L'examen post-mortem a été réalisé à l'institut de médecine légale de l'hôpital Sant'Orsola et a duré entre cinq et six heures, impliquant sept spécialistes d'au moins trois disciplines. Quatre parties étaient présentes : le parquet de Bologne, la défense des deux agents, la défense des volontaires de la Croix-Rouge qui ont tenté la réanimation, et l'équipe juridique des proches de Fakir.
Les principales constatations macroscopiques, confirmées par plusieurs sources, sont la présence de sang vital dans les poumons et des signes de compression thoracique. Le sang a été décrit comme « vitale », c'est-à-dire qu'il s'est répandu alors que le cœur de Fakir battait encore. Un scanner réalisé la veille de l'autopsie avait déjà détecté le tableau asphyxique. Cependant, aucune fracture osseuse (y compris des côtes) n'a été trouvée, ni de commotion cérébrale. Un test toxicologique a donné un résultat positif à la cocaïne, et une légère irritation des voies respiratoires supérieures a été notée, probablement causée par le gaz lacrymogène utilisé par les agents.
L'autopsie n'a pas établi de cause définitive du décès. Deux récits radicalement différents ont émergé des mêmes preuves physiques. Fabio Anselmo, l'avocat de la famille de Fakir, a décrit les résultats comme « un quadro asfittico, dove è evidente che c'è stata una compressione » (un tableau asphyxique où la compression est évidente). Il a déclaré que les résultats montrent « asfissia posturale traumatica violenta con segni di infiltrazione emorragica sul dorso e polmoni pieni di sangue » (asphyxie positionnelle traumatique violente avec signes d'infiltration hémorragique sur le dos et poumons remplis de sang).
« Et comment tout ce sang s'est-il retrouvé dans les poumons ? Il l'a inhalé parce qu'ils l'ont frappé. Ce n'est pas du sang externe. Qu'est-ce que la cocaïne a à voir là-dedans ? »
Anselmo a établi des parallèles avec les morts de Riccardo Magherini à Florence en 2014 et de Federico Aldrovandi à Ferrare en 2005, tous deux décédés après avoir été maintenus face contre terre par les forces de l'ordre. Il a également critiqué le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi pour ses déclarations défendant la conduite des agents, le qualifiant d'« avvocato Piantedosi » et notant qu'il n'avait jamais vu une intervention gouvernementale aussi lourde dans une seule affaire en 42 ans de pratique.
Gabriele Bordoni, représentant les deux agents inscrits au registre 45-bis, a offert une lecture contraire. Il a déclaré que l'autopsie « non ha fatto emergere alcunché riferibile ad una azione eccessiva, violenta, da parte dei due agenti » (n'a rien révélé qui puisse être attribué à une action excessive ou violente de la part des deux agents). Bordoni a attribué la compression thoracique aux manœuvres de réanimation effectuées par les volontaires du 118. Il a également soutenu que le sang visible sous la tête de Fakir dans une vidéo récemment apparue provenait d'une blessure à la nuque, subie lorsque Fakir, après avoir mordu la jambe d'un agent, s'est écorché en se tortillant sur le sol.
« Il n'y a qu'une seule blessure que Fakir s'est infligée, alors qu'il était retenu, et c'est à la nuque. »
Une nouvelle vidéo obtenue par plusieurs médias montre les instants suivant immédiatement la mort de Fakir. Un policier scientifique soulève un drap recouvrant le corps, révélant Fakir allongé sur le dos, la bouche ouverte et les chevilles encore entravées. Une grande flaque de sang est visible sous sa tête, avec des traces supplémentaires sur son visage. Anselmo s'est emparé du sang dans les poumons, demandant comment il pourrait être expliqué par la consommation de cocaïne et déclarant que le test toxicologique préliminaire était un dépistage indicatif, pas une analyse complète fiable, qui prendra des jours.
Le parquet a ouvert une enquête pour homicide par négligence (omicidio colposo). Les experts nommés par le tribunal ont jusqu'à 90 jours pour déterminer si l'hémorragie pulmonaire était la cause directe du décès ou un facteur contributif parmi d'autres. La question centrale non résolue reste de savoir si la compression s'est produite alors que Fakir était vivant, pendant les cinq minutes environ où il a été maintenu face contre terre, les mains et les pieds liés, ou post-mortem lors des tentatives de réanimation.
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Une autopsie préliminaire d'Abderrahim Fakir, 42 ans, mort après avoir été maîtrisé par la police dans le quartier Pilastro de Bologne le 19 juillet, a révélé du sang dans les poumons et des signes de compression thoracique, sans fractures osseuses ni traumatisme cérébral. Ces résultats ont déclenché une bataille d'interprétations entre les avocats de la famille et ceux représentant les deux agents sous enquête.
Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, il Giornale.it, Fanpage et d’autres médias. Modifié .