
L'Italien Tajani obtient la libération de Nessy Guerra après une nuit de détention dans un conflit de garde d'enfant en Égypte
La citoyenne italienne Nessy Guerra et sa fille de trois ans ont été emmenées dans un commissariat du Caire à 3 heures du matin mercredi, puis relâchées quelques heures plus tard après l'intervention directe du ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani.
Détention nocturne
La police égyptienne s'est présentée au domicile de Nessy Guerra au Caire à 3 heures du matin le 1er juillet 2026 et l'a emmenée, elle et sa fille de trois ans, Aisha, dans un commissariat. Le ministère italien des Affaires étrangères a indiqué que cette action semblait liée à une ordonnance d'un juge égyptien exigeant que le père, Tamer Hamouda, voie l'enfant.
Elle a été emmenée à 3 heures du matin avec son enfant, sur ordre du parquet, pour permettre au père, Tamer Hamouda, de la voir.
L'ambassadeur d'Italie Agostino Palese et la consule Giulia De Nardis se sont précipités au commissariat pour assister Guerra, qui n'a pas pu quitter l'Égypte depuis des mois en raison d'un conflit de garde avec son mari dont elle est séparée.
Intervention diplomatique et libération
Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani est intervenu directement, et l'ambassadeur Palese a obtenu la libération de Guerra. Elle est rentrée chez elle avec sa fille le même matin. Tajani a ensuite remercié le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty et les autorités égyptiennes pour leur coopération, déclarant sur les réseaux sociaux que le travail se poursuivrait pour ramener Guerra et son enfant en Italie dès que possible.
Bataille pour la garde et imbroglio juridique
La question centrale est la garde de la mineure Aisha. Hamouda, décrit comme un Italo-Égyptien, a un casier judiciaire en Italie pour plusieurs infractions et a récemment été arrêté, puis libéré sous caution, pour avoir menacé le consul italien à Hurghada. Guerra, originaire de Sanremo, a été reconnue coupable d'adultère le 28 avril par un tribunal égyptien, qui a confirmé un verdict de première instance du 19 février, suite à une plainte de Hamouda. Aucune décision définitive de garde ou de droit de visite n'existe, a souligné son avocat.
L'ordonnance du parquet ne peut être exécutée car il n'existe pas de décision de justice établissant la garde ou les droits de visite. Ce que nous craignons, c'est que ce soit une ruse pour arrêter Nessy et l'envoyer en prison.
Pression de Rome
Le gouvernement italien a exercé une pression de haut niveau sur les autorités égyptiennes tout au long de la nuit et de la matinée pour assurer une protection maximale à Guerra et à son enfant, en particulier pour éviter de nouveaux épisodes de violence ou de menaces de la part du mari, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Je me demande comment ils peuvent envisager de permettre à un fou avec un long casier judiciaire de voir sa fille, et qu'une femme victime de violence soit traitée de cette façon. Je veux savoir où s'arrête la Convention d'Istanbul sur les violences de genre et où commencent les droits des personnes.
- La police égyptienne emmène Guerra et sa fille du domicile au commissariat
- L'ambassadeur italien Palese et la consule De Nardis arrivent pour assister
- Le ministre des Affaires étrangères Tajani intervient directement auprès des autorités égyptiennes
- Guerra et sa fille sont libérées, retour au domicile


