
Merz promet un projet de loi sur les retraites d'ici la fin de l'année après la démission de sa ministre du Travail
Le chancelier Friedrich Merz a déclaré mardi 13 octobre 2026 devant les employeurs que le gouvernement devrait adopter un projet de loi sur les retraites cette année, avec un passage au Bundestag prévu au premier trimestre 2027. Cette promesse intervient un jour après la démission de sa ministre du Travail, et un nouveau ministre du Travail, Alexander Schweitzer (SPD), a été nommé l'après-midi même.
Calendrier de la réforme des retraites
Friedrich Merz a déclaré mardi 13 octobre 2026 devant le congrès des employeurs (Arbeitgebertag) de la Confédération des associations patronales allemandes (BDA), à Berlin, que le cabinet devrait adopter la réforme des retraites cette année afin qu'elle puisse être présentée immédiatement en première lecture au Bundestag. Le vote doit suivre au premier trimestre 2027, car la réforme doit aussi passer devant le Bundesrat et constitue un ensemble législatif relativement volumineux. Merz s'est dit confiant que la réforme serait en vigueur l'année prochaine. Il a indiqué que le gouvernement avait reçu les propositions de la commission retraites le 22 juin et qu'aucun projet de loi n'existait au 13 octobre, un délai qu'il a jugé trop long.
Nouveau ministre du Travail et textes en attente
Merz a précisé qu'Alexander Schweitzer (SPD), nommé ministre du Travail mardi après-midi, participerait à son premier conseil des ministres mercredi. Merz s'attend à ce que Schweitzer présente les projets de loi convenus au cabinet « le plus rapidement possible » et souhaite un texte coordonné au préalable avec les groupes parlementaires du Bundestag et les Länder. Merz a déclaré que si Schweitzer y parvenait cette année, il aurait fait son travail. Le ministère du Travail porte la réforme des retraites et une réforme du marché du travail convenue entre l'Union et le SPD. Merz a estimé que les nouvelles lois sur le marché du travail étaient elles aussi en retard et pouvaient être menées relativement rapidement.
Contenu de la réforme des retraites
Selon wnp.pl, la réforme s'appuie sur 33 recommandations de la commission gouvernementale présentées en juin. Elle ajouterait au système légal un pilier obligatoire à capitalisation, financé par une cotisation supplémentaire de 2 % des salaires, lierait l'âge de la retraite à l'espérance de vie moyenne après 2031 et supprimerait la retraite anticipée pour les personnes comptant 45 années de cotisations. Merz a déclaré que l'Allemagne avait au moins 30 ans de retard dans la réforme de son système de retraites et que les cotisations devraient augmenter temporairement pour tenir compte du changement démographique. Il a fait valoir qu'il n'était pas juste que des personnes en bonne santé et en forme partent à la retraite tôt, et que le système ne pouvait pas supporter que de moins en moins d'actifs financent des retraités toujours plus nombreux.
Les employeurs réclament de la rapidité
Le président des employeurs, Rainer Dulger, a demandé au gouvernement des réformes rapides et déclaré que la croissance exigeait « moins de bureaucratie, un travail plus flexible, des charges plus faibles et un État plus rapide et plus numérique ». Lors du congrès, il a remis à Merz un plan en 20 points de la BDA, selon lequel l'Allemagne a en partie perdu sa compétitivité-prix et n'exploite pas son potentiel économique « de loin ». Le plan cite comme priorités la réduction de la bureaucratie, la flexibilité du temps de travail et des « réformes structurelles des retraites, de la santé et de la dépendance ».
Merz sur les jeunes et l'économie
Merz a déclaré que les jeunes s'inquiétaient de l'avenir des systèmes sociaux et constataient qu'ils devaient payer des cotisations toujours plus élevées. « Si nous continuons dans la situation actuelle, le niveau des retraites baissera et les cotisations augmenteront. Aucun jeune ne peut l'accepter », a-t-il dit. Il a ajouté que « de petites corrections comme par le passé ne suffisent plus ». Sur l'économie, il a indiqué que l'économie allemande avait crû cette année et que les perspectives pour l'année prochaine étaient bonnes, mais que l'Allemagne devait s'attaquer à ses problèmes structurels. Merz a également déclaré qu'il n'avait pas l'intention de devenir le préféré de la nation et qu'il voulait remettre le pays sur la bonne voie.
Marché du travail et suppressions d'emplois
Money.pl, citant une enquête portant sur plus de 6 000 salariés, a rapporté que près de 5 millions de personnes avaient perdu leur emploi en Allemagne en cinq ans, la plupart des licenciements étant intervenus en 2024 et 2025. Merz a estimé que la protection contre le licenciement devait être assouplie et que les entreprises avaient besoin de plus de marge de manœuvre. Il a annoncé de nouvelles possibilités de contrats à durée déterminée. Les propositions de réforme sont impopulaires et les partenaires de coalition de Merz perdent du soutien dans les sondages, selon ces informations.


