
Séisme de magnitude 4,7 dans les Champs Phlégréens près de Naples : quatre blessés et trains suspendus
Un séisme de magnitude 4,7 a secoué la caldeira volcanique des Champs Phlégréens, à l'ouest de Naples, vendredi soir, faisant quatre blessés légers, endommageant des bâtiments et entraînant la suspension de tous les trains locaux et du métro.
Le séisme
Vendredi 31 juillet 2026, à 19 h 46, un séisme de magnitude 4,7 a frappé la caldeira des Champs Phlégréens (Campi Flegrei), à l'ouest de Naples, en Italie. L'Institut national de géophysique et de volcanologie (INGV) a localisé l'hypocentre à environ 3 kilomètres de profondeur sous la caldeira, une structure volcanique de 13 kilomètres de large qui abrite un immense réservoir de magma. La ville de Pouzzoles, qui compte plus de 80 000 habitants, se trouve au centre de la caldeira et a subi le plus gros des dégâts.
Dégâts et blessés
L'agence de presse italienne ANSA a rapporté que quatre personnes ont été légèrement blessées. Des fragments de murs et de façades d'immeubles sont tombés dans les rues et sur des voitures garées à Pouzzoles. Les pompiers ont signalé des dégâts structurels mineurs dans des bâtiments à Naples et dans les communes environnantes, mais ont précisé qu'aucun appel n'avait nécessité d'opérations de sauvetage ou d'assistance immédiate aux habitants. Des coupures de courant ont été signalées dans certaines parties de la zone, ajoutant aux perturbations.
Chaos dans les transports et réaction du public
La secousse a provoqué une panique généralisée, les habitants de Naples et de ses banlieues se précipitant hors de leurs maisons vers les espaces ouverts. La secousse a été fortement ressentie sur les îles voisines de Procida et d'Ischia. Les autorités locales ont suspendu tous les trains régionaux et le métro par mesure de précaution afin d'inspecter les lignes aériennes et les infrastructures ferroviaires. Les perturbations ont duré toute la soirée pendant que les ingénieurs vérifiaient l'absence de dommages.
Un supervolcan agité
Les Champs Phlégréens sont l'un des systèmes volcaniques les plus dangereux au monde, une caldeira qui englobe une grande partie de l'ouest de Naples. Ces dernières années, les essaims sismiques sont devenus plus fréquents, ce qui a incité les autorités italiennes à renforcer la surveillance. L'événement de magnitude 4,7 est l'un des plus forts jamais enregistrés sur la caldeira. Il ravive le souvenir de la crise sismique du début des années 1980, lorsque le soulèvement accru du sol et les secousses persistantes avaient forcé l'évacuation de milliers d'habitants de Pouzzoles.
La longue histoire des séismes destructeurs en Italie
Les tremblements de terre sont relativement fréquents en Italie. Les régions centrales du Latium, de l'Ombrie et des Marches ont subi une série de fortes secousses en 2016 qui ont tué environ 300 personnes et causé d'importants dégâts. Le séisme le plus meurtrier des dernières décennies a été celui d'Irpinia, de magnitude 6,9, en novembre 1980, qui a fait environ 2 700 morts et rasé des centaines de villes dans le sud du pays. L'événement de vendredi, bien que beaucoup moins puissant, souligne le risque sismique persistant qui pèse sur la baie de Naples, densément peuplée.
