
L’Espagne confirme le meurtre d’une femme de 88 ans dans une affaire de violences conjugales à Madrid
Le ministère espagnol de l’Égalité a confirmé la mort d’une femme de 88 ans à San Sebastián de los Reyes comme un féminicide, portant à 37 le nombre de victimes en 2026.
Découverte au domicile
Une aide-soignante arrivant pour travailler jeudi matin 10 septembre 2026 a découvert une femme de 88 ans grièvement blessée dans son lit et son mari de 90 ans mort pendu à leur domicile de San Sebastián de los Reyes, au nord de Madrid. La femme avait subi un violent traumatisme crânien par objet contondant, ainsi que des blessures de défense aux bras. Les secours du Summa 112 ont stabilisé la victime sur place avant de la transporter à l’hôpital Infanta Sofía. Malgré les soins d’urgence, elle est décédée de ses blessures le vendredi 11 septembre.
Les enquêteurs de la police, dont le Groupe des crimes violents (DEVI) de la Police scientifique et la Division des homicides, ont pris en charge la scène afin de recueillir les preuves médico-légales. Les autorités judiciaires ont confirmé qu’aucune plainte pour violences conjugales n’avait été déposée contre le mari.
- Une aide-soignante découvre une femme de 88 ans gravement traumatisée et son mari de 90 ans pendu à leur domicile
- La victime décède à l’hôpital Infanta Sofía des suites d’un traumatisme crânien et de blessures de défense
- La délégation du gouvernement contre les violences de genre annonce une enquête en cours
- Le ministère de l’Égalité confirme officiellement l’affaire comme le 37e féminicide de 2026
Confirmation officielle et statistiques nationales
Lundi 14 septembre 2026, le ministère de l’Égalité a officiellement confirmé qu’il s’agissait d’un féminicide. Cette confirmation porte à 37 le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en Espagne en 2026. Depuis le début du registre national officiel en 2003, le total cumulé atteint 1 378 victimes.
Dans la Communauté de Madrid, cette affaire représente le quatrième féminicide recensé en 2026, ainsi que le 21e homicide dans la région sur la même période. Le tribunal spécialisé dans les violences de genre a pris le contrôle de la procédure judiciaire après les conclusions de l’équipe médico-légale et des enquêteurs de la section des homicides.
Réactions politiques et système de prévention
La ministre de l’Égalité, Ana Redondo García, et la déléguée du gouvernement contre les violences de genre, Carmen Martínez Perza, ont publié une condamnation conjointe exprimant leur soutien à la famille de la victime et appelant à une meilleure coordination institutionnelle. S’exprimant lors d’une inspection de sécurité dans le quartier madrilène de Vallecas, le délégué du gouvernement dans la Communauté de Madrid, Francisco Martín, a appelé à une implication plus large du public et des municipalités dans la prévention des violences conjugales.
L’enquête est ouverte. Pour l’instant, elle est traitée par le tribunal des violences de genre.
Martín a également noté qu’environ trente municipalités de la région madrilène n’ont pas adhéré à VioGén, le système centralisé de surveillance policière des violences de genre en Espagne, bien qu’elles remplissent les conditions administratives. Il a qualifié ces refus municipaux de totalement injustifiés.
Malheureusement, nous ne pouvons pas atteindre toutes les situations, et c’est pourquoi il est essentiel de faire appel à l’ensemble de la société pour que nous fassions tout notre possible afin d’apporter des solutions et de mettre fin à cette barbarie le plus tôt possible.
Les services d’aide aux victimes de violences conjugales en Espagne restent accessibles via la ligne nationale d’urgence 016, qui fonctionne 24 heures sur 24 en 53 langues, ainsi que par l’application mobile d’urgence Alertcops.


