
Merz défend les coupes budgétaires et les réformes de la coalition lors d'un débat houleux sur RTL
Le chancelier allemand Friedrich Merz a fait face à de vives critiques publiques concernant les économies dans le système de santé, les réductions des allocations parentales et la stabilité de la coalition, lors d'un débat télévisé à Berlin.
Confrontation sur les réductions dans le système de santé
Le chancelier allemand Friedrich Merz a été directement interrogé par le public lors d'un débat télévisé sur RTL intitulé « Am Tisch mit Friedrich Merz », animé par Pinar Atalay dans le studio de la chaîne à Berlin. Cette rencontre contrastait avec la retraite du gouvernement fédéral à Schloss Neuhardenberg plus tôt dans la semaine. Quatre citoyens – un pédiatre, un père, un entrepreneur et un pasteur – ont interpellé le chancelier sur ses décisions politiques. Bea Merscher, pédiatre de Basse-Saxe et mère célibataire, a attaqué le paquet d'économies sur l'assurance maladie légale, qualifiant la loi de destructrice et affirmant que le secteur connaît de graves tensions. Merscher a fait référence à la situation de millionnaire du chancelier et lui a demandé pourquoi il violait son serment constitutionnel. Merz a rejeté l'accusation comme une attaque personnelle injuste, a croisé les bras et a déclaré que Merscher elle-même bénéficie du système de santé. Il a maintenu que tous les acteurs du secteur de la santé, y compris les entreprises pharmaceutiques, doivent contribuer aux économies.
C'est une dégradation personnelle, cela va trop loin.
Congés maladie et conflits de politique familiale
Les discussions ont porté sur le retour du certificat médical obligatoire dès le premier jour de maladie, une mesure annoncée en juillet. Merscher, qui a lancé une pétition publique contre cette politique, a affirmé que la règle place les travailleurs sous suspicion généralisée de simuler une maladie. Merz a rétorqué que la législation rétablit la situation juridique d'avant la pandémie, où les associations sociales, les entreprises et les syndicats pouvaient convenir d'exceptions flexibles, tout en supprimant la règle temporaire du certificat médical par téléphone. Oliver Berndt, père de trois enfants dans le district de Cobourg en Bavière, a interpellé Merz au sujet des révisions de l'allocation parentale prévues par la ministre de la Famille Karin Prien. La proposition de Prien augmente légèrement les paiements mensuels mais réduit la durée maximale de perception de 14 à 12 mois, et à neuf mois pour les ménages à un seul revenu. Berndt a demandé si les nourrissons devraient entrer en crèche à neuf mois. Merz a répondu que les contraintes budgétaires limitent les dépenses, tout en notant les augmentations prévues des allocations familiales de base et des abattements fiscaux pour enfants.
- Maximum actuel
- 14 mois
- Maximum proposé
- 12 mois
- Séjour proposé pour parent isolé
- 9 mois
Gouvernance de la coalition et réforme des retraites
Matthias Kappis, ingénieur civil et entrepreneur, a exprimé sa frustration face à l'administration, arguant que les promesses non tenues poussent les électeurs vers les extrêmes politiques. Kappis a déclaré que l'Alternative pour l'Allemagne tire sa force des erreurs gouvernementales et a qualifié le cordon sanitaire politique de clivant, rappelant les propositions antérieures de Merz, comme une déclaration fiscale simplifiée. Abordant les faibles sondages de la coalition CDU-SPD, Merz a reconnu que les négociations prennent plus de temps que prévu, mais a souligné les premiers indicateurs économiques comme motifs d'optimisme. Merz a déclaré qu'il ne peut pas simplement ordonner la bonne humeur publique, ajoutant que sa priorité est de maintenir l'unité de son gouvernement pour obtenir des résultats pour le pays. Merz a contrasté son administration avec celle de son prédécesseur Olaf Scholz, affirmant que Scholz dirigeait un gouvernement qui avait cessé de le suivre et qui a finalement sombré. Merz a également défendu les réformes proposées des retraites, plaidant pour des périodes de transition pour la suppression de la retraite sans pénalité après 45 années de cotisation, tout en insistant sur le fait que l'orientation fondamentale de la législation reste ferme.
- Le gouvernement annonce le retour du certificat de maladie dès le premier jour
- Le cabinet fédéral se réunit en retraite fermée au château de Neuhardenberg
- RTL diffuse le débat citoyen « Am Tisch mit Friedrich Merz »


