Démantèlement d'un réseau de traite de personnes transgenres à Valence : neuf victimes sud-américaines libérées
La police espagnole a démantelé un gang criminel qui retenait neuf femmes transgenres originaires d'Amérique du Sud dans un bordel à Valence, les contraignant à la prostitution et à la consommation de drogues.
Une opération coordonnée de la Policía Nacional espagnole a démantelé un réseau de prostitution organisé à Valence, aboutissant à l'arrestation de cinq personnes et à la libération de neuf victimes transgenres.
L'enquête
Les enquêteurs ont d'abord identifié le principal suspect lors d'un contrôle de routine dans la rue fin 2025. Les agents ont trouvé l'homme en possession de plusieurs téléphones portables et de carnets remplis de notes relatives à des services sexuels. L'affaire a été confiée à la Brigada Provincial de Extranjería y Fronteras, qui a retracé l'activité jusqu'à un réseau criminel structuré.
Une organisation hiérarchisée
Le gang fonctionnait avec une division claire du travail. Certains membres occupaient des postes de direction, tandis que d'autres contrôlaient la gestion quotidienne du bordel, géraient les distributions financières et passaient des annonces en ligne pour des services sexuels. L'enquête financière a mis au jour des dépôts en espèces, des virements bancaires et des dépenses sur des plateformes de contenu pour adultes, avec des comptes détenus sous des noms d'emprunt pour dissimuler les profits.
Des victimes maintenues sous un contrôle strict
Neuf femmes transgenres, toutes originaires de pays d'Amérique du Sud, ont été libérées lors de l'opération. La police affirme qu'elles étaient retenues contre leur gré et contraintes à offrir des services sexuels, parfois sous l'emprise de stupéfiants. Elles étaient soumises à des restrictions de mouvement strictes et à un système d'amendes qui renforçait leur dépendance économique et leur vulnérabilité.
Perquisition et saisies
Deux propriétés ont été perquisitionnées fin mai 2026. Les agents ont saisi de l'argent liquide, de la méthamphétamine, de la cocaïne, du tusi (cocaïne rose) et de la marijuana, ainsi que des balances de précision, du matériel de conditionnement de drogues, des appareils électroniques et des registres manuscrits reliant le trafic sexuel et le trafic de drogue. L'un des appartements servait de bordel clandestin où les neuf victimes ont été retrouvées.
Conséquences
Les cinq détenus, quatre femmes et un homme âgés de 27 à 54 ans, sont accusés d'association criminelle, de prostitution coercitive et de trafic de stupéfiants. L'enquête reste ouverte et d'autres arrestations ne sont pas exclues.


