
Le Nasdaq atteint un nouveau sommet et le pétrole tombe à 100 $ alors que Trump envisage des discussions avec l'Iran
Les indices boursiers américains ont grimpé lundi tandis que le pétrole brut a chuté à des plus bas de quatre semaines après l'annonce d'un possible contact diplomatique entre Washington et Téhéran à l'Assemblée générale de l'ONU.
La hausse de Wall Street portée par le secteur technologique
Les actions américaines ont progressé lundi 21 septembre 2026, soutenues par les gains des valeurs technologiques et une quatrième baisse consécutive des prix du pétrole brut. Le Nasdaq Composite a grimpé de 2,26 % pour clôturer à un sommet historique de 27 122,09 points, tandis que le S&P 500 a gagné 1,49 % à 7 764,70 points et le Dow Jones Industrial Average a ajouté 0,71 % pour atteindre 52 048,83 points. L'indice Russell 2000 des petites capitalisations a également augmenté de 0,59 % à 2 876,83 points. Les entreprises de semi-conducteurs et d'intelligence artificielle ont mené le mouvement haussier, Advanced Micro Devices gagnant jusqu'à 10 % au cours de la séance pour atteindre une capitalisation boursière de 1 000 milliards de dollars. Intel a grimpé de 11 %, Qualcomm a ajouté 8 % et Meta a gagné près de 12 % après le déploiement de son agent personnel d'IA Muse. Dans les acquisitions médiatiques, Warner Bros Discovery a gagné près de 11 % après des informations selon lesquelles Paramount Skydance aurait conclu un accord avec la Californie et d'autres États concernant son offre de rachat de 110 milliards de dollars, tandis que les actions de Paramount ont chuté de 2,94 %.
- Nasdaq Composite
- 2.26 %
- S&P 500
- 1.49 %
- Dow Jones Industrial
- 0.71 %
- Russell 2000
- 0.59 %
Les marchés de l'énergie s'apaisent grâce à des routes maritimes adaptatives
Les prix du pétrole brut de référence ont chuté à leurs plus bas niveaux de clôture depuis le 8 septembre en raison de l'apaisement des inquiétudes sur l'offre et des ajustements logistiques dans le golfe Persique. Les contrats à terme sur le Brent de novembre à l'ICE ont chuté de 3,4 % pour s'établir à 100,34 $ le baril, marquant une baisse de 7,7 % sur quatre séances consécutives. Le brut américain a chuté de 4 % pour s'établir juste au-dessus de 95 $ le baril, tandis que les prix européens du gaz naturel Dutch TTF ont baissé de 2,9 % à 77,20 € le mégawattheure. Les données sur le transport maritime ont montré que les producteurs d'énergie du golfe Persique s'adaptent aux risques sécuritaires dans le détroit d'Ormuz en élargissant les opérations de transfert de navire à navire dans le golfe d'Oman. Selon la société d'analyse énergétique Kpler, les transferts de navire à navire ont atteint en moyenne 2,5 millions de barils par jour en septembre, contre 1,4 million en août, contribuant à des volumes d'exportation maritime globaux du golfe Persique de 6,5 millions de barils par jour.
- Août 2026
- 1.4 M b/j
- Septembre 2026
- 2.5 M b/j
Possibilités diplomatiques avant l'Assemblée de l'ONU
Les mouvements de marché ont coïncidé avec des annonces diplomatiques avant l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Le président Donald Trump a déclaré dans une interview à Fox News lundi qu'il était ouvert à une rencontre avec le président iranien Massoud Pezechkian lors de la session de l'Assemblée. Arne Lohmann Rasmussen, analyste en chef chez A/S Global Risk Management, a commenté l'évolution de l'environnement des marchés de matières premières.
Peut-être que la plus grande pression exercée sur le marché pétrolier commence à s'affaiblir.
Cette ouverture diplomatique potentielle a fait suite à des hostilités de week-end, notamment des attaques de drones et de missiles lancées par les forces houthies soutenues par l'Iran contre l'Arabie saoudite. Le commandant du Commandement central américain, l'amiral Brad Cooper, a déclaré que les transits de pétrole et de gaz naturel liquéfié par le détroit d'Ormuz avaient atteint un sommet de six mois au cours des deux semaines précédentes. Parallèlement, des responsables américains et chinois ont fait état de discussions constructives sur l'intelligence artificielle et le commerce avant un prochain sommet bilatéral entre Trump et le président chinois Xi Jinping.
Les pressions économiques s'accentuent à Washington et Téhéran
Le conflit qui a débuté le 28 février 2026 continue d'exercer une pression économique sur les États-Unis et l'Iran. Un sondage Reuters/Ipsos de quatre jours achevé le 20 septembre a montré que la cote de popularité de Trump pour la gestion du coût de la vie est tombée à 32 %, avec une approbation globale de son travail à 35 %. Parmi les répondants républicains, 51 % désapprouvaient sa gestion du coût de la vie contre 44 % qui l'approuvaient. En Iran, l'inflation annuelle a atteint 69 % en août, tandis que la monnaie nationale s'est affaiblie à environ 2,3 millions de rials pour un dollar américain sur le marché libre, contre 1,5 million en janvier. Vivek Dhar, analyste matières premières à la Commonwealth Bank of Australia, a décrit la tension persistante sur les réserves énergétiques mondiales.
Nous estimons actuellement qu'il reste entre 5 et 10 semaines avant que les stocks mondiaux de pétrole brut et de produits pétroliers ne soient épuisés, alors qu'il y a deux semaines, les prévisions indiquaient une période de 15 à 20 semaines.
Les prévisions du Fonds monétaire international publiées en juillet projetaient que le produit intérieur brut de l'Iran se contracterait de 5,4 % sur l'ensemble de l'année.


