Meta a déclaré avoir achevé les mesures exigées par le Tribunal supérieur électoral, après que la cour lui a donné 24 heures pour démontrer un traitement équitable de Lula et de Flávio Bolsonaro.
De Standaard fait état d'une amende de 500 000 reais par jour (environ 88 500 euros), que le tribunal a doublée après l'absence de réponse de Meta à la décision, tandis qu'Il Sole 24 Ore évoque une astreinte de plus de 200 000 euros par jour.
Folha de São Paulo s'est procuré des messages de Meta dans lesquels un employé qualifie le compte de Lula de « restreint ». Ces messages ne prouvent pas que le désavantage ait été politiquement intentionnel.
Une étude du NetLab portant sur 7 677 publicités du 16 août au 4 octobre a trouvé que le PT payait 33 % à 43 % de plus que le PL dans trois estimations significatives, mais aucune n'a résisté à la revue méthodologique.
Le groupe WhatsApp aux plus de dix millions d'abonnés a été suspendu le 11 octobre à la demande de Flávio Bolsonaro, et le 23 octobre un juge a renvoyé toute mesure le visant à la formation plénière.
La campagne de Lula a saisi le Tribunal supérieur électoral (TSE) après que des partisans ont rapporté que leurs publications disparaissaient ou n'atteignaient que très peu de personnes. La campagne allègue que Meta a restreint les contenus favorables à Lula et favorisé Flávio Bolsonaro, sénateur du Parti libéral et chef de la droite au second tour du dimanche 25 octobre. Le 9 octobre, l'équipe de Lula n'a pas pu payer pour promouvoir des publications Instagram déjà en ligne pendant près de 24 heures, tandis que le profil de Flávio Bolsonaro était recommandé aux utilisateurs d'Instagram, alors même que les recommandations algorithmiques de candidats présidentiels sont interdites. Le juge Marco Aurélio Bellizze a accepté la demande de la campagne et ordonné que la plateforme ne puisse pas réduire la diffusion de contenus politiques. Le TSE a ensuite donné 24 heures à Meta pour démontrer qu'elle traite les deux candidats équitablement. Il Sole 24 Ore évoque une astreinte de plus de 200 000 euros par jour, tandis que De Standaard fait état d'une amende de 500 000 reais par jour (environ 88 500 euros), que le tribunal a doublée après l'absence de réponse de Meta. La cour a également exigé des preuves que les campagnes sur Facebook, Instagram et WhatsApp se déroulent équitablement.
Meta a déclaré avoir achevé les mesures nécessaires pour se conformer à la décision du TSE. L'entreprise attribue le problème des publications sponsorisées de Lula à un « bug technique » et nie toute manipulation. Son conseil de surveillance indépendant a conclu que l'entreprise n'en fait pas assez pour garantir l'équité des campagnes électorales et n'est pas suffisamment transparente sur sa politique de modération, selon De Standaard. Folha de São Paulo s'est procuré des messages internes de Meta montrant que des salariés étaient au courant du traitement inégal. Un employé a qualifié le compte de Lula de « restreint » et averti de possibles conséquences juridiques. Les messages ne montrent pas que ce désavantage ait été politiquement intentionnel.
Un second litige porte sur le groupe WhatsApp « Exército de Lula », qui compte plus de dix millions d'abonnés et est animé par André Janones, stratège numérique de la campagne de Lula, élu député du Minas Gerais. Le président du TSE, Kassio Nunes Marques, avait suspendu le canal le 11 octobre à la demande de Flávio Bolsonaro, pour suspicion de désinformation. Le jeudi 22 octobre, Nunes Marques a donné 24 heures à Meta pour remettre un rapport détaillé sur l'activité du groupe. Le vendredi 23 octobre, le juge Floriano Marques a estimé que toute mesure individuelle visant le groupe souffre d'un grave vice de compétence et doit être examinée par la formation plénière. Meta a affirmé que le groupe n'enfreint pas ses règles.
Le jeudi 22 octobre, Instagram a retiré une vidéo de MC Cabelinho issue du projet Revelando peu après son lancement, invoquant un recours excessif à l'intelligence artificielle. La vidéo critique Flávio Bolsonaro, et la campagne de Lula a cité ce retrait comme une preuve de traitement inégal. Cueva, le corregedor général électoral chargé du dossier de la campagne, a ordonné à Meta de faire réexaminer le contenu par un humain. Il a déclaré que les éléments disponibles ne montrent pas pour l'instant de traitement différencié fondé sur l'orientation politique, mais que l'épisode
« justifie que l'on prenne des mesures pour clarifier les motifs du retrait et garantir son réexamen rapide. »
Une étude du NetLab publiée le vendredi 23 octobre a analysé 7 677 publicités politiques diffusées sur les plateformes de Meta entre le 16 août et le 4 octobre, avec des données extraites le 8 octobre via l'API Ad Library de Meta. Dans trois des quatre estimations statistiquement significatives, le Parti des travailleurs (PT) a payé entre 33 % et 43 % de plus que le Parti libéral (PL) pour atteindre le même nombre de personnes. Après une revue méthodologique, aucune des estimations n'était statistiquement significative : les données ne permettent donc pas d'affirmer avec certitude que le PT a payé davantage. Les chercheurs ajoutent que cette revue ne démontre pas non plus que les prix étaient égaux, vu le faible nombre de pages liées aux deux partis. La rapporteuse spéciale de l'ONU Gina Romero a exhorté Meta à ne pas influencer l'élection brésilienne, écrivant que l'espace numérique doit être exempt d'ingérences inappropriées. Bernie Sanders a écrit à Mark Zuckerberg le jeudi pour lui demander si l'entreprise avait été en contact avec Donald Trump au sujet du scrutin brésilien. Des membres du Congrès américain ont également demandé des clarifications à Zuckerberg, selon la NZZ.
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Le tribunal électoral brésilien a demandé à Meta de s'expliquer sur le traitement réservé aux deux campagnes présidentielles avant le second tour du 25 octobre. Meta affirme s'être conformé aux demandes, tandis que l'équipe de Lula assure que ses contenus ont été restreints.
Texte IA fondé sur les articles de Il Sole 24 ORE, Notícias ao Minuto, Neue Zürcher Zeitung et d’autres médias. Publié .