
Le tribunal de Varsovie abandonne les poursuites contre un étudiant pour le meurtre à la hache de 2025 en raison de la folie
Le tribunal de district de Varsovie a abandonné les poursuites pénales contre Mieszko R., un étudiant en droit de 23 ans, pour l'attaque mortelle à la hache contre un concierge du campus en mai 2025, ordonnant son internement dans un établissement psychiatrique.
Décision du tribunal et expertise psychiatrique
Le 28 août 2026, le tribunal de district de Varsovie a fait droit à la requête du parquet de district Varsovie-Śródmieście Północ visant à abandonner les poursuites pénales contre Mieszko R., un ancien étudiant en droit accusé d'avoir tué un employé de l'université en mai 2025. L'audience à huis clos s'est déroulée dans une salle d'audience sécurisée spécialisée rue Kocjana, un lieu réservé aux affaires hautement sécurisées. Le tribunal a estimé que le suspect était totalement irresponsable pénalement au moment de l'attaque, ce qui l'exempte de toute responsabilité pénale en vertu de l'article 31, paragraphe 1, du code pénal polonais. Au lieu d'une peine d'emprisonnement, les juges ont ordonné son internement indéfini dans un hôpital psychiatrique fermé et ont prolongé sa détention provisoire jusqu'au 7 janvier 2027.
L'attaque du campus de mai 2025
L'attaque a eu lieu le 7 mai 2025 sur le campus central de l'université de Varsovie. Mieszko R., alors âgé de 22 ans, s'est approché d'une concierge de 53 ans alors qu'elle verrouillait l'entrée du bâtiment Auditorium Maximum. L'agresseur l'a frappée à plusieurs reprises avec une hache à la tête, au cou, au torse et aux bras, lui infligeant des blessures mortelles sur place. Un agent de la sécurité universitaire âgé de 39 ans est intervenu pour protéger la femme, subissant des blessures graves qui ont nécessité une hospitalisation d'urgence. Lorsque les policiers ont ensuite mis le suspect dans une camisole de force au poste, il a mordu un agent à la jambe.
- Une concierge de 53 ans est tuée et un agent de sécurité universitaire blessé lors d'une attaque à la hache à l'université de Varsovie.
- Des experts psychiatriques médico-légaux diagnostiquent un trouble psychotique chez le suspect après des semaines d'observation.
- Le parquet note que les experts recommandent d'envisager un placement après la détention dans un centre de prévention des comportements dissociaux.
- Le parquet de district de Varsovie dépose une requête en non-lieu pour cause d'irresponsabilité pénale.
- Le tribunal de district de Varsovie fait droit à la requête, ordonne l'internement psychiatrique et prolonge la détention jusqu'au 7 janvier 2027.
Évaluation psychiatrique et accusations pénales
Les enquêteurs ont initialement inculpé Mieszko R. de meurtre avec une cruauté particulière, de tentative de meurtre et de profanation de cadavre. Dans le cadre d'une procédure pénale standard, ces accusations entraînent des peines potentielles allant de 15 ans de prison à la réclusion à perpétuité. L'accusation de profanation faisait suite à des preuves selon lesquelles l'agresseur avait décapité la victime avec une hachette et avait tenté de consommer les restes. Après son arrestation, la police a noté des déclarations irrationnelles lors des interrogatoires, où il prétendait être un loup et un prédateur doté de pouvoirs surnaturels. Il a ensuite été transféré dans un centre de détention doté d'un service hospitalier psychiatrique dédié à Radom.
Une expertise psychiatrique et psychologique médico-légale complète, rendue le 12 janvier 2026, a fait suite à des semaines d'observation en milieu fermé. Les experts médicaux ont diagnostiqué chez Mieszko R. un trouble mental psychotique, concluant que les infractions étaient motivées par des traits de personnalité anormaux combinés à une psychose active et à une grave distorsion de la réalité. Le parquet a fait référence à ces conclusions en avril 2026 lorsqu'il a officiellement déposé sa requête en non-lieu.
Mesures de détention et réactions du public
Étant donné que le tribunal a appliqué l'internement psychiatrique comme mesure de sécurité préventive plutôt que comme une peine fixe, la durée de son séjour reste indéterminée. Des professionnels de la santé ont indiqué en février 2026 que si le suspect était un jour jugé éligible à une sortie de l'hôpital psychiatrique, les autorités devraient évaluer son transfert au Centre national de prévention des comportements dissociaux. Cette décision a suscité un débat public dans toute la Pologne. Plusieurs critiques ont souligné la position du père du suspect, un avocat bien connu dans la région de Poméranie, tandis que d'autres commentateurs juridiques ont noté que la nature de l'agression non provoquée confortait les conclusions médicales d'une altération psychiatrique complète.


