômes de troisième cycle en droit médical, bioéthique et sociologie de la médecine de l'Université de Varsovie, ainsi qu'en droit pénal-fiscal et économique de l'Université Jagellonne. Elle a été admise au barreau de Varsovie en 2010.
Son profil public s'est développé à partir de son rôle de cofondatrice de l'initiative « Wolne Sądy » (Tribunaux libres), lancée en 2017 lors de manifestations massives contre les changements apportés à la Cour suprême. Elle reste au conseil d'administration de cette organisation. Elle a également cofondé le Comité pour la défense de la justice et siège au conseil d'administration de l'Association Prof. Zbigniew Hołda.
En mai 2025, elle a été nommée présidente d'une commission au ministère de la Justice chargée de découvrir les mécanismes de répression contre les organisations de la société civile et les militants entre 2015 et 2023. Lorsque le projet de création de la commission a été annoncé un mois plus tôt, elle l'a qualifié d'obligation morale de l'État.
C'était une obligation morale de l'État.
Elle s'est également engagée en faveur des droits des personnes handicapées, citant fréquemment sa propre expérience de mère d'un enfant handicapé.
Lignes de fracture politique
Gregorczyk-Abram a été une critique importante des réformes judiciaires menées par le gouvernement PiS. L'hebdomadaire Do Rzeczy a rapporté qu'elle était liée à un groupe WhatsApp nommé « Wejście », où les participants discutaient de la prise de contrôle des médias publics TVP, Radio Polskie et l'Agence de presse polonaise. Un membre a écrit que la situation « sent la loi martiale » mais a soutenu qu'un cri de 50 vaut mieux qu'une preuve de l'impuissance du gouvernement.
La commission qu'elle préside a été décrite par certains médias comme dirigée contre PiS, reflétant la profonde polarisation politique entourant sa nomination.
## Passation Gregorczyk-Abram succédera au professeur Marcin Wiącek, qui a été médiateur depuis 2021. Son mandat de cinq ans expire le 23 juillet 2026. La nouvelle médiatrice devrait prendre ses fonctions le lendemain.
- La commission de la Justice du Sejm émet un avis favorable à Gregorczyk-Abram, défavorable à Borowski
- Le Sejm vote 233-177 en faveur de Gregorczyk-Abram
- Le Sénat vote 59-25 pour confirmer la nomination
- Fin du mandat du médiateur sortant Marcin Wiącek
- Gregorczyk-Abram devrait entrer en fonction


